A54 – L’idolatrie dans l’église. (La trompette)

Dieu permet-Il que l’on fasse des représentations de Jésus, sous forme d’images ou de films ?

Article de : Richard Bennett et Randall Paquette
Source: http://www.bereanbeacon.org

 Partout, les prédicateurs et les membres des églises sont unanimes pour louer d’une même voix le film « La Passion du Christ » de Mel Gibson. De toute évidence, de nombreux chrétiens sont prêts à accepter des films mettant en scène « le Christ » (et même un film conforme à la tradition catholique). La question que nous devons poser est la suivante : Dieu permet-Il que l’on fasse des représentations de Jésus, sous forme d’images ou de films ?

Pas de réveil en-dehors du véritable Evangile et d’une juste colère contre les images

                Le compromis manifesté par l’accord « Evangéliques et Catholiques Ensemble » (ECT) signé en 1994, continue de répandre la confusion et la séduction. Beaucoup d’églises l’ayant cautionné, de nombreux groupes évangéliques en sont arrivés à croire qu’aucune différence essentielle ne sépare le catholicisme du christianisme biblique. « La Passion », ce film spectaculaire, entretient ce même mensonge. Dans le camp évangélique, les églises qui se veulent « sensibles aux âmes en recherche » ont tout loisir de faire le jeu de la chair sans se voir remettre en cause. Leurs bancs sont remplis de gens non régénérés, et dans la chaire, c’est le silence. La conviction de péché est absente, car l’Evangile n’est pas annoncé. On a prêché et recherché le réveil, on a prié pour l’obtenir, et il demeure lointain. Il est écrit dans Esaïe 26:18 : « Nous avons conçu, nous avons souffert, et quand nous enfantons, ce n’est que du vent : nous n’avons pas produit d’actes salutaires pour la terre, et les habitants du monde ne sont pas tombés ! » Dans le sol d’un « autre Evangile », aucun réveil ne peut germer ! Dans le temple des images et des tableaux, il ne peut y avoir de renouvellement ! De Moïse à Osée, ceux qui ont cherché à rendre la vie à l’esprit de la nation, ceux qui avaient à cœur de revenir au culte véritable de Dieu ont condamné les images. Or le Nouveau Testament ne justifie pas ce qui était condamné dans l’Ancienne Alliance au sujet des images (1). Les grands réveils de l’histoire du christianisme ont prospéré là où l’Evangile véritable était prêché, et l’idolâtrie dénoncée. Ce fut le cas chez les Vaudois et les disciples de Pierre Waldo, les Lollards, les chrétiens de Bohême, et les Réformateurs. Au cours du Haut Moyen Age, des lumières comme Girolamo Savonarole, John Wycliffe, et Jean Huss se sont attaqués à la corruption idolâtre et ont prêché l’Evangile.

                Lors du grand réveil aux USA, des prédicateurs inspirés par George Whitefield, Jonathan Edwards et William Law ont cherché à glorifier Dieu par l’Evangile : pour eux, le culte véritable impliquait l’élimination des images. « Si Jesse Lee n’était pas venu au Massachusetts, un autre, portant en esprit le même fardeau que Paul à Athènes ‘contemplant cette ville vouée aux idoles’ aurait été poussé à parler, et aurait été suivi. » (2) Après la publication par Jonathan Edwards du journal de David Brainerd, on a vu que « le réveil avait le plus grand impact quand Brainerd mettait l’accent sur la compassion du Sauveur, sur tout ce qu’offre l’Evangile, sur l’offre gratuite de la grâce divine. L’idolâtrie était abandonnée, les mariages étaient restaurés, et l’alcoolisme avait pratiquement disparu… Leurs communautés étaient remplies d’amour. » (3) Nous ne devons pas négliger le témoignage qui se dégage d’un tel récit, si nous voulons recevoir la bénédiction d’En Haut à laquelle nous aspirons ; en effet « quel accord y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » 2 Corinthiens 6:16

La Personne divine de Christ ne s’est révélée que dans un corps humain Unique

                Les chrétiens tiennent le raisonnement suivant : puisque Dieu S’est fait homme dans la Personne de Christ, une représentation de Jésus n’est que l’image d’une image. Selon ce raisonnement, l’Incarnation justifie ou même autorise la représentation de Jésus sous la forme d’un homme. On dit en outre qu’aucun portrait ne saurait révéler l’âme d’un homme, et que par conséquent on peut représenter le corps de Jésus-Christ en toute légitimité, indépendamment de Sa Divinité. Pauvres chrétiens dupés, qui ne veulent pas renoncer aux derniers vestiges de la pensée charnelle et qui rechignent à « amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ » !Au milieu de toute l’humanité, Christ demeure unique. Toute tentative de notre part de représenter ce caractère unique sous des traits humains revient à le détruire : Dieu seul pouvait accomplir cela par l’Incarnation. Les multiples représentations avec des visages divers, des couleurs diverses et des expressions diverses montrent bien que cela n’est pas possible. Un homme ordinaire possède une seule nature, et peut donc être légitimement représenté sans que cela constitue une offense envers son être, mais il n’en est pas ainsi avec Christ, qui a aussi une nature divine. Le dépeindre au moyen « d’images représentant l’homme corruptible », c’est transgresser la Loi et insulter la Divinité. Ceux qui sur la terre ont vu le Christ avaient sous les yeux « Dieu manifesté dans la chair ». Quel artiste animiste ou quel photographe pourraient parvenir à cela par leurs efforts ? Qu’obtient-on alors ? N’est-ce pas une tentative de créer une image de Celui dont nous n’avons pas d’image ? Voilà l’essence même de l’idolâtrie : une fausse représentation de Dieu. Dans le silence de notre chambre, nous devrions prier avec un infini respect : « Qui est comme toi parmi les dieux, ô Eternel ? Qui est comme toi, magnifique en sainteté, redoutable et digne de louanges, opérant des miracles ? » Exode 15:11. Comme un tonnerre, la réponse retentit d’âge en âge : « Je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi » Esaïe 46:9.

                La Personne de Christ se compose de deux natures inséparables : Sa nature humaine et Sa nature divine. Manifesté dans la chair, Il était réellement et véritablement Dieu (1 Timothée 3:16). Pourtant, sa chair était véritablement humaine. « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi, d’une manière semblable y a participé… » Hébreux 2:14. Les portraits ou les films représentant Christ ne sont que les représentations d’un corps humain. Il est parfaitement impossible de montrer ainsi la Divinité de Christ. Seul Son corps qui est à présent au ciel pourrait faire cela, « car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » Colossiens 2:9. La plénitude de la Divinité habite corporellement en Christ, réellement et non au sens figuré, car Il est à la fois Dieu et homme. Jamais cette « plénitude » ne pourra se trouver dans des types, des représentations, des images de Lui. Toute tentative de Le reproduire est pure supercherie. Attribuer à Jésus une forme corporelle, c’est commettre un mensonge grossier. Le fait que Jésus soit à la fois Dieu et homme est une doctrine importante et centrale dans la foi chrétienne. Ce que les Evangéliques ne comprennent pas, c’est qu’en représentant le Christ, ils se rendent parjures devant le Dieu Très-Saint, car tout portrait de Lui ne peut montrer qu’une humanité dépouillée de Sa divinité. « A quoi sert une image gravée… enseignant le mensonge, pour que l’artisan qui l’a façonnée se confie en elle au point de fabriquer des faux dieux muets ? » Habacuc 2:18. Seules les paroles de l’Ecriture présentent clairement la divinité de Christ.

                Dans Sa Personne et dans Sa nature humaine, le Christ Jésus est l’image véritable de Dieu. Quiconque L’a vu a vu le Père. Jean 1:14 ; 14:9. Si Jésus n’était rien d’autre qu’un homme, et même le meilleur des hommes, on pourrait fort bien Le représenter. Mais Christ n’est pas cela ! Il est l’image véritable de Dieu, « le rayonnement de sa gloire, et l’expression de son être » Hébreux 1:3. Cette image contient Son essence éternelle ; en tant que telle, elle est unique ; impossible de la reproduire ou de l’imiter. Ceux qui acceptent des images et des films représentant le Christ ne comprennent pas qu’ils ont réduit l’incarnation de Christ à sa seule humanité. De telles représentations passent à côté du caractère inimitable du Christ Jésus, seule et unique « image véritable » de Dieu. Il est en effet véritablement homme, mais l’humanité du Christ Jésus ne peut pas être séparée de Sa Divinité. Introduire cette séparation revient à perpétuer l’hérésie de Nestorius, qui enseignait que Jésus était deux « personnes », l’une humaine, et l’autre divine. (4)

                Dans le Nouveau Testament, cette unicité du Christ Jésus est associée au commandement de fuir l’idolâtrie en termes extrêmement vigoureux : « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui le Dieu véritable et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles. Amen. » 1 Jean 5:20-21. Cela ne fait aucun doute : Celui dont il est dit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » et « Tout a été fait par elle, rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle », Celui qui a Lui-même déclaré « Le Père et moi, nous sommes un », Celui qui S’est vu adorer et appeler « Mon Seigneur et mon Dieu ! », Celui-là est le vrai Dieu issu du vrai Dieu.

                Nous imaginons-nous que dans Son omniscience, Dieu n’avait pas prévu les portraits, les images, les tableaux, les caméras ? Serions-nous plus sages que Lui ? Dans le cœur de tout homme palpite un impérieux désir d’exprimer ses croyances religieuses sous des formes visibles. A cause de ce désir mauvais, le Seigneur Dieu a interdit l’idolâtrie et nous a mis en garde contre son influence corruptrice. Si des chrétiens ont été séduits dans ce domaine, nous désirons que leurs yeux s’ouvrent à la vérité de la Parole de Dieu et nous prions pour cela ; pour qu’ils comprennent qu’ils ont pris de la cendre pour nourriture et pour qu’ils s’écrient : « les idoles ont des paroles trompeuses, les devins ont de fausses visions, leurs rêves expriment des paroles vides, et ils consolent en vain » Zacharie 10:2.

Les représentations qui effacent la distinction entre Dieu et Sa création

                Toute image, tout film représentant le Christ est par définition limité et appartient au monde des choses crées. Quelles que soient les intentions de son créateur, cet objet-là ne peut pas s’élever au-dessus de sa propre nature. C’est pourquoi il efface la distinction entre Dieu et l’homme, il produit une confusion entre le Créateur et la création. L’Apôtre Paul révèle la cause de cette confusion : « Ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces, mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. » Romains 1:21. Cet égarement continue, nous dit l’Apôtre, parce que « se vantant d’être sages, ils sont devenus fous, et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible… » Romains 1:22-23. Le problème est le suivant : « A qui voulez-vous comparer Dieu ? Et quelle représentation dresserez-vous de lui ? » Esaïe 40:18.La réponse biblique est sans équivoque : « Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable, parfait. » Romains 12:2.

                Toute tentative de faire un portrait du Christ fait de cet objet un médiateur entre Dieu et l’homme. Captif de cette perspective humaniste et limitée, le spectateur s’imagine qu’il connaît le Seigneur, au moins dans une certaine mesure. Tandis que cette image de Christ vient s’imprimer et vibrer dans ses pensées, ce spectateur a tout loisir de laisser vagabonder ses propres réflexions silencieuses, mais il reste lié par une impression qui n’a rien à voir avec Christ. Ainsi les pensées du spectateur restent conformes au monde présent, à cause de cette image inventée, et à cause de sa subjectivité personnelle. Quoique de telles représentations visuelles gratifient grandement les pulsions sensuelles, elles ne communiquent clairement à personne la vérité objective concernant le Seigneur.

                Notre connaissance de Jésus-Christ doit être formée à partir des vérités de l’Ecriture, et non à partir des impressions subjectives fournies par quelque interprétation artistique. Dans le cadre de l’image, l’artiste et le spectateur opèrent une fusion entre Dieu et la créature ; Créateur et créature sont réduits à une entité unique, ce qui est une forme d’idolâtrie manifeste. Cette image fausse pose les bases d’une conception panthéiste de Dieu. Il ne faut donc pas s’étonner de voir « les païens, en nombre croissant, donner du souci aux églises qui demandent un contrôle plus strict des spectacles télévisés à grand succès, comme ‘Harry Potter’, ‘Buffy la tueuse de vampires’, et ‘Sabrina, la jeune sorcière’. » (5) Ce que l’Ecriture commande, c’est de choisir les voies de Dieu afin de connaître Christ et de Le suivre selon Sa Parole ! Quand on Lui obéit, les pages de l’Ecriture, les paroles de la Loi, et la grâce de l’Evangile nous donnent de Le connaître en esprit et en vérité.

                Nous ne voyons pas Jésus-Christ au moyen de nos yeux physiques. C’est justement là le propre de la foi. L’objet incomparable de notre foi, c’est Jésus que nous ne voyons pas. Nos sens appréhendent les choses visibles ; la raison se trouve sur un plan plus élevé ; mais la foi s’élève encore plus haut, et nous garantit une abondance d’éléments que les sens et la raison n’auraient jamais pu découvrir. « Or la foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hébreux 11:1. La foi se nourrit elle-même de la puissance et des promesses de Celui qui est invisible : « J’aurais défailli, si je n’avais pas cru que je verrais… » Psaume 27:13. Cela nous permet de comprendre la logique et la cohérence qui caractérisent l’interdiction divine de faire des images.

Images et films violent la Loi de Dieu et souillent la grâce de Dieu

                Les églises évangéliques montrent qu’elles ignorent le sens du Deuxième Commandement, qui interdit l’utilisation des images pour représenter Dieu. « Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui use de bienveillance jusqu’à mille générations envers ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. » Exode 20:4-6.

                Ce commandement interdit la fabrication et l’utilisation d’images taillées. Essentiellement, il rappelle que Dieu est un Esprit qui ne doit pas être conçu ni représenté d’après l’image de l’homme ni d’une créature quelconque. En Deutéronome 4:12-16 se trouve un passage semblable : « L’Eternel vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu le son des paroles, mais vous n’avez point vu de figure ; il n’y avait qu’une voix. Il vous exposa son alliance, qu’il vous ordonna d’exécuter, les dix paroles ; et il les écrivit sur deux tables de pierre. En ce temps-là, l’Eternel me commanda de vous enseigner des prescriptions et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dans lequel vous entrez pour en prendre possession. Puisque vous n’avez vu aucune figure le jour où l’Eternel vous parla du milieu du feu, à Horeb, prenez bien garde à vos âmes, de peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne fassiez une statue, une représentation de quelque effigie sur le modèle d’un homme ou d’une femme… »

                Ce qui est interdit, c’est de représenter le Seigneur Lui-même. Aucune représentation de la Divinité n’a été donnée au peuple, et il ne fallait en faire aucune. Le Nouveau Testament ne montre aucun portrait du Christ Jésus : Ce Deuxième Commandement doit être intégralement respecté. Toute représentation, qu’elle soit du Père, du Fils, ou du Saint-Esprit constitue un péché, une insulte envers la majesté du Seigneur Dieu. Qu’en est-il de ceux qui cherchent à apaiser leur conscience en préférant les tableaux aux statues, comme s’il suffisait de supprimer une dimension sur trois pour rendre la chose agréable à Dieu ? Peut-être bien s’imaginent-ils s’être plus noblement conduits envers le Seigneur, puisque leur image n’est pas une « image taillée ». Cela les réconforte de ne pas être sur la route romaine de l’idolâtrie, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils suivent un chemin parallèle, la route grecque. (6) Dieu interdit toutes les représentations quelles qu’elles soient. C’est donc transgresser la loi divine que de faire une « représentation » ou une « image » quelconque de ce qui existe dans le ciel ou sur la terre, dans le but de décrire Dieu. De ceux qui enfreignent ce commandement, Dieu dit que ce sont « ceux qui le haïssent » Exode 20:5 ; de ceux qui gardent ce commandement, Il dit que ce sont « ceux qui l’aiment » Exode 20:6. Il promet aux transgresseurs de châtier leur iniquité, et Il promet de bénir ceux qui Lui obéissent. Selon la pensée de Dieu, l’idolâtrie est un adultère spirituel ; donc avec toute l’indignation d’un époux qui a été trahi, Il poursuit :« car moi, l’Eternel ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent. » Exode 20:5

La leçon du veau d’or

                Les Israélites languissaient, pleins d’impatience et d’incrédulité, au pied du Mont Sinaï, attendant Moïse qui semblait ne jamais revenir. L’impatience s’est transformée en murmures, et les murmures en vociférations. Dieu, ils ne l’avaient jamais vu de leurs yeux ; et voici que Son oint, « ce Moïse,… disaient-ils, nous ne savons pas ce qu’il est devenu. » Lui aussi semblait avoir disparu définitivement. Alors le peuple dit à Aaron : « Lève-toi… fais-nous des dieux. » Leurs cœurs pleins d’aspirations sensuelles exigeaient des formes visibles pour exprimer leur religion. Mais il y a un prix à payer : on doit renoncer à ce qui est pur pour produire ce qui est grossier. Il leur a fallu se séparer de leur or et l’apporter à Aaron qui le prit, « le façonna avec le burin et en fit un veau en métal fondu. Puis ils dirent : Israël ! Les voici, tes dieux (Elohim) qui t’ont fait monter du pays d’Egypte. Lorsque Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui et s’écria : Demain, il y aura fête en l’honneur de l’Eternel ! » Les Israélites contemplèrent cette idole et l’appelèrent « Elohim… qui t’a fait monter du pays d’Egypte. » Aaron cautionna cette appellation : donnant à l’image une place centrale, il décréta que le lendemain serait une fête en l’honneur de l’Eternel. Mais quel regard Dieu a-t-Il porté sur ces choses ? L’Ecriture nous le dit :« Ils firent un veau en Horeb, ils se prosternèrent devant du métal fondu. Ils changèrent leur Gloire en la figure d’un bœuf qui mange de l’herbe. Ils oublièrent Dieu, leur Sauveur » Psaume 106:19-21.

                L’apôtre Paul nous dit que l’idolâtrie consiste à remplacer « la Gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. » Romains 1:23. Ce qui était leur Gloire, ce qui est présent la gloire de l’Eglise, c’est en vérité la Gloire de Dieu Lui-même ; elle ne peut pas et ne doit pas être représentée sous la forme de l’image d’un homme ou d’une bête. Connaissant les penchants mauvais des hommes et leur acharnement à justifier leur impiété, surtout les impiétés commises au nom de la religion, Dieu déclara : « Car Dieu qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la Gloire de Dieu sur la face de Christ. 2 Corinthiens 4:6. Quelles que soient les discussions des théologiens au sujet de ce verset, une chose est claire : représenter physiquement la face de Christ revient à limiter et à souiller la Gloire de Dieu. Qu’on se serve « d’un homme », ou « d’un bœuf qui mange de l’herbe », toute tentative de reproduire cette gloire, en-dehors de ce que Dieu accomplit Lui-même, est un acte d’idolâtrie.

Survol historique de l’idolâtrie parmi les chrétiens

                Les Apôtres, dont les épîtres et les évangiles sont les oracles même de Dieu, étaient en mesure de dire : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nous mains ont touché, concernant la Parole de Vie… » 1 Jean 1:1. n’ont jamais fait de portrait physique de Christ. Au contraire, ils ont proclamé ce qu’Il avait dit et ce qu’Il avait fait. Ils mettent l’accent sur Sa mort et sur Sa résurrection, et expliquent le sens de ces événements, la nécessité pour chacun de croire ces choses afin d’être sauvé. L’Apôtre Paul déclare explicitement que nous ne connaissons plus Christ selon la chair. « Ainsi dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; même si nous avons connu Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette manière. » 2 Corinthiens 5:16. Pierre dit de Christ : « Vous l’aimez sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en Lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse. » Et les hommes et les femmes régénérés par le Saint-Esprit ont exulté en Christ sans Le voir, tout comme les Patriarches avaient exulté en l’Eternel sans L’avoir jamais vu ; jamais ils n’ont réclamé une description du Seigneur. Le silence du Nouveau Testament sur ce point manifeste une soumission fondamentale aux commandements de l’Ancien Testament. Toute autre source contemporaine qui prétend fournir une description de Christ est étrangère au canon.

                Au cours des deux premiers siècles de l’Eglise, jamais les chrétiens n’ont utilisé d’images pour représenter le Christ. Au cours de cette enfance de l’Eglise, les premiers chrétiens refusaient de s’incliner devant l’image de César ou devant un objet quelconque façonné par la main de l’homme. Ils n’avaient ni images, ni statues, ni tableaux ; ils comprenaient fort bien que le Dieu qu’ils adoraient n’aurait jamais accepté un affront pareil, car Lui seul est Dieu. Comment l’idolâtrie est-elle donc entrée dans l’Eglise ? Cela est dû au passage du temps, à l’indifférence, à l’ignorance et à la séduction. En l’an 313 de notre ère, quand l’Empereur romain Constantin a décrété que le christianisme serait la religion officielle de l’Empire, des païens ont tout à coup été déclarés chrétiens, en raison d’un édit impérial mais non d’une régénération personnelle. Eux qui ne connaissaient ni Dieu ni l’Evangile ont envahi l’Eglise, avec leurs idoles dans les bras, dans leurs maisons, dans leurs pensées, dans leurs cœurs. Cependant les vrais chrétiens se sont opposés au peintures et aux statues qui prétendaient représenter le Christ. La controverse fit rage d’un côté comme de l’autre pendant plusieurs siècles, provoquant de grands troubles. Au cœur de la bataille, le Pape Grégoire 1er dit « le Grand » présenta un argument apparemment innocent et parfaitement plausible en faveur des images. Ecrivant à Sérénus, l’Evêque de Marseille qui avait détruit les images dans son diocèse, il dit : « Tels les livres pour celui qui sait lire, telle est l’image pour les ignorants qui la contemplent ; une image permet même à l’illettré de voir l’exemple à suivre ; une image permet a celui qui ne connaît pas les lettres de lire. C’est pourquoi, pour les barbares surtout, l’image remplace le livre. » (7) Un tel raisonnement charnel usurpe l’autorité de la Parole de Dieu. En vérité, si l’illettré ne peut pas lire, il n’en est pas moins capable d’entendre ; or « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ », parce qu’il « a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient. » Par la suite, en l’an 754 de notre ère, un grand concile des évêques déclara que ces images n’étaient pas bibliques, et donc qu’elles étaient inadmissibles dans l’Eglise. Vingt-trois ans plus tard, cependant, un autre concile d’évêques abrogea cette doctrine. Le second Concile de Nicée, en 787 de notre ère, demanda que l’on se servît d’images et de statues pour représenter le Christ. Cette idolâtrie inexcusable de l’Eglise catholique se perpétua au cours du Moyen Age. Quand vint la Réforme, et avec elle l’Evangile authentique, on condamna l’idolâtrie et tout son cortège de maux. Pour échapper à l’idolâtrie, beaucoup quittèrent l’Eglise catholique, et des églises fondées sur la Bible surgirent dans un grand nombre de pays. Lors de la Réforme, les pasteurs et le peuple comprirent que tout ce qui passe par l’image, au sujet de Dieu, est aussi futile que faux.

Mon peuple, tes dirigeants t’égarent

                « Mon peuple, tes dirigeants t’égarentet ils effacent la voie dans laquelle tu marches ». Esaïe 3:12. Comment en est-on arrivé là ? Une explication fort plausible est que l’esprit de Jézabel agit dans l’Eglise et enseigne aux serviteurs de Dieu à manger « des viandes sacrifiées aux idoles » Apocalypse 2:20 (8). Comme dans tout processus d’éducation, on commence, ici aussi, au niveau le plus élémentaire : celui des images « religieuses » décoratives, des raisonnements charnels, des prétextes et des justifications, et on assure que les choses n’iront pas plus loin. Mais Jézabel sait que tout homme a un cœur idolâtre, et qu’une fois qu’on a affiché une image, en un clin d’œil on fléchit le genou. Ainsi, une fois que les rudiments ont été assimilés, les élèves progresseront presque immanquablement vers une forme d’idolâtrie de type papal. A moins qu’on ne se garde avec une extrême vigilance du tout premier pas, l’aboutissement est inévitable. Puisque Christ est le centre du christianisme, toute image qui cherche à Le représenter devient une image privilégiée par rapport aux autres. Bien que cette image ne soit pas Christ, et qu’elle ne donne pas de Lui une représentation fidèle, dans la pensée de l’observateur, elle finira par être considérée comme telle. Et c’est même certainement le cas dès l’abord, sinon, pourquoi accrocherait-on sur un mur le portrait d’un parfait inconnu ? Demandez au propriétaire du tableau : « Qui est-ce ? » et sans hésiter il répondra : « C’est Jésus », sans s’appuyer sur autre chose que sur le consensus général ; mais justement, ce tableau n’est pas Jésus. Il réunit au contraire les conditions pour être une idole, c’est à dire une fausse représentation de Dieu. Etant sûr qu’il s’agit de Jésus, celui qui possède le tableau est obligé, par respect pour le Christ, d’honorer cette représentation, mais après l’avoir « honorée » il sera amené à la « respecter », et après l’avoir respectée, il en arrivera à la « vénérer ». Immanquablement, il y aura là une malédiction, et il va la lier autour du cou de ses enfants, de ses petits-enfants, et de ses arrière-petits-enfants.

                Il est à craindre que cet avertissement ne tombe dans l’oreille de sourds. Beaucoup de ceux qui se disent chrétiens prennent la question de l’idolâtrie à la légère. Ils se justifient de la façon suivante : « Je suis sauvé, et j’utilise des images, des films et des vidéos de Christ. C’est pourquoi les images, les films et les vidéos de Christ ne peuvent en aucun cas être mauvais. » Dans ces conditions, ce n’est plus Dieu qui est l’arbitre du bien et du mal, mais la créature. Le saint don du salut devient sujet de présomption ; on en fait un sujet de licence pour faire ce qui plaît. La Parole de Dieu n’est plus alors le fondement de ce qu’on croit : ce qu’on croit devient principe d’interprétation de la Parole de Dieu. En réalité, la volonté propre du « chrétien » devient alors l’arbitre qui régit la vérité de l’Ecriture. Quelle difficulté aura-t-on dès lors à adopter l’enseignement officiel du Catholicisme, selon lequel « en s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle ‘économie’ des images » (9), et à réduire la Parole du Seigneur à l’état d’un « associé bailleur de fonds » ?

                Aucun de nous, semble-t-il, n’est jamais bien loin de l’infection de l’Egypte. Elle s’attache à nos vêtements et nous fait signe de retourner en arrière pendant les veilles de la nuit. Si nous ne prions pas et ne restons pas vigilants, nous succomberons, peut-être pas tout de suite, mais peu à peu, pas après pas. Des choses qui nous laissaient autrefois indifférents deviendront de véritables besoins. Retenez bien ceci : les images que cette génération-ci accroche dans le temple seront les idoles auxquelles la génération suivante rendra un culte. On n’hésite guère à introduire l’adjectif « sacré » devant le mot « image », et par la suite cela conduira à la vénération. Combien de chrétiens ont pris la défense de tel tableau de Christ accroché sur leur mur, disant qu’ils ne rendent pas de culte à l’image, mais à Celui que l’image représente ! Croient-ils vraiment honorer Dieu par ce genre de sophisme ? En fait, ils adoptent la position des papistes d’aujourd’hui, et suivent les principes des païens d’hier. Dans les sociétés où vivaient les païens de l’antiquité il y avait pléthore de statues et de sanctuaires dédiés à toutes les divinités. Ces gens idolâtres croyaient aussi que s’agenouiller devant leurs images, c’était rendre un culte aux dieux qu’elles représentaient. Vraisemblablement cette association, alliée à la superstition naturelle, donnait à l’adorateur l’impression que l’idole était douée de sensibilité ; mais c’est un argument de plus contre l’image, et non en sa faveur. L’Eglise de Rome, dans laquelle la vérité s’incline à nouveau devant la superstition, ne dit-elle pas que certaines de ses idoles s’animent miraculeusement ? Ses fidèles attestent qu’il y a des statues qui bougent, qui pleurent, et qui saignent. (10) Voilà l’héritage, partout où il y a de idolâtrie.

Seigneur, que veux-Tu que je fasse ?

                Que dire de plus ? Dans les multiples portraits que l’on tente de faire du Christ, les visages ont certains traits communs : la barbe soigneusement taillée, les longs cheveux, les traits efféminés, le regard placide et mélancolique. Cependant, pour inquiétante que soit cette convergence, elle est hors de notre propos. Combien y a-t-il de chances qu’un artiste, quel qu’il soit, parvienne à reproduire correctement les traits du Jésus historique en comptant sur sa propre inspiration ? Si les traits ne sont pas ceux de Christ, ils sont une fausse image du Fils de Dieu, et donc, par définition, une idole. Ou alors nous faut-il croire les dires de certains spirites, qui prétendent que Dieu a dirigé leur main, et que c’est Dieu qui a inspiré leur œuvre ? On aurait là une idole divinement inspirée : à Dieu ne plaise ! Puisque le Christ Jésus est Dieu manifesté dans la chair, il y a là une vérité qui Le soustrait à tout jamais au domaine de l’inspiration artistique pour Le placer dans le royaume de la Révélation Divine : « Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » « Petits enfants, gardez-vous des idoles. »

Notes :

1. Dieu jettera tous les idolâtres dans « l’étang brûlant de feu et de soufre : cela, c’est la seconde mort. » Apocalypse 21:1-8, Actes 17:29-30, et Romains 1:22-25

2. http://216.239.37.104/search?q=cache:l4a0QsT5bn8J 12/03/04

3. http://www.pastornet.net.au/renewal/fire/ff-1700.htm 12/03/04

4. Le Nestorianisme est une hérésie qui tient son nom de Nestorius, né en Syrie et mort en l’an 451 de notre ère. Selon sa doctrine, Jésus avait deux personnes distinctes. Cette controverse a trouvé une solution biblique en 431au Concile d’Ephèse, où il fut démontré que le Christ a deux natures en une Personne unique. Quant à la question de savoir si les deux natures peuvent se fondre en une seule, si on peut les confondre ou les séparer, un Concile ultérieur, celui de Chalcédoine (451) a démontré d’après la Bible que jamais ces deux natures ne peuvent être confondues, et qu’elles ne peuvent pas non plus être séparées.

5. 2003 Reuters Limited 20/06/03

6. Les Orthodoxes grecs vénèrent et baisent les icônes. Il s’agit de tableaux, non de statues. Ils font valoir le fait que « l’usage des icônes a été défendu et soutenu lors du septième Concile Œcuménique. De nos jours on célèbre encore les conclusions de ce Concile comme étant ‘le triomphe de l’Orthodoxie’, et les icônes continuent de jouer un rôle central dans la foi et la pratique des Orthodoxes. » www.fact-index.com/e/ea/eastern_orthodoxy.html

7. Ep.ix, 105, dans P.L., LXXVII, 1027

http://landru.i-link-2.net/shnyves/Catholic_Tradition_art.html 15/03/04

8. Apocalypse 2:20 Elle s’est livrée à son commerce avec un succès inégalé, depuis Babylone jusque en Inde. Mais son plus grand chef d’œuvre, l’Eglise de Rome actuelle, fait agenouiller ses adeptes devant un crucifix (qui est une idole) pendant que le prêtre élève devant ce dernier l’hostie, l’oblation du « sacrifice non sanglant » de la Messe ; au cours de cet acte solennellement orchestré, les fidèles, à leur tour, mangent cet objet qui a été sacrifié aux idoles, conformément à l’accusation d’Apocalypse 2:20. Comment en est-on arrivé là ? Pas en un jour : Jézabel a donné son enseignement étape par étape, en commençant par les leçons les plus élémentaires : des images sur les murs de maisons pour donner l’inspiration et pour enseigner les illettrés, les statues censées représenter « les saints », Christ et d’autres. Toutes ces choses constituaient de pieuses décorations dans les églises, etc. Mais l’aboutissement est inévitable. Soyez sûrs que si le Seigneur tarde à venir, ces mêmes églises évangéliques qui tolèrent les images en mettront une sur la table de communion à côté des éléments (peut-être que certaines le font déjà) et par la suite, elles la placeront dans un retable, s’inclineront devant, et mangeront leur pain. Ceux qui oublient l’histoire sont condamnés à la répéter. Cette Jézabel que toléraient les anciens de Thyatire est tolérée dans le mouvement évangélique actuel : le résultat est garanti.

9. Catéchisme de l’Eglise Catholique, paragraphe 2131.

Editions Centurion/Cerf/Fleurus/Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998

10. US News & World Report, 29/03/93 : Le cas de la Madone qui pleure, pp. 46-50

 

21 commentaires pour A54 – L’idolatrie dans l’église. (La trompette)

  1. Caroline dit :

    Chère Flo,
    J’avais déjà lu cet article il y a à peu près trois ans de cela et je suis d’accord avec cet article en rapport avec la Parole de Dieu mais il y a un fait que j’aimerai partager avec toi.
    Dans les Bible pour enfants, souvent il y a les textes bibliques accompagnés d’images, dont celle de Jésus en tant qu’homme venu sur Terre.
    Que doit-on penser de cela étant donné que souvent les enfants comprennent mieux les choses avec des images? (surtout les tous petits)
    J’en avais fait la remarque à une personne responsable d’une librairie chrétienne et elle m’a dit tout simplement que Jésus était venu sur la Terre en tant qu’homme et qu’il n’y avait pas de raisons de polémiquer là dessus…
    Les personnes citées dans les Evangiles et dans tout le NT auraient très bien pu faire des portraits, sous forme de dessins de Jésus sur Terre?
    Merci de me donner ton avis, et que le Seigneur te bénisse.
    Caroline

  2. Flo dit :

    Chère Caroline,
    Vois-tu je trouve cela fort intéressant que tu me proposes ce sujet, car je me demandais si je devais apporter mon témoignage personnel à la suite de cette révélation ou pas. Ta question étant une réponse en soit, je vais te donner mon avis.
    Tu as peut-être constaté que j’ai différents blogs, dont un d’évangélisation et de témoignages. Il s’adresse donc tout particulièrement au monde. Quand je l’ai créé, j’ai pensé que permettre aux mamans de pouvoir offrir une meilleure activité visuelle à leurs enfants en regardant les dessins animés de la Bible et en suivant les petites histoires dessinées pour les plus petits seraient fort édifiant pour eux et leur permettrait peut-être ainsi d’avoir une meilleure approche de la Bible écrite et entendue.
    Alors j’ai partagé ces liens, je les aient d’ailleurs utilisé pour mes propres enfants jusqu’à tantôt. J’étais convaincue que cela ne pouvait être mauvais en soi pour les raisons que tu as évoquées. Puis, je me suis rendue compte au moment de poster, que je me suis sentie obligée de faire une sorte de colloque sur le verset qui dénonce les représentations célestes par le Seigneur, en pensant que j’avais de très bonnes raisons spirituelles de l’interpréter différemment alors que c’est écrit très clairement dans la Bible !
    La chair ! Voilà ce que c’était, ni plus ni moins le mensonge insidieux de la puissance de péché qui vit dans la chair, et que je n’ai pas voulu discerner. Je dis bien que je n’ai pas voulu le faire, car le Saint-Esprit, dès lors qu’IL m’a rendue un tant soit peu mal à l’aise au moment d’éditer mes textes imagés (qui m’avaient d’ailleurs étaient fort difficiles à faire, un long travail de plusieurs jours…) je savais (car je connais SA Voix) que cela ne lui plaisait pas. Mais je pense que je devais encore à ce moment là me trouver plus spirituelle que ce que je ne l’étais, et j’ai donc suivi mes fausses convictions !
    Voilà pourquoi aujourd’hui, je remercie tous les membres du Corps de Christ qui mettent en avant la vérité BIBLIQUE de toutes choses, afin que nous puissions encore et toujours revenir à l’essentiel : Christ et SA Parole, alléluia !
    Figure-toi qu’une Soeur avait posté un message qui allait dans ce sens et qui m’avait interpellé… Dans sa bonté, Dieu a permis que mes écailles restent encore un peu de temps, mais seulement pour pouvoir mieux m’en débarrasser, m’humilier, et remercier comme je le fais tous les amoureux de Christ et de la vérité, alléluia !
    Voilà Caroline, j’espère avoir répondu le plus clairement possible, pour moi cela ne fait plus aucun doute, si la parole de Dieu dit de ne pas faire (et c’est bien détaillé dans cet article) alors ne faisons pas ! Je te souhaite une bonne suite et termine en te précisant que lorsque j’ai révélé cela à mon fils baptisé récemment, il a compris que je devais jeter le coffret entier des dessins animés de la Bible, comme je l’avais fais pour un autre de « mangas » que des enfants lui avaient offert pour son anniversaire. Il a été triste et j’ai du me repentir aussi devant lui, en lui disant que si j’avais été plus obéissante à la parole de Dieu, j’aurai pu lui épargner ce désagrément. Mais Grâces soient rendues au Seigneur, ainsi il a pu comprendre que petits comme grands, nous sommes tous à l’école de Dieu et nous apprenons ! Il a appris à lire cette année et je suis sûre qu’il va bientôt dévorer lui-même sa bible, en attendant, mon rôle de maman est de passer encore d’avantage de temps à enseigner mes enfants dans les voies du Seigneur, non seulement en leur parlant de Dieu, mais surtout, en mettant sa parole en pratique chaque jour. C’est un peu différent que de les placer devant la télévision, quand je voulais me donner bonne conscience pour les « occuper sainement », pour pouvoir vaquer à mes autres obligations…
    Demandons la Sagesse et le Discernement au Seigneur et quand nous les avons reçu, appliquons-nous à ne pas les laisser tarir, amen !
    Sois bénie, Flo.

  3. Petit dit :

    Chère sœur Flo,
    je suis d’accord : on ne doit pas faire d’image (c’est le 2ème commandement!), mais, lorsqu’on lit la Parole, et qu’on s’imagine ce qui se passe avec une image de Jésus-Christ fondées sur ce que l’on voit dans le monde (le stéréotype des cheveux longs de la barbe etc…), est-ce un péché ? parce que finalement, là aussi il y a les mêmes images que celles que l’on voit dans les films….
    Merci pour votre réponse et Dieu vous bénisse,
    Petit

  4. Flo dit :

    Cher Frère Petit,
    Je pense que c’est justement pour cette raison que Dieu nous exhorte à cause de l’idolâtrie (entre autres) !
    Voyez-vous, quand on commence à « imaginer » comme vous dites, c’est la partie gauche du cerveau, qui est très sensorielle, qui est suscitée et qui conduit vers les émotions et tout un tas d’autres choses très charnelles, corporelles, humaines. Par conséquent, elles éloignent de l’Esprit. Et nous devons apprendre à marcher par l’Esprit et non par la vue ou par les sens.
    Quand nous approchons du Seigneur jusqu’à le reconnaître comme notre Sauveur personnel, c’est la puissance du Saint-Esprit qui nous convainc de la vérité. A la méditation de SA Parole, nous apprenons à nous nourrir de LUI et de SA Vérité. Mais si nous laissons notre imaginaire lui donner un aspect, cet imaginaire va se substituer à ce qu’IL est véritablement et que nos yeux n’ont besoin de voir (ou d’imaginer) car c’est tout notre être qui lui appartient désormais et c’est au moyen de la Foi que nous l’avons rencontré ! C’est en tout cas ce que je pense personnellement. Je l’ai constaté quand mon fils a commencé à faire des rapprochements entre l’image visuelle déformée qu’il a vue et celle qui lui semble encore si difficile à atteindre par l’Esprit, à cause de son jeune âge en Christ notamment. Dieu veut que nous marchions main dans la main avec Lui, et comme c’est aux choses invisibles que nous aspirons par l’Esprit, il me semble nécessaire de rester attentif à SA Voix, SA Direction, Ses Commandements, SA Parole et Sa Présence, plus qu’à nos interprétations humaines si faillibles. Le psaume 139 nous enseigne bien sur la dimension que nous ne pouvons graduer de SA Trinité, de Son Omniscience et de Son Omniprésence. Quand nous le verrons face à face, alors nous le connaîtrons véritablement, mais n’essayons pas de brûler les étapes pour pouvoir demeurer humbles et dépendants de Son Saint-Esprit, je le crois ainsi !
    Bonne continuation, Flo.

  5. Petit dit :

    Merci chère sœur pour votre réponse !
    Oui il est vrai que je n’ai pas besoin d’imaginer un corps sorti tout droit des pensées humaines pour Le connaître ! J’ai besoin de Sa Parole et de l’éclairage de Son Saint-Esprit. Je l’ai bien compris maintenant. Amen.
    Petit

  6. Flo dit :

    Cher Frère Petit,
    Que Dieu vous bénisse ! Les brebis du Seigneur entendent toujours SA Voix, alléluia !
    Flo.

  7. Joy dit :

    Un cri d’alerte très important, surtout que les images de Jésus dans les bandes dessinées attristent le Seigneur! Je vais veiller à cela dorénavant…
    Quand au film « la passion de Christ »… Je n’ai jamais voulu aller le voir… Tout en moi le refusait… Les gens pleurnichaient d’émotion… c’est tout…
    Merci Flo! Que le Seigneur puisse encore avertir pendant qu’il en est temps!

  8. Flo dit :

    Chère Joy,
    Tu sais notre Dieu est vraiment bon avec nous car toute Sa parole est là pour nous enseigner, nous convaincre… (2 Timothée 3.16 et 17) et j’ai récemment commandé un coffret de bandes dessinées « chrétiennes » pour « l’édification » de mes petits. IL vient de me parvenir, juste au moment où le Saint-Esprit m’a convaincu que je ne devais plus utiliser ce genre de support et je me suis trouvée bien embarrassée avec mon coffret tout neuf (quelle tentation ces beaux livres bien reliés, ces couleurs chatoyantes !) Mais Dieu m’a parlé alors je ne les utiliserai pas, je ne sais même pas si je vais les retourner à la maison d’édition. Les jeter serait peut-être une de ces offrandes bien digne des voies impénétrables de Dieu ! J’ai encore quelques jours pour méditer sur cela… Alléluia ! Que Dieu nous garde et nous conduise toujours dans toute la vérité par Son Saint-Esprit, Amen !
    Flo.

  9. Caroline dit :

    Chère Flo,
    merci pour ton témoignage, la conviction qui est la tienne et aussi la mienne à présent. Gloire à Dieu.
    Lors de ma 1ère lecture concernant cet article, j’en étais convaincu, mais la chair a prit le dessus depuis et je demande pardon au Seigneur. Merci Seigneur d’avoir permis de lire à nouveau cet article sur ton blog et qu’à présent je puisse obéir à Sa Parole.
    Je pense que c’est ça avoir la crainte de Dieu aussi.
    Merci à vous tous, de priez pour cette soeur qui dirige une librairie chrétienne et, qui n’était pas du tout d’accord avec moi lorsque j’ai abordé le sujet des représentations de Christ dans les Bibles pour enfants et autres BD. Accordons – nous pour qu’elle puisse elle aussi avoir l’amour de la vérité et la conviction de péché.
    Merci Seigneur que chacun de nous puisse avoir l’amour de la verité, et marcher selon Sa Parole.
    Amen

  10. Flo dit :

    Chère Caroline,
    Je loue le Saint-Esprit pour sa puissance de conviction, alléluia ! Les brebis du Seigneur entendent toujours SA Voix !
    Je me joins à ta prière pour cette Soeur, car je sais que nombreux sont ceux qui agissent avec de bonnes intentions mais sont pourtant dans l’erreur, faute de connaissance de SA Parole et de Notre Seigneur ! Il y a un adage qui dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ! » en méditant sur cette phrase un jour, je me suis aperçue de l’importance d’être ancrée en Christ et de vérifier dans Sa Parole tout ce que je recevais dans mon coeur. Le Saint-Esprit m’a toujours montré quand mes convictions n’étaient pas conformes à la Parole et IL m’a convaincu de la vérité pour pouvoir rectifier, m’humilier, apprendre et ainsi faire un pas de plus dans cette marche spirituelle qui est la nôtre aujourd’hui car la chair est morte et c’est l’Esprit qui vit ! Gloire à Dieu ! Bonne suite à toi, que Dieu te garde et te conduise toujours dans toute la vérité par la puissance de Son Saint-Esprit, amen !
    Flo.

  11. kevin dit :

    Chère Flo,
    Cet article parle uniquement des représentations de Jésus, n’est-ce-pas? Par exemple un architecte doit faire des plans, donc des représentations du bâtiment qui doit être bâti. C’est pareil pour les produits qui doivent être fabriqué dans les usines, il faut des plans! ça c’est pas un péché n’est-ce-pas? Parce que ça concerne beaucoup de métier. Et quand on fait des enregistrements vidéo d’enseignement biblique, c’est aussi des représentations du pasteur en train de prêcher. Mais c’est pour la bonne cause, n’est-ce pas?

  12. Flo dit :

    Cher Kevin,
    Oui il s’agit essentiellement de Jésus, de Dieu, des anges… De tout ce qui est aux cieux, la terre, et en dessous de la mer. (comme le dit la parole en Exode 20) c’est le commandement qui est donné pour ne pas faire d’images taillées destinées à être adorées comme des Dieux et voilà pourquoi il faut comprendre ce que cela représente par rapport à l’idolâtrie. On a vite fait de devenir idolâtre dès que nous avons une représentation sous nos yeux qui nous pousse à l’aimer d’une manière qui est consacrée à l’Eternel seul, dans l’adoration !
    Le fait qu’un architecte bâtisse sur la base de plans dessinés n’est pas inspiré du même esprit d’adoration, car une fois que les plans auront servis à la création du site, ils seront jetés (ou classés) mais ils ne serviront pas à être admirés en permanence. Alors que l’édifice qui aura été bâti, lui oui, il le peut ! (Mais cela est un autre sujet, bien que toujours basé sur l’idolâtrie). Quand on regarde un pasteur prêcher et qu’on commence à faire une sorte de « collection » de ses vidéos, il y a en effet un risque d’idolâtrie car on peut finir par vouloir regarder ses enseignements pour le voir lui et non pour entendre la prédication du Saint-Esprit à travers lui ! Je crois vraiment qu’il y a de nombreux risques de tomber dans l’idolâtrie à cause des représentations, et je pense que c’est pour cela que la parole nous a averti de ces dangers pour nous en préserver. Mais une chose est encore plus marquée dans cet article. C’est que la représentation de notre Dieu, celle que nous faisons par des images virtuelles ou taillées, ou autres, vient de nos mains d’hommes et de femmes. Notre esprit, même le mieux disposé à servir, s’il ne prend pas en considération que NUL n’est comme LUI, se prend à ce moment là lui-même pour un dieu en supposant qu’il est capable de représenter celui qui est trois fois saint, quel mensonge charnel ! NUL n’est comme LUI !
    Cela veut dire que nous n’avons aucun exemple conscient imagé de ce que cela représente pour nous permettre de prétendre savoir comment le représenter à travers des mains qui sont encore dans un corps où le péché peut agir à tout moment ! C’est en Esprit et en Vérité que nous adorons et devons adorer notre Dieu, le reste me semble être une farce ! Je suis convaincue pour ma part qu’il faut éviter toute représentation de la divinité pour ne pas risquer de nous induire et en entraîner d’autres avec nous dans l’erreur !
    Bonne suite à toi, Flo.

  13. kevin dit :

    Merci Flo,
    L’essentiel pour moi était de savoir si on a le droit de faire des représentations des choses terrestres pour de multiples raisons. Il y a plein d’exemple que je n’ai pas cité comme prendre des photos de famille, de mariage. Ou même un peintre qui aime peindre la beauté de la création.
    D’après ce que j’ai compris, ça ne pose pas de problème si ce n’est pas pour l’adoration.
    PS: Il faut aussi faire la différence entre admirer et adorer. On peut admirer beaucoup quelqu’un pour ses qualité sans pour autant l’adorer! Mais j’avoue que si j’ai une femme que j’aime et j’admire beaucoup, elle risque de devenir une idole pour moi. Parfois la limite est assez flou.

  14. Flo dit :

    Voilà, tu l’as dis…
    La limite est parfois franchissable très facilement, à cause de la chair, et c’est pour cela qu’il faut rester prudent. Pour nos enfants que nous aimons et que nous photographions sans cesse aussi, cela me semble excessif passé une certaine mesure. D’ailleurs on voit souvent des parents adorer tellement leurs enfants qu’ils les considèrent comme des Rois (des dieux) et ne leur enseignent même plus les bases du respect, de la politesse, de peur de les froisser ! Cela devient totalement absurde, car en agissant ainsi, ces parents ignorent qu’ils portent un véritable culte à leurs enfants qui un jour le leur feront payer car ce n’est pas la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi ! C’est pareil pour un homme, une femme, et tellement de choses ! Le Saint-Esprit est là pour nous conduire dans toute la vérité, alors demandons-lui toujours de faire croître notre discernement afin de ne pas tomber dans tous ces pièges, amen !
    Flo.

  15. Laura dit :

    Bonjour soeur Flo, je dois avouer qu’après lecture, je suis encore un peu partagée. Le but d’interdire les images est d’éviter l’adoration de ces choses. C’est donc surtout en toute chose, comme tu l’as expliqué dans les commentaires, qu’il faut veiller sur notre coeur et toujours s’examiner, pour vérifier que l’on marche toujours dans la lumière. Nous avons toutefois une différence avec le peuple de l’Ancien Testament en ce que Dieu habite maintenant en nous avec Son Esprit, nous avons une relation personnelle et non par intermédiaire (sacrificateur, prophète) ce qui rendait à risque de mettre une idole comme intermédiaire comme devant le mont Sinaï.
    Dès que l’on prie, notre prière s’élève aussitôt, nous sentons la présence de Dieu et sentons qu’Il est spirituel. Pour ma part je suis très détachée des images que je peux voir, aussitôt mon coeur s’élève vers Dieu plutôt qu’à ce que je peux voir. Il y a toujours des risques d’idolatrie, mais comme tu l’as dit pas seulement envers les images (ex, les enfants, ou toute autre chose qui passerait pour nous avant Dieu).

    Une fois dis cela, en ce qui concerne Jésus, ce qui me faisait craindre c’était plutôt justement la fausse représentation que l’on se fait et qu’il faut déconstruire après en ne retenant que ce qu’en dit la Bible (par ex, en apparence physique, Il n’avait rien pour retenir les regards (mais ce qui sortait de Lui ce devait être toute autre chose :D )). C’est pourquoi en ce qui concerne le Nouveau Testament, j’ai une préférence pour l’oral. Même si encore là en résumant simplifié ce n’est plus les mots exacts, mais c’est un passage obligé de l’enfance. Certains aspects qui ne sont plus d’actualité s’expliquent quand même mieux avec des images, par exemple la crucifixion.

    Enfant, j’ai grandit surtout avec les dessins animés Super Book qui m’ont permis d’apprendre rapidement la plupart des histoires de la Bible. En parallèle, quand je commençait à lire, nous avions un grand livre avec 2 à 4 petites histoires de la Bible par page, avec une petite image pour chacun qui attirait notre attention et nous obligeait à lire pour pouvoir comprendre. Par la suite, en lisant ma Bible j’ai pu corriger les détails de ce qui étaient présentés de façon inexacte. Tout cela a préparé une belle trame à ma connaissance de la Bible. Je dois dire qu’en ayant une mémoire très visuelle, je retiens facilement soit une image ou l’image des mots écrits sur une feuille. Il reste qu’il n’y a que la Bible qui est le plus proche de la perfection (si on omet quelques mots selon les versions ;)) comme support et à même de nous instruire au mieux (en plus accompagné de l’Esprit) dès que nous prenons un peu de maturité.

    Un dernier point aussi, envers nos enfants, si nous acceptons qu’ils regardent un peu de dessins animés nous faisons un tri de plus en plus serré, mais il me semble toujours mieux et plus constructif que ce soient des films chrétiens plutôt que seulement mondain, n’est-ce pas?

    Enfin, bref, c’est le simple éclairement que j’ai présentement. Peut-être que le Seigneur me montrera autre chose plus tard? Il faut aussi voir si pour nous-même cela semble être une occasion de chute et écarter en conséquence. Désolée, si je semble être à côté de votre conviction soeur Flo, mais malgré cela je dois vous dire que je vous apprécie beaucoup!

    Que Dieu nous bénisse et tire Son Corps dans l’accroissement!

  16. Flo dit :

    Chère Soeur Laura,
    J’apprécie les échanges constructifs et je ne suis absolument pas offensée quand on ne « voit » pas les choses de la même façon que moi, au contraire, quand cela est fait dans l’amour de Jésus, j’y trouve une grande bénédiction dans l’édification mutuelle ! Sachant que je ne tiens rien pour acquis ou figé, puisque nous avons été créés pour être enseignables et évolutifs, il me semble que nous allons continuer à apprendre tout au long de l’éternité, alors je crois qu’il faut relativiser ce que nous tenons pour « acquis » ici-bas, de peur de nous leurrer nous-mêmes.
    Je pense que les convictions que nous avons reçu par révélation nous mènent vers le chemin que Dieu a tracé pour nous d’avance, mais elles peuvent évoluer, être reconsidérées au fur et à mesure de notre marche spirituelle. J’ai partagé une vision de cette éternité qui commence déjà aujourd’hui (depuis notre nouvelle naissance en Jésus) ici-bas, mais qui n’est qu’un début de tout ce que nous allons encore développer, découvrir, authentifier et amener à maturité spirituelle tout au long de cette éternité, avec un Frère tantôt et cette conversation fut très édifiante !
    Waoo… Plus j’y pense et plus je m’aperçois que ce que je sais n’est rien en rapport à ce que j’ai à découvrir…Je comprends les versets 2 Corinthiens 2.14 et Colossiens 1.27 comme étant la seule connaissance dont nous ayons réellement besoin… Celle du Christ en nous et nous en Lui !
    C’est de plus en plus ce qui me parait être le résumé de toute la parole ou plus exactement le point centrale de la croix.
    Ce que je recherche aujourd’hui, c’est de pouvoir le connaître d’avantage LUI, dans cette relation personnelle et intime qu’IL nous donne de vivre à nous tous qui sommes venus à LUI et qui avons accepté de le suivre en Esprit et en Vérité, que de tenir pour vrai une lettre qui ne sera qu’une lettre morte si je ne peux la lire ou la faire lire avec SA Vie en moi. J’ai apprécié ton partage, et je ne vois pas pourquoi je devrais mal le prendre ? Demain je relirai cet article et ton commentaire, car là je ne comprends pas tout ce que tu sembles vouloir me démontrer dans tous les détails que tu donnes… Je te souhaite le meilleur en attendant dans notre Seigneur et je te retrouve plus tard, après relecture… Que Dieu te garde.
    Flo.

  17. Flo dit :

    Chère Soeur Laura,
    J’ai tout relu et je vois ce que tu voulais me dire au sujet du choix que tu fais de préférer laisser les enfants regarder des dessins animés bibliques plutôt que mondain.
    Vois-tu, (je préfère le tutoiement si tu n’y vois pas d’inconvénients) les choix que nous faisons dans nos vies personnelles et familiales doivent être conduits par l’Esprit. Nous ne pouvons rien faire ni dire d’une manière globale, car je ne pense pas que ce soit la volonté de Dieu que nous restions esclaves de la loi alors qu’Il nous a fait naître de nouveau en LUI.
    Toutes les situations sont différentes, les chemins de chacun sont personnels et nous ne savons pas comment le Seigneur agit dans les coeurs des uns et des autres. Les étapes que nous devons franchir doivent être une affaire entre Dieu et nous essentiellement.
    Nous avons la parole de Dieu et Son Saint-Esprit pour nous éclairer lorsque nous sommes devant un choix à faire, en tenant compte du contexte dans lequel nous vivons. Faire « peur » à des personnes non converties autour de nous… Dans notre foyer… Sous prétexte que nous devons plaire à Dieu peut être traduit par une manière trop légaliste d’appliquer la parole. Mais ne pas se soumettre à la volonté du Seigneur quand nous discernons parfaitement ce qu’elle est, c’est laisser notre âme nous conduire plus que notre Esprit et c’est faire inimitié avec Dieu.
    L’équilibre est fragile, tout est possible à celui qui croit, mais tout ce qui est permis n’est pas toujours utile et n’édifie pas forcément. Alors, encore une fois, plutôt que de devenir une lettre morte, agissons avec simplicité quand les choses ne nous sont pas encore révélées parfaitement. Tant que nous n’avons pas ancrer certaines vérités dans nos coeurs, il est préférable de faire les choses selon ce qui nous semble le plus juste, mais gardons à l’esprit que cela risque de ne pas être toujours le cas.
    Si nous devions nous couper du monde pour ne pas risquer de tenter la chair, alors il nous faudrait sortir du monde ! Dieu nous a placé au milieu de ce monde, justement pour être une lumière dans les ténèbres afin d’en éclairer le plus grand nombre, mais nous devons prendre conscience de notre position céleste pour que cela soit efficace. Je ne peux interdire les dessins animés mondains à mes enfants en totalité car mon mari ne le comprendrait pas puisqu’il n’est pas encore converti, mais lorsque je suis avec les enfants dans notre intimité, je leur enseigne les dangers de s’attacher à ces choses qui ne leur apporteront rien de bon à la finale. Je peux « trier » parce que le monde et nous sont deux univers totalement distincts. Mais en ce qui concerne les choses spirituelles, je suis bien plus ferme, car je ne vois pas quel bien je pourrai faire à mes enfants en leur disant qu’une image que je sais être une idole leur apportera un meilleur enseignement que la Parole elle-même. Mon rôle de maman est de la leur enseigner avec l’aide du Saint-Esprit et en faisant confiance à la souveraineté de Dieu. Voilà ma position personnelle, j’espère que cela répondra un peu mieux. Flo.

  18. Caroline dit :

    Chere Flo,
    j’espere que tu vas bien. J’aimerais t’envoyer un mail perso, est ce que tu peux rentrer en contact avec moi.
    merci d’avance, Caroline

  19. Flo dit :

    Bonjour Caroline,
    Je viens de t’envoyer un message en privé. Bonne suite, Flo.

  20. Laura dit :

    Merci soeur Flo de ta réponse sage.
    (pas de problème pour le tutoiement, c’est pour moi d’abord instinctif de vouvoyer :) )
    Je viens de tout relire moi aussi et déjà je crois que je vois mieux. Je me suis surtout attachée à ce qui me permettait d’aller plus loin dans ma réflexion et certaines paroles m’ont parlées plus fortement avec simplicité. Par exemple,  »nous ne connaissons plus Christ selon la chair » qui résume en effet bien que même si le monde en est plein, nous n’avons pas besoin de ces supports qui apportent une perception charnelle pour évangéliser ou enseigner. Peut-être que nos interlocuteurs sont encore charnels, mais il est meilleur de montrer l’exemple, la direction et plus le Saint-Esprit éclairera au travers leur cheminement, plus grande sera leur révélation du Seigneur ainsi que la nôtre.
    En tout cas, c’est vraiment profond et nouveau en partie pour moi cet éclairage sur la volonté de Dieu à propos des représentations. Depuis, j’essayais d’obtenir des films pour nos enfants et cela bloquait de plusieurs manières. Maintenant, je crois que c’est parce qu’il avait mieux en effet.
    Toutefois, (j’ai encore un toutefois ;) ) il y a certains dessins animés qui racontent des parts de la Bible et des paraboles surtout, sans présenter ni Dieu, les anges ou Jésus. Ces parties triées pourrait pt restées belles à garder. Oui, le Seigneur fait le ménage dans notre vie en nous présentant certains points à la fois. Parfois c’est beaucoup en même temps et c’est plus difficile à faire la part des choses, savoir jusque où il faut sauter le pas sans tomber dans le légalisme.
    Merci beaucoup de ton apport Flo et merci Seigneur de comment tu as voulu l’interaction et le partage entre les frères et soeurs!

  21. Flo dit :

    Amen Laura !
    Les voies de Dieu sont impénétrables ! Ce qui est merveilleux, c’est qu’Il nous fait toujours connaître Sa Volonté, à nous de la rechercher en tout temps avec la simplicité du coeur et les révélations viennent s’ancrer en nous comme la vie de Christ croit elle-même chaque jour d’avantage pour la Gloire de Dieu dans son Saint temple ! Que Son Nom soit béni et que tu puisses continuer ainsi en toute simplicité et avec l’assurance que dans la Souveraineté de ton Dieu tu ne seras pas dupée si tu demeures en Lui afin que LUI demeure en toi ! Bonne continuation et au plaisir d’un prochain partage, c’est toujours une joie pour moi et dans les cieux que l’échange fraternel… Que celui-ci nous édifie toujours d’avantage, amen !
    Flo.

Laisser un commentaire pour l'édification commune.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :