A21 – Serez-vous prêts pour l’enlèvement ?

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

La Bible nous enseigne que le Seigneur Jésus reviendra chercher Son Epouse, pour l’enlever dans les airs à Sa rencontre. Le Saint-Esprit, et la Parole de Dieu, nous montrent que cet événement extraordinaire est proche. L’enlèvement de l’Eglise sera soudain, et se produira, nous dit le Seigneur, au moment où nous n’y penserons pas. Nous pouvons avoir des convictions différentes sur l’époque et le moment de cet enlèvement. Mais ce n’est pas cela qui est important. Ce qui est important, essentiel, vital, c’est d’être prêt à partir, quel que soit le moment ! Etes-vous prêt ?

Nous voyons que, dans cette fin des temps, l’ennemi fait tout pour distraire les enfants de Dieu, et les empêcher d’être prêts pour l’enlèvement ! Même la doctrine d’un enlèvement physique des croyants est remise en cause ! Pourtant, aucune doctrine ne peut être plus solidement établie que la doctrine de l’enlèvement de l’Eglise !

Voici ce que le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples, juste avant Sa crucifixion :

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 1-3).

De son côté, l’apôtre Paul a reçu une claire révélation de l’enlèvement :

« Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Cor. 15 : 51-54).

« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thes. 4 : 13 – 5 : 9).

Dans ces passages capitaux, l’apôtre Paul dresse un tableau très clair de l’enlèvement.

  • L’enlèvement se produira soudainement, en un clin d’œil.
  • Ceux qui sont morts en Christ ressusciteront les premiers. Ce sont tous ceux qui auraient été prêts à être enlevés vivants, si l’enlèvement s’était produit pendant leur vie.
  • Ensuite, nous, les vivants, nous serons changés en un clin d’œil. Notre corps physique corruptible héritera l’immortalité. La puissance de mort qui réside dans nos membres sera enlevée, et nous passerons par une sorte de résurrection vivante, sans connaître la mort physique. L’emploi de l’adverbe « ensuite » montre qu’il y a une succession dans le temps, mais le contexte nous montre que cette succession d’événements doit être brève. La résurrection des morts est instantanée, et la transformation du corps des vivants s’effectue en une fraction de seconde.
  • Puis, les morts en Christ, qui viennent de ressusciter, et les vivants en Christ, qui viennent d’être transformés, seront enlevés ensemble sur les nuées, à la rencontre du Seigneur. Cela nous rappelle l’enlèvement du Seigneur Lui-même, quarante jours après Sa résurrection :

« Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1 : 9-11).

  • L’enlèvement se produira dans un contexte particulier : au moment où les hommes diront : « Paix et sûreté ! » Manifestement, il s’agit d’une période où les hommes sont sur le point de mettre en œuvre un système mondial devant leur assurer la paix et la sûreté. Il ne s’agit pas d’un contexte de guerre et de bouleversements mondiaux. C’est au contraire un contexte de « nuit, » pendant laquelle les gens « dorment » dans une fausse paix, sans se douter de la « ruine soudaine » qui les attend. La « ruine soudaine » dont parle Paul doit « surprendre » les habitants de la terre. Si l’enlèvement de l’Eglise se produisait donc pendant la Grande Tribulation, l’Eglise serait en train de traverser toutes sortes de bouleversements, et la terre ne serait pas surprise par une « ruine soudaine » ! Paul dit bien à la fin de ce passage que « Dieu ne nous a pas destinés à la colère, » et cette colère est celle des jugements finaux que Dieu déversera sur la terre au moment de la Grande Tribulation.

Il est donc clair, d’après ce passage, si l’on veut bien l’examiner honnêtement, que l’enlèvement va surprendre le monde entier. Mais Paul dit bien que les Chrétiens, en tant qu’enfants de lumière, ne seront pas surpris : « Vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. » Pourquoi les Chrétiens qui vont être enlevés ne seront-ils pas surpris ? Parce qu’ils sont prêts à partir à tout moment ! Même si l’enlèvement se produit au moment où ils n’y penseront pas, ils seront quand même prêts ! Exactement comme la femme enceinte est prête à accoucher à tout moment, même si elle ne sait pas avec précision le jour et l’heure de son accouchement ! Mais elle sait qu’elle est au terme de sa grossesse, et que l’accouchement peut venir d’un moment à l’autre ! Elle a tout préparé ! Elle est prête !

Par conséquent, même si on sait que le moment de l’enlèvement est proche, et même imminent, ce qui est important, ce n’est pas de connaître ce moment. Ce qui est important c’est d’être prêt à partir, quand ce moment va se produire !

Après l’enlèvement, quand l’Epouse sera partie, il sera trop tard pour se préparer ! Il ne sera pas trop tard pour se reprendre, et il sera toujours possible de garder son salut, mais ce sera au prix du martyre, et l’on aurait pu l’éviter !

Certains affirment que l’Eglise doit traverser la Grande Tribulation, pour être purifiée, et pour être trouvée digne de partir à la rencontre du Seigneur. C’est une conception erronée, qui ne tient absolument pas compte de la mentalité qui est celle de l’Epouse véritable de Christ ! L’Epouse de Christ n’a pas besoin de la Grande Tribulation pour se purifier et se préparer ! Elle se prépare par amour pour son Seigneur, pour Lui plaire !

Pouvez-vous imaginer une fiancée qui aurait besoin de passer par toutes sortes d’épreuves et de châtiments pour se préparer pour son mariage, parce qu’elle a vécu jusque-là dans le désordre et a négligé de se préparer ? Que diriez-vous d’une telle fiancée, et comment jugeriez-vous la qualité de son amour ? Une fiancée qui aime son futur époux se prépare activement, et n’a nullement besoin de passer par une tribulation pour se préparer !

En revanche, tous les Chrétiens qui ont négligé de se préparer, et qui resteront sur terre lors de l’enlèvement, devront effectivement se purifier au travers de la Grande Tribulation, en passant par le martyre et la mort. Mais ils ne feront que payer le prix très lourd de leur tiédeur et de leur négligence !

Bien-aimés, la véritable Epouse de Christ n’a pas besoin de tout cela ! Elle utilisera tout son temps pour se préparer activement ! Elle est prête ! Oui, l’Epouse de Jésus-Christ est déjà prête, si l’enlèvement devait se produire dans les minutes qui suivent !

Dieu, dans Sa grâce, nous permet de disposer encore d’un peu de temps pour nous préparer, si nous ne sommes pas encore prêts ! Et c’est l’objectif de cet article : permettre à tous les Chrétiens qui ne sont pas encore prêts de se préparer. Sachez que vous n’avez pas besoin d’une longue période de temps pour vous préparer ! Vous pourrez être prêt dans les minutes qui suivent, ou dans les heures qui suivent !

Quelles sont donc les conditions bibliques à remplir, pour être prêt pour l’enlèvement ? Elles sont simples à comprendre, et simples à satisfaire ! Le Seigneur n’a pas prévu des choses compliquées. Mais Il exige l’obéissance et la foi ! Tout ce qu’Il nous demande de faire, nous devons le faire dans l’obéissance de l’amour, et par la foi !

Pour être certains d’être enlevés, nous devons remplir les conditions suivantes :

  • Nous devons nous repentir de tous nos péchés, et accepter Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur.
  • Nous devons passer par une nouvelle naissance spirituelle.
  • Nous devons passer par le baptême d’eau chrétien.
  • Nous devons être baptisés du Saint-Esprit.
  • Nous devons marcher dans la sanctification.

1. Nous devons nous repentir de tous nos péchés, et accepter Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur.

Cela signifie que nous nous sommes reconnus pécheurs devant Dieu, grâce à l’action du Saint-Esprit dans nos cœurs. Nous avons ensuite reconnu que Jésus, le Fils de Dieu, S’est incarné dans la chair pour venir mourir sur la croix pour nous, afin d’expier tous nos péchés. Le sang qu’Il a versé à la croix est suffisant pour effacer tous nos péchés !

Il est important de bien comprendre que nous ne serons pas sauvés parce que nous aurons accompli beaucoup de bonnes œuvres ou d’actions justes. Dieu aime que nous fassions des œuvres justes et bonnes, mais elles ne peuvent pas nous sauver. Sinon, si elles pouvaient nous sauver, le Seigneur Jésus n’aurait pas eu besoin de souffrir la croix !

En revanche, une fois que nous sommes pardonnés et sauvés, le Saint-Esprit nous permet d’accomplir des œuvres justes, qui prouvent que nous sommes sauvés.

2. Nous devons passer par une nouvelle naissance spirituelle.

Par la repentance et la foi en Jésus, Dieu nous fait passer par une nouvelle naissance spirituelle. Notre esprit passe par une nouvelle création. Nous recevons un esprit entièrement saint et pur, qui fait de nous des fils et des filles de Dieu.

Sans cette nouvelle naissance spirituelle, il n’y a point de salut ! Jésus l’a dit à Nicodème :

« Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3 : 3-7).

Il faut que vous naissiez de nouveau ! Il s’agit d’une absolue nécessité ! Et c’est Dieu Lui-même qui nous fait naître de nouveau ! Notre part, c’est de nous repentir de nos péchés et de recevoir le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître !

3. Nous devons passer par le baptême d’eau chrétien.

Jésus a dit :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 : 19-20).

« Baptizô » est un verbe grec qui signifie « plonger, immerger. » Nous savons, par les Evangiles, que les baptêmes chrétiens se faisaient toujours par l’immersion complète de ceux qui venaient de se repentir et d’accepter Jésus comme leur Sauveur.

Les nouveaux convertis étaient baptisés sur le champ, dans l’heure qui suivait leur conversion. Il fallait, bien entendu, qu’il y ait assez d’eau à proximité pour immerger complètement les nouveaux convertis. Mais, même dans un pays assez désertique comme Israël, c’était une chose assez facile à faire. Il y avait toujours assez d’eau à proximité.

Pourquoi le baptême se faisait-il par immersion ? Parce qu’il représente une mort et une résurrection. Le nouveau converti est mort, en Christ, à toute sa vie de péché passée. Et, toujours en Christ, il renaît à une vie nouvelle. C’est ce que Paul enseigne dans ses épîtres :

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses » (Col. 2 : 11-13).

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6 : 3-11).

Ainsi, le baptême chrétien, selon l’ordre du Seigneur Lui-même, doit être une immersion complète de quelqu’un qui s’est repenti d’abord de ses péchés, et qui a reconnu Jésus-Christ comme son Sauveur et Maître. Et cette immersion doit être faite « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Certains affirment que le vrai baptême chrétien doit être fait, non pas au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais au nom de Jésus. Ils se servent du Livre des Actes des Apôtres pour appuyer leur enseignement. Ils considèrent que le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, est un baptême idolâtre et apostat, issu de la tradition Catholique, et que le seul vrai baptême est le baptême au nom de Jésus. Ils exigent même de refaire tout baptême qui n’aurait pas été fait au nom de Jésus.

Bien-aimés, il s’agit d’un mensonge et d’une séduction ! Et il est facile de le prouver par la Parole du Seigneur !

Examinons la pratique de l’Eglise primitive, dans le Livre des Actes des apôtres. Il n’y a, dans tout le Livre des Actes, que quatre passages qui associent le baptême au nom du Seigneur Jésus-Christ. Mais la formulation n’est pas la même dans ces quatre cas :

« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2 : 38).

« Car il (le Saint-Esprit) n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus » (Actes 8 : 16).

« Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur » (Actes 10 : 48).

« Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus » (Actes 19 : 5).

Nous voyons immédiatement que les nouveaux convertis ont pu être baptisés :

  • Au nom de Jésus-Christ.
  • Au nom du Seigneur Jésus.
  • Au nom du Seigneur.

Nous savons que le nom du Seigneur est Jésus. Mais ceux qui insistent sur la nécessité d’employer le nom de Jésus au moment du baptême pourraient quand même se poser la question de savoir si un baptême « au nom du Seigneur, » simplement, pourrait être valable, même si le nom de Jésus n’est pas effectivement prononcé, comme dans Actes 10 : 48. Les puristes insistent pour que l’on précise à quel « Jésus » on fait allusion, étant donné qu’il existe une foule de « Jésus » qui ne sont pas le Messie ! Pour être certains qu’il s’agit du seul véritable Jésus, ils baptisent donc « au nom du Seigneur Jésus-Christ, » selon une formule qui ferait ainsi la synthèse des quatre versets.

Nous voyons où peuvent conduire ces disputes de mots autour de la « formule » du baptême !

Il est facile de résoudre le problème si l’on revient d’une part aux propres paroles du Seigneur Jésus, et si, d’autre part, on comprend ce que signifie l’expression « au nom de… »

Dans Matthieu 28 : 20, le Seigneur Jésus a clairement dit que nous devons baptiser « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » A partir de là, pourquoi discuter ? Les paroles du Seigneur Lui-même sont assez claires, et nous devons tout simplement Lui obéir !

Les apôtres et les disciples des Actes baptisaient donc tous « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ! Et tous ceux qu’ils baptisaient venaient d’accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur, et faisaient donc référence à sa Personne et à Son nom en se faisant baptiser.

Par ailleurs, quand il est dit que nous faisons quelque chose « au nom de » quelqu’un, cela signifie que nous faisons cette chose « de la part de, » « à la place de, » ou « en considération de » ce quelqu’un auquel nous faisons référence !

On « agit au nom de » quelqu’un, ou « au nom de la Loi, » ou « au nom » d’une autorité que l’on représente ! Ainsi, baptiser « au nom de Jésus » ne signifie pas que l’on emploie nécessairement la formule « au nom de Jésus, » mais cela signifie que l’on baptise « à la place de Jésus, » « en faisant référence à Jésus, » « en considération de Jésus, » « en invoquant Jésus, » c’est-à-dire, tout simplement, en faisant référence à la Personne de Jésus, et en faisant les choses comme Il les a demandées !

Ainsi, le vrai « baptême au nom de Jésus, » ou « au nom du Seigneur Jésus, » c’est un baptême par immersion qui est effectué en invoquant le Seigneur Jésus comme son Sauveur et Maître, et en baptisant, comme le Seigneur l’a demandé Lui-même, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

N’écoutez donc pas ceux qui veulent vous faire refaire votre baptême chrétien, sous prétexte que vous n’avez pas été baptisés en employant la formule « au nom de Jésus » ! Souvent, ceux qui vous obligent ainsi, sont des disciples de William Branham, ou des disciples d’une dénomination qui ne reconnaît pas le Dieu unique éternellement manifesté en trois Personnes distinctes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

William Branham était un évangéliste qui avait très bien commencé, mais qui a très mal fini. Il a voulu se lancer dans un ministère d’enseignant, ce qui n’était pas son appel, et a fini par enseigner de fausses doctrines.

Dans sa prière sacerdotale, le Seigneur Jésus dit :

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 14 : 20-21).

Le Seigneur Jésus prie Dieu Son Père, pour que tous les Chrétiens soient UN, comme Lui est UN avec Son Père ! Manifestement, tous les Chrétiens forment des personnes distinctes. Ils ne forment pas qu’une seule personne collective ! Toutefois, ils doivent être, en esprit, UN comme Dieu le Père est UN avec Son Fils, et sans doute aussi avec le Saint-Esprit !

Nous devons accepter ce mystère, et le croire, tout simplement, sans chercher à le comprendre. Un jour, nous comprendrons. Pour le moment, notre intelligence est encore trop limitée pour sonder ces profondeurs ! Mais nous avons confiance que le Seigneur nous révélera un jour toutes choses !

Il était important d’expliquer tout cela concernant le baptême, car trop de doctrines diverses et étrangères troublent les Chrétiens.

Toujours est-il que si vous avez été baptisé d’un baptême qui ne respecte pas les critères bibliques, votre baptême est nul et non avenu, et vous devez immédiatement vous faire baptiser comme le Seigneur le demande.

Nous pouvons donner l’exemple du baptême catholique, qui est un baptême de bébé non consentant, et qui, en outre, n’a pas été fait par immersion. Ce baptême n’a aucune valeur devant le Seigneur. Si vous avez été baptisé de cette manière, vous devez aller trouver un Chrétien né de nouveau, et lui-même baptisé, et lui demander de vous baptiser comme le Seigneur le demande.

Nous pouvons aussi citer les baptêmes d’enfants ou de bébés effectués dans certaines églises protestantes, Réformées ou Luthériennes. Ils n’ont pas été faits comme le Seigneur le demande, et doivent être, non pas « refaits, » puisqu’ils sont nuls, mais effectués sans tarder, dans l’obéissance aux ordres du Seigneur.

Certains affirment que l’acte lui-même du baptême n’est pas important, ni la forme, ni la formule du baptême, mais que seule la foi compte. Il est vrai que le baptême seul ne sauve pas. Nous sommes sauvés par la foi en Jésus-Christ. Mais nous devons obéir aux ordres du Seigneur. Si nous nous engageons à suivre le Seigneur et à Lui obéir, et que nous commençons à désobéir au premier ordre qu’Il nous donne, concernant le baptême, quelle est donc la valeur de notre obéissance ?

L’Epouse est soumise à Son Seigneur en toutes choses ! Nous devons marcher selon la lumière que nous avons reçue, mais cette lumière doit être conforme à la Lumière de l’Evangile.

C’est pour cette raison que certains Chrétiens, qui se sont pourtant repentis de leurs péchés, et qui ont accepté le Seigneur comme leur Sauveur, mais qui n’ont pas été baptisés par immersion, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ne peuvent pas prétendre faire partie de l’Epouse de Christ, car ils n’ont pas obéi au Seigneur sur le plan du baptême, par ignorance ou incrédulité. Ils seront sauvés par leur foi en Christ, mais ils ne peuvent pas prétendre faire partie de l’Epouse fidèle.

En conclusion, nous pouvons aussi ajouter que ceux qui sont passés par un baptême par immersion, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais qui leur a été administré dans une secte « chrétienne, » comme les Témoins de Jéhovah ou les Mormons, ne peuvent pas considérer ce baptême comme valable, une fois qu’ils sont sortis de cette secte. Car ils n’ont pas été baptisés dans la pleine vérité de l’enseignement de la Bible. Ils ont été baptisés au nom d’un autre Jésus que le Jésus de la Bible. Ils ont été baptisés non pas pour « entrer en Christ, » mais pour « entrer dans un mouvement, » hors duquel il est enseigné qu’il n’y a point de salut. Ils doivent donc faire un nouveau baptême en confessant la Vérité.

4. Nous devons être baptisés du Saint-Esprit.

Bien-aimés, il ne s’agit pas d’une option ! Il s’agit d’un ordre clair du Seigneur à Son Eglise ! Peut-on imaginer une Epouse pure, sans ride, ni tache, ni rien de semblable, qui ne serait pas baptisée du Saint-Esprit ?

Voici ce que, selon Luc, le Seigneur Jésus a ordonné à Ses disciples, peu avant Son Ascension :

« Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis. Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux » (Actes 1 : 1-9).

C’est le Seigneur Lui-même qui emploie cette expression : « Vous serez baptisés du Saint-Esprit. »

Le Seigneur a donné Ses ordres à Ses disciples, par le Saint-Esprit. Ces ordres étaient clairs : « Ne bougez surtout pas de Jérusalem, tant que vous n’aurez pas été baptisés du Saint-Esprit ! Attendez ! Dans quelques jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit ! Ensuite, vous serez mes témoins … jusqu’aux extrémités de la terre ! »

Ce sont même les toutes dernières paroles prononcées par le Seigneur Jésus, avant de Se séparer de Ses disciples. On mesure l’importance de ces paroles !

Si nous voulons être des témoins de Jésus, mais sans être baptisés du Saint-Esprit, nous désobéissons à Ses ordres, et nous ne ferons rien de bon aux yeux du Seigneur !

L’Eglise primitive avait donc parfaitement compris l’importance capitale d’être baptisé de l’Esprit, et attachait la plus haute importance à ce que TOUS les disciples soient baptisés du Saint-Esprit dès le début de leur conversion, en tout cas, immédiatement après avoir été baptisés d’eau par immersion ! Certains ont même été baptisés du Saint-Esprit avant d’être baptisé d’eau. En outre, tous ceux qui étaient baptisés du Saint-Esprit devaient l’être comme les disciples l’avaient eux-mêmes été le jour de la Pentecôte.

Voici de quelle manière l’apôtre Pierre raconte ce qui s’était passé dans la maison du centenier Corneille :

« Lorsque je me fus mis à parler, le Saint-Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d’eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, pouvais-je, moi, m’opposer à Dieu ? Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11 : 15-18).

Comment Pierre s’est-il rendu compte que le Saint-Esprit était descendu sur Corneille et sa famille, « comme sur nous au commencement » ?

« Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit : Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? » (Actes 10 : 45-47).

Une étude attentive et honnête des Actes des Apôtres nous montre que les disciples n’étaient pas automatiquement baptisés du Saint-Esprit après leur conversion à Jésus-Christ. Nous pouvons le voir dans les deux passages suivants :

« Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser. Simon lui-même crut, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qui s’opéraient. Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit » (Actes 8 : 12-17).

Ceux qui ont répondu à la prédication de Philippe crurent, et furent baptisés. Ils ont donc reçu le pardon de leurs péchés et la nouvelle naissance en Jésus. Mais ils n’avaient pas encore « reçu » le Saint-Esprit, au sens où Jésus le dit Lui-même, c’est-à-dire au sens du baptême du Saint-Esprit. Mais les apôtres sont venus voir si tout se faisait conformément aux ordres du Seigneur. Ils se sont rendu compte qu’il manquait à ces nouveaux disciples une chose capitale : le baptême du Saint-Esprit. Ils leur ont imposé les mains, et ils ont tous reçu le Saint-Esprit.

L’imposition des mains n’est pas indispensable, mais elle peut être employée pour recevoir le baptême de l’Esprit.

Plus tard, Paul rencontra quelques disciples à Ephèse :

« Il leur dit : Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint-Esprit. Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean. Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient. Ils étaient en tout environ douze hommes » (Actes 19 : 2-7).

Paul connaissait les ordres du Seigneur Jésus, et sa première question est sans équivoque : « Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru (en Jésus) ? » Il parlait du baptême du Saint-Esprit. Tous les disciples de Jésus naissent de nouveau par l’Esprit, mais tous ne sont pas baptisés du Saint-Esprit. Rappelons-nous ce qui s’était passé le jour de la Pentecôte :

« Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2 : 3-4).

Si le Saint-Esprit est descendu sur eux, c’est pour qu’ils soient remplis de l’Esprit ! Et ils ont tous été remplis ! Ils aspiraient ardemment à être remplis. Ils attendaient ce moment depuis dix jours ! Les autres disciples, qui n’avaient pas attendu dans la chambre haute, n’ont pas été remplis ce jour-là, car ils étaient absents. Ils n’avaient pas soif ! Etre baptisé de l’Esprit est donc la même chose qu’être rempli de l’Esprit !

Nous comprenons donc pour quelle raison les Chrétiens qui se convertissent à Christ ne sont pas automatiquement remplis de l’Esprit, ou baptisés de l’Esprit. Car, pour être rempli de l’Esprit, il faut le désirer, et le demander au Seigneur. Le Seigneur ne remplira pas de Son précieux Esprit ceux qui ne le désirent pas !

Seules deux conditions bibliques sont donc nécessaires pour être baptisé de l’Esprit :

  • Dieu donne Son Esprit à ceux qui Le Lui demandent : « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11 : 13). Dieu désire nous donner Son Esprit, mais nous devons Le Lui demander. Dès que nous Le Lui demandons, Dieu nous Le donne.
  • Dieu donne Son Esprit à ceux qui Lui obéissent : « Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent » (Actes 5 : 31-32). On ne peut pas désirer être rempli du Saint-Esprit simplement pour le fait d’être rempli ! Nous désirons être remplis, parce que nous voulons obéir au Seigneur, Le connaître, connaître Sa Parole, porter le fruit de l’Esprit, exercer les dons de l’Esprit, et être conduit par Son Esprit. Pour cela, nous devons être remplis ! Le fait de demander à Dieu d’être rempli de l’Esprit est une condition nécessaire pour marcher par l’Esprit. Mais ce n’est pas une condition suffisante. Nous devons aussi avoir dans notre cœur le désir profond d’être remplis de l’Esprit, afin d’obéir au Seigneur.

Si nous remplissons ces deux conditions simples, Dieu nous remplira de Son Esprit, dès que nous Le Lui demanderons ! Nous ne devons pas nous attendre à ressentir quelque chose, mais nous devons croire que Dieu nous a entendus, et nous a accordé ce que nous Lui avons demandé !

Nous voyons dans les Actes des Apôtres que tous ceux qui ont été baptisés du Saint-Esprit ont aussi parlé en langues et prophétisé. Cela signifie donc que tous ceux qui ont été baptisés du Saint-Esprit ont nécessairement reçu aussi la capacité de parler en langues, sous l’inspiration du Saint-Esprit. Mais ils doivent exercer cette capacité par la foi, sinon elle ne se manifestera pas !

Tous ceux qui parlent en langues savent qu’ils peuvent parler en langues quand ils le veulent, et s’arrêter quand ils le veulent. Ce n’est pas eux qui contrôlent l’inspiration des langues, mais ils peuvent contrôler les moments où ils décident de parler et de se taire. C’est en cela que notre foi et notre liberté peuvent s’exercer. Jésus a bien dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues » (Marc 16 : 16-17).

Pour parler en langues, il faut donc croire ! Le parler en langues est le signe visible que l’on a été baptisé du Saint-Esprit, mais il faut avoir la foi pour manifester ce signe visible, dans la confiance que c’est bien le Saint-Esprit qui manifeste ce signe, ou ce miracle. Comme pour tout miracle, il y a une promesse de Dieu et une action du Saint-Esprit, mais il y a aussi l’acte de foi que nous accomplissons en nous appuyant sur la Parole de Dieu.

Nous constatons que tous les premiers disciples ont été baptisés du Saint-Esprit, selon l’ordre du Seigneur. Nous constatons qu’ils ont toujours parlé en langues et prophétisé, quand ils ont été baptisés du Saint-Esprit. Et nous constatons qu’ils l’ont fait par la foi, sans être contraints par le Seigneur. Faisons donc de même : demandons au Seigneur de nous remplir de Son Esprit, et Il le fera aussitôt, s’Il voit que nous voulons honnêtement Lui obéir. Ensuite, si nous croyons que nous avons reçu ce que nous avons demandé, nous mettons notre foi en action, nous ouvrons la bouche, et Dieu la remplira, si nous croyons que ce que nous disons est réellement inspiré par le Saint-Esprit.

Normalement, nous devons donc être remplis de l’Esprit avant de parler en langues, et le parler en langues doit suivre, si nous croyons que nous sommes remplis de l’Esprit, et si nous croyons que tous ceux qui sont remplis de l’Esprit ont la capacité de parler en langues, selon l’inspiration que le Saint-Esprit donne. Mais, si nous ne croyons pas que nous possédons cette capacité, Dieu va bien nous remplir de Son Esprit, mais nous n’aurons pas la foi suffisante pour commencer à parler en langues. Nous aurons bien la capacité, mais nous ne l’utiliserons pas.  Et nous ne pourrons pas bénéficier du puissant moyen d’édification personnelle que représente le parler en langues inspiré par le Saint-Esprit !

Les choses de Dieu sont très simples. Jacques nous dit bien, en parlant de ceux qui demandent la sagesse au Seigneur : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies » (Jacques 1 : 5-8).

Pourquoi douter que Dieu veuille nous remplir de Son Esprit et nous donner de parler de nouvelles langues, quand le Seigneur Jésus nous affirme que le fait de parler de nouvelles langues doit accompagner ceux qui auront cru, tout comme le pouvoir de chasser les démons en Son nom, ou de guérir les malades en Son Nom ! Que le Seigneur nous éclaire, et pardonne notre incrédulité !

Tout jeune converti baptisé d’eau peut, et doit être rempli de l’Esprit dès qu’il le demande, dès le début de sa vie chrétienne. Cela ne signifie pas qu’il sera immédiatement un Chrétien hautement spirituel, capable de marcher aussitôt par l’Esprit. Mais cela signifie qu’il possèdera dès le début tout l’équipement que le Seigneur a prévu pour lui, pour qu’il puisse apprendre tout ce qu’il doit apprendre, et progresser à la bonne allure spirituelle !

Il faut le dire et le répéter : être rempli du Saint-Esprit, ou baptisé du Saint-Esprit, est la chose la plus facile au monde à obtenir, quand on le désire vraiment, pour obéir au Seigneur ! Dieu désire nous remplir de Son Esprit, bien plus que nous désirons être remplis !

Le Seigneur pourrait-Il nous donner l’ordre de ne pas bouger, tant que nous ne sommes pas remplis de Son Esprit, si Lui-même ne désirait pas ardemment nous baptiser ?

Tous ceux qui n’ont pas la certitude d’être baptisés du Saint-Esprit, et qui lisent ces lignes, peuvent être remplis de l’Esprit dès maintenant ! Il vous suffit de vous tourner vers notre Père Céleste, et de Lui dire : « Père, je désire être rempli de Ton Esprit ! Je veux T’obéir ! Je Te demande de me remplir de Ton Esprit maintenant ! Au nom de Jésus ! Amen ! » Et le Seigneur, qui est fidèle à Sa Parole, vous remplira aussitôt ! Mais Il vous demandera de croire que vous avez bien été remplis, que vous ressentiez quelque chose ou non !

Nous ne devons pas croire en fonction de ce que nous ressentons, mais nous devons croire en fonction de ce que Dieu nous dit et nous promet dans Sa Parole ! Jésus a dit :

« Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11 : 23-24).

Si tu ne doutes pas dans ton cœur, tu seras donc rempli de l’Esprit dès que tu auras prié ! Et tu verras se manifester tous les fruits et les conséquences de ce baptême de l’Esprit !

Il faut aussi ajouter, en conclusion, que le baptême de l’Esprit est bien une expérience initiale, mais qu’il est aussi une progression constante. Le Saint-Esprit remplit en nous tout ce qu’Il peut remplir, ou tout ce que nous Lui donnons à remplir. Mais Il veut nous remplir de plus en plus, à mesure que nous élargissons nos limites, et que nous nous purifions de tout ce qui doit être « évacué » de nos vies, pour laisser cette place disponible au Saint-Esprit ! Nous ne pouvons pas rester à un niveau stagnant, mais il nous faut désirer être toujours plus remplis de l’Esprit ! Et le Seigneur nous remplira toujours plus, jusqu’à toute la plénitude de Dieu !

« A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Ephésiens 3 : 14-19).

Oui, bien-aimés, c’est la volonté de notre Dieu de nous remplir de toute sa plénitude ! Est-ce aussi notre volonté ?

5. Nous devons marcher dans la sanctification.

Rappelons que l’être humain est composé de l’esprit, de l’âme et du corps physique. Notre esprit est notre « homme intérieur » profond, notre véritable nature. C’est lui seul qui passe par la nouvelle naissance à notre conversion, et qui devient « l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4 : 24). Notre esprit est donc déjà saint, pur et parfait. Il n’a pas besoin d’être sanctifié. Il peut être souillé si nous péchons, ou si nous laissons la chair nous contrôler, mais il est pur dans sa nature profonde, et sera purifié de toute souillure, par le sang de Jésus, quand nous confessons nos péchés.

Notre âme est notre être conscient ordinaire, où se manifestent des pensées, des sentiments et des volontés, qui peuvent provenir soit de l’esprit, soit de la chair. La chair est une puissance de péché qui demeure dans nos membres physiques.

La sanctification consiste à identifier, à la lumière du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu, toutes les influences qui proviennent de la chair, et qui peuvent encore nous contrôler au niveau de notre âme et de notre corps, à les éliminer, et à les remplacer par toutes les influences qui proviennent de l’esprit.

Ainsi, à mesure que nous nous sanctifions, notre âme et notre corps peuvent devenir des instruments de plus en plus efficaces entre les mains du Seigneur et de l’esprit. Dans cette mesure aussi, notre « homme intérieur, » qui est créé à l’image du Seigneur Jésus, pourra de plus en plus se manifester dans notre vie pratique, et manifester le Seigneur Jésus.

Cette œuvre de sanctification est absolument nécessaire. Un Chrétien né de nouveau ne peut que désirer profondément se sanctifier, par amour pour son Seigneur, qui S’est fait Lui-même sanctification pour nous.

« Or, c’est par lui (Dieu) que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption » (1 Cor. 1 : 30).

C’est en gardant les yeux fixés sur Jésus que nous pouvons recevoir, par la foi, tout ce qu’Il a accompli pour nous. Le Seigneur a mis à notre disposition tout ce qu’il nous faut pour nous sanctifier. Nous sommes donc coupables, si nous refusons de nous sanctifier.

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12 : 14).

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification » (1Thes. 4 : 3-7).

Ne touchons pas à ce qui est impur ! Purifions-nous aussitôt quand nous avons été souillés ! Le Seigneur est toujours prêt à nous faire grâce, mais nous ne devons pas demeurer dans notre souillure, quand nous avons réalisé que nous nous sommes souillés.

Marcher dans la sanctification, ce n’est pas autre chose que marcher avec une conscience claire devant Dieu, une conscience constamment purifiée par le sang de Jésus. Marcher dans la sanctification, c’est toujours marcher dans la lumière que nous avons reçue, conformément à la Parole de Dieu. C’est marcher par la foi, avec conviction. C’est ne jamais vivre consciemment dans un péché connu de nous, que nous ne voudrions pas confesser et abandonner.

Il se peut que nous connaissions des échecs et des manquements dans notre vie chrétienne. Mais nous devons toujours les reconnaître au plus vite devant le Seigneur, et toujours invoquer Sa grâce, pour nous relever et repartir avec Lui.

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1 : 9). Le mot grec traduit par « péché » peut aussi être traduit par « erreur, faute, échec. » Si nous reconnaissons humblement nos erreurs, nos fautes, nos échecs et nos péchés devant Dieu, le sang de Jésus nous purifie en permanence de tout péché !

La marche dans la sanctification implique dans notre cœur le désir profond de plaire au Seigneur et de Lui obéir, non pas par nos propres forces, mais par la puissance de Son Esprit. C’est nous qui voulons obéir, et qui décidons fermement d’obéir, mais, en même temps, nous ne comptons pas sur nos propres forces pour obéir. Nous comptons sur les forces que nous donne le Seigneur, et c’est pour cela qu’Il veut nous remplir de Son Esprit.

Nous pouvons avoir des chutes et des manquements, mais nous devons toujours les reconnaître, et être décidés à apprendre à crucifier notre chair et à marcher par l’esprit. Notre Seigneur est parfaitement disposé, dans Sa grâce, à nous apprendre cela et, si nous sommes bien disposés, nous aurons la victoire concrète sur le péché et la chair ! Nous porterons de plus en plus le bon fruit de l’Esprit, qui est la manifestation du caractère même de Jésus, et nous avancerons toujours plus sur le chemin de la sanctification.

Voici, bien-aimés, les quelques conditions simples que nous devons remplir, si nous voulons être prêts à être enlevés, quand le Seigneur reviendra nous chercher ! Si vous étudiez honnêtement ces conditions, vous ne pourrez que constater qu’elles ne sont pas compliquées à remplir. Elles sont même tellement simples que la plupart d’entre vous pourraient les remplir en très peu de temps, si vous le désirez !

Ne perdez pas le temps précieux qui nous reste avant le retour du Seigneur ! Hâtez-vous de remplir toutes ces conditions ! Jésus revient bientôt ! Pour ce qui vous reste à vivre, et pour l’éternité, vous ne le regretterez jamais ! Vous réjouirez le cœur de notre Seigneur, et vous échapperez aussi aux horreurs de l’Apocalypse ! Que le Seigneur vous persuade Lui-même, et vous donne de pouvoir remplir toutes ces conditions au plus vite, afin que vous puissiez Le servir plus efficacement d’ici à Son retour, et pour qu’Il puisse aussi Se servir de vous plus efficacement jusqu’à la fin, pour Sa gloire !

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4 commentaires pour A21 – Serez-vous prêts pour l’enlèvement ?

  1. Claire78 dit :

    Merci ma chère Flo pour nous avoir mis cet enseignement !
    Je suis contente de voir la définition de la sanctification, ça me réconforte en me disant que je suis sur la bonne voie, même si la chair a souillé mon esprit, qui heureusement est lavé par le sang précieux de notre Jésus mort pour nous, quelle grâce ! nous avons juste saisir cette victoire par la foi !
    Sois bénie ma Chère Soeur.

  2. Flo dit :

    Chère Claire,
    Sois pleinement assurée que tu es en effet sur la bonne voie tant que tu désires suivre Jésus en Esprit et en Vérité (porter ta croix en marchant par l’Esprit comme tu le fais).
    Ta chair ne peut pas souiller ton esprit, car celui-ci est régénéré en Jésus-Christ et il est dans les lieux célestes à présent. Mais le péché qui demeure dans tes membres charnels peut encore « te jouer des tours » de temps à autre. Alors, comme tu l’as dis, le sang de Jésus vient laver celui-ci s’il arrive qu’il paraisse pour encore un peu de temps. Dans ce cas, repens-toi sincèrement dès que le Saint-Esprit t’insufflera de le faire, et crois, dès que tu l’as fais devant ton Père céleste, que le pardon t’es donné immédiatement, afin de ne pas rester ancrée dans la culpabilité par un mensonge supplémentaire de la chair.
    Tu as compris l’essentiel à savoir qu’il te faut saisir toutes les promesses de Dieu par la foi, alléluia ! Que cette dernière te soit donnée en puissance et que ta croissance spirituelle soit ainsi affermie pour la Gloire de Dieu, amen !
    Je te béni et t’embrasse tendrement, dans l’amour de Jésus, Flo.

  3. Claire78 dit :

    En fait je me basais sur ce qui est dit plus haut « Notre esprit est donc déjà saint, pur et parfait. Il n’a pas besoin d’être sanctifié. Il peut être souillé si nous péchons, ou si nous laissons la chair nous contrôler, mais il est pur dans sa nature profonde, et sera purifié de toute souillure, par le sang de Jésus, quand nous confessons nos péchés. »
    je sais que j’ai encore du chemin à parcourir en peu de temps, et que les pas de foi sont parfois difficiles, comme un petit enfant qui apprend à marcher, puis à courir, quand il tombe ça fait encore plus mal, mais il se relève toujours pour continuer et avance encore plus vite, je me vois ainsi !
    Encore merci ma Chère Flo, sois bénie

  4. Flo dit :

    Amen Claire !
    Tu as saisi l’essentiel, maintenant prends courage et persévères, ta récompense est aux cieux.
    Ici tu as le Saint-Esprit et tes amis fidèles en Jésus pour t’aider à tenir ferme, c’est merveilleux, tu ne seras plus jamais seule dans tes épreuves et nous serons réunies aussi pour la Gloire à venir, alléluia !
    Bises, Flo.

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