A62 – La part de l’homme dans le plan de Dieu

Article de : Jean-Luc B

Source : http://blog-porte-parole.blogspot.com/2011/07/la-part-de-lhomme-dans-le-plan-de-dieu_7788.html

« Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Maître, laisse-le encore cette année ; d’ici-là je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. » (Luc 13 : 6-9.)

Cette étude est dédiée à tous ceux qui sont actuellement dans la même situation que ce figuier et qui sont donc maintenant dans le délai -supplémentaire, mais limité- que le vigneron a négocié pour eux. Puisse cet enseignement être comme de l’engrais qui leur donne les moyens de répondre sans perdre de temps aux attentes légitimes de Celui qui les a établi dans sa vigne.

Le fruit.

« Lorsqu’une terre abreuvée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu. Mais si elle produit des épines et des chardons, elle s’avère sans valeur ; elle est en passe d’être maudite, et elle finit par être brûlée. » (Heb. 6 : 7-8.)

Cet avertissement devrait être pris très au sérieux, car si Dieu arrose effectivement de sa grâce ceux qui sont entrés dans son Alliance, il n’en reste pas moins vrai qu’Il attend de notre part une réponse qui en soit le prolongement. Remarquons que depuis le début de l’histoire humaine, la chute et le salut sont des histoires de fruits, consommés, produits, ou offerts par les humains. C’est la production de ce fruit que j’appelle : « la part de l’homme ».

Adam et Eve ont mangé d’un fruit défendu. Caïn et Abel vont offrir en holocauste à Dieu le fruit de leur activité. Abraham va attendre de longues années le fruit de la promesse que Dieu lui avait faite. Dieu va planter une vigne (Israël) et faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu’elle fructifie, mais Il va finir par la livrer aux nations car elle ne lui a pas donné le fruit attendu (Ésaïe 5 : 1-7.). Et l’histoire du monde sera achevée par une moisson et une vendange qui mettront en lumière le fruit de la foi de chacun.

« Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche » (Jean 15 : 2.)

La Parole nous avertit de différentes manières que ceux qui ne portent pas le fruit attendu n’auront point part au Royaume de Dieu. Mais ce qui est important d’approfondir ici, c’est que cette parole nous montre qu’ il existe des sarments qui sont pourtant « en Christ », mais qui, pour une raison que nous allons chercher à mettre en lumière, ne portent pas le fruit attendu et seront donc retranchés eux aussi !

Au travers de ce que nous avons lu jusqu’ici, nous voyons que « la part de Dieu » consiste à nous amener dans sa vigne, à nous greffer sur le bon Cep, à nous donner « tout ce qui contribue à la vie et à la piété », mais qu’Il attend de nous un résultat qui le glorifie. Cette « part de l’homme », qui est de la responsabilité de chacun de nous, c’est le « fruit » attendu est clairement défini dans l’épitre aux Galates 5.22
« le fruit de l’Esprit est :
amour,

joie,

paix,

patience,

bonté,

bienveillance,

fidélité, douceur,

maîtrise de soi »

Diagnostic.

Il est important d’enlever nos oeillères et de bien examiner où nous en sommes concernant ce fruit que Dieu attend de voir s’épanouir dans nos vies

« Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec… » (2 Cor. 13 : 5.)

Comme nous le disait le Seigneur, il est bien évident que même en faisant beaucoup d’efforts, des chardons ne pourront jamais produire des figues (Mat. 7 : 16.). C’est une question de nature. De même pour nous, si le fruit de l’Esprit ne se manifeste pas dans nos vies, ce n’est pas toute une série d’oeuvres religieuses supplémentaires (prière, jeûnes, assiduité aux réunions, etc…) qui nous permettront de changer de nature. Il nous faut une transformation complète et surnaturelle de notre identité intérieure. Et cette transformation ne peut s’effectuer que par une foi persévérante et patiente.

Je crois qu’il est important de bien nous rappeler ce que la Réforme à fermement remis à la place centrale et que Paul posait comme base du salut :

« C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Eph. 2 : 9.)

Produire le fruit de l’Esprit ne peut donc venir que par la foi dans la Parole du Dieu Tout Puissant qui nous annonce l’Oeuvre qu’Il va Lui-même accomplir en nous. Car ce n’est que de cette façon que toute la gloire reviendra au Seul qui la mérite.

« Éternel, tu mets en nous la paix,

 Car tout ce que nous faisons
C’est toi qui l’accomplis pour nous. »

(Es. 26 : 12.)

L’Alliance de la promesse.

Prenons l’exemple d’Abraham, notre père en la foi. Sa relation avec Dieu et ses expériences nous permettront de mieux comprendre quels sont ces anciens sentiers de la foi sur lesquels nous devrions marcher à sa suite.

C’est Dieu qui établit son alliance avec Abraham, et Il le fait sans conditions. Ce n’est pas du donnant-donnant, comme l’alliance de la Loi par Moïse, qui est conditionnelle à la pratique d’oeuvres justes. L’Alliance de Dieu avec Abraham est basée sur une annonce et une promesse, tout comme la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ.

Dieu n’a pas demandé à Abraham de faire une oeuvre de justice pour obtenir cette promesse, Il lui a annoncé son projet et Abraham y a adhéré avec foi. Et sa justice est venue par ce moyen, selon ce qui est écrit :

« Que dit en effet l’Écriture? Abraham crut Dieu, et ce lui fut compté comme justice. » (Rom. 4 : 3 – Gen. 15 : 6.)

Tâtonnements.

Après, Abraham a cherché cette promesse en tâtonnant, comme le dit Paul à Athènes (Actes 17 : 27.) et aussi le prophète Malachie (2 : 15.), avec les conséquences que nous savons (naissance d’Ismaël et conflit encore actuel avec Isaac). Ce n’était pas vraiment un manque de foi, mais Sarah et son mari ont voulu donner un « petit coup de pouce au Seigneur », pour essayer d’accomplir Ses promesses. Or, Dieu n’a pas besoin de nos bricolages tâtonnants pour accomplir cette oeuvre humainement impossible qu’Il a décidé de sa propre autorité. Pourtant, malgré le fait qu’Il soit Tout Puissant, Il ne le fera pas sans la participation active des ceux qui ont crus. Car au travers de son Alliance, Dieu nous appelle à collaborer à son Oeuvre en devenant « participants de sa Nature Divine ».

Mais pour que le projet divin s’accomplisse, il faudra une profonde maturation et un dépouillement des pensées humaines. Jusqu’à ce que le regard d’Abraham ne soit plus fixé (obsessionnellement) sur le sujet promis, mais soit orienté plus haut, vers Celui qui lui a fait la promesse. Il faudra que la puissance de Dieu en lui l’amène plus loin que le pardon, jusqu’à l’intercession pour ses ennemis, pour que l’Oeuvre de l’Éternel s’accomplisse enfin au travers de son couple. Il est important de remarquer que c’est en effet après avoir prié pour la guérison de la stérilité des femmes d’Abimlek (qui lui avait pourtant dérobé Sarah pour en faire sa femme), que Dieu intervient « au temps fixé » en faveur de cette même Sarah et lui permet de devenir enceinte d’Isaac, « l’enfant de la promesse » (Gen. 20 : 17 à 21 : 2.).

Engendrement spirituel.

Nous avons au travers de cette histoire un « type », un schéma, du processus d’engendrement de la Parole divine dans l’Alliance de la promesse :

1) Dieu annonce son projet ;

2) L’homme le reçoit avec foi ;

3) Il se met en marche, sans savoir où il va ;

4) Il avance en tâtonnant, tout en étant transformé intérieurement jour après jour par Celui qui le guide ;

5) Lorsqu’il demeure fermement dans son rôle d’intercesseur, il sort de la stérilité (qui a cependant permis cette maturation) et parvient à l’accomplissement glorieux de la promesse divine.

Les deux « parts ».

Au travers de ce processus, nous pouvons évidemment observer la « part de Dieu », qui annonce son projet et qui met tout en oeuvre pour l’incarner dans celui qui le croit. Mais nous pouvons aussi sonder un peu mieux la « part de l’homme », qui consiste à croire la promesse divine, à se mettre en marche sous la direction de l’Esprit, afin d’« être transformé par le renouvellement de l’intelligence » (Rom. 12: 2.) jusqu’à aimer les ennemis et à intercéder pour les coupables ; pour parvenir enfin à la manifestation du fruit de la promesse. Ce « fruit de l’Esprit » est attendu par le Père dans chacune de nos vies de disciples. C’est de cette « part de l’homme » fondée sur le don de Dieu dont nous parle l’apôtre Pierre dans le premier chapitre de sa deuxième épître :

1) D’abord « la part de Dieu »  (la semence):

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine…

2) puis « la part de l’homme »  (la croissance):

en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ; à cause de cela même, apportez tout l’empressement pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour…

3) L’ensemble de ces deux « parts » actives engendrant la fruit attendu :

En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ;

4) Et enfin l’exhortation à se réveiller :

mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il est myope, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi frères, ayez soin d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. » (2 Pierre 1 : 2 à11.)

Les oeuvres.

Depuis la Réforme et le difficile rétablissement des bases du salut reçu par la grâce seule, il est assez mal vu dans les milieux protestants de parler des oeuvres humaines nécessaires à l’accomplissement du plan de Dieu. Car il y existe toujours le risque de revenir en arrière, et de retomber dans le principe des « oeuvres méritoires » prétendument indispensables au salut, qui ont malheureusement été remises en valeur par les catholiques au concile de Trente.

Pourtant, si nous étudions correctement l’Écriture, il y a effectivement dans l’enseignement néo-testamentaire un appel à pratiquer des oeuvres. Mais ne s’agit pas d’actions dont les humains pourraient se glorifier devant le Trône, car elles ont leur origine en Dieu seul. Selon qu’il est écrit :

« Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui. […] Vous avez tout pleinement en Lui » (Col. 1 : 16-17 et 2 : 10.)

Et aussi :

« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, avec crainte et tremblement, mettez votre salut en action, Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant.  » (Phil. 2 : 12.)

« Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous marchions en elles. » (Eph. 2 : 10.)

Il existe donc des oeuvres humaines qui participent au salut -même s’il est important de rappeler qu’elles n’en sont pas à l’origine- ce sont les « oeuvres faites en Dieu » qui procèdent d’une action « selon la vérité » (Jean 3 : 21.). Elles ne sont pas pratiquées de façon intéressée pour obtenir quelque chose de Dieu (salut, ou bénédiction), mais de manière désintéressée, par reconnaissance – et comme suite logique – pour ce que Dieu a donné. Ces oeuvres ne sont en fait que la mise-en-valeur des dons que Dieu nous a fait. Voir à ce sujet la parabole des mines (Luc 19.) et principalement le verset 13 : « faites les valoir jusqu’à ce que je revienne. », qui est à rapprocher de cette exhortation de Paul : « mettez votre salut en action » (Phil. 2 : 12.)…

Les oeuvres de la foi.

Il s’agit de la foi vivante, cette foi en action à laquelle nous exhorte Jacques et qui gênait tellement Luther qu’il a hésité à intégrer cette épître dans sa traduction de la Bible. Il faut comprendre qu’à l’époque de la Réforme, le combat consistait à revenir aux fondements du salut par la grâce seule, qui avait été mis à mal par tout le trafic des « indulgences » et des « bonnes oeuvres » sensées payer le prix de l’entrée au ciel. Mais une fois bien assimilé le principe d’un salut qui vient uniquement de Dieu, il est cependant nécessaire de ne pas « l’enterrer dans un linge », mais de le mettre en pratique afin de le faire fructifier. C’est ce que Jacques exhortait à mettre en oeuvre :

« Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en-haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation. Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. […]

Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. » (Jacques. 1 : 16-17 et 22-25.)

Ce qui rejoint l’ensemble de l’enseignement biblique qui ne nous amène pas à une foi morte qui ne serait qu’une théorie mentale, ou une auto-assurance genre méthode Coué, mais qui nous appelle à la traduire en actes, sous peine de perdre son élan vital :

« En effet, ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement pas au-dessus de tes forces ni hors de ta portée. Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel, nous l’apportera et nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises : Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer, nous l’apportera et nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? Cette Parole, au contraire, est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, AFIN QUE TU LA METTES EN PRATIQUE. » (Deut. 30 : 11-14.)

« Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2 : 26.)

Paul ne dit pas autre chose :

« Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui pratiquent la loi seront justifiés. Quand les païens, qui n’ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi — eux qui n’ont pas la loi — ils sont une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour. (C’est ce qui paraîtra) au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par le Christ-Jésus les secrets des hommes. » (Rom. 2 : 13 à 16.)

Pas de retour à la tradition.

Il est cependant important de préciser que dans la Nouvelle Alliance il n’est pas question de revenir aux traditions juives et à leurs pratiques, mais il s’agit d’être greffé sur le Christ, qui est « le tronc de l’olivier franc » (Rom. 11 : 16-24.), de façon à être rendu capable de produire du bon fruit grâce à la sève à laquelle nous sommes, par ce moyen, rendus participants.

Mais comme nous le rappelait le Seigneur dans la parabole de la vigne (Jean 15.), il ne suffit pas d’être greffé « en Lui » pour porter du fruit (verset 2), il est nécessaire également de développer, par la foi, jusqu’à leur maturité tous les aspects de la personnalité du Christ qui vient habiter en nous par son Esprit.

Les neuf facettes de ce que Paul appelle « le fruit de l’Esprit » et qui devrait s’épanouir en nous (Gal. 5 : 22.)  :

amour

joie

paix

patience

bonté

bienveillance

fidélité

douceur

maîtrise de soi

Et que Pierre nous énumère en 7 points, sous un autre angle, dans le premier chapitre de sa deuxième épitre. Selon ce que nous nous en dit clairement cet apôtre, il est impératif de joindre ces choses à la foi et de les faire grandir pour que nous puissions porter le fruit attendu :

la vertu

la connaissance

la maîtrise de soi

la persévérance

la piété

la fraternité

l’amour

Je tiens cependant à mettre en garde contre un courant actuel qui voudrait entrainer les chrétiens à revenir aux pratiques légales de la loi de Moïse (sabbats, nouvelles lunes, fêtes, dîme, vocabulaire, circoncision, etc…). Mais ce n’est pas ainsi que la Parole nous enseigne à vivre par l’Esprit dans la « loi de liberté » qui est mise en pratique dans la Nouvelle Alliance !

L’apôtre Paul a combattu cette tendance qui se manifestait déjà à son époque, car il en voyait bien les effets pervers et la perte de la foi qui en résulterait. La justice selon Dieu ne consiste pas à essayer d’imiter les juifs légalistes du premier siècle, mais consiste à croire que ce qu’Il a annoncé, c’est Lui-même qui l’accomplira.

« Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux (les juifs), c’est qu’ils soient sauvés. Car je leur rends ce témoignage, qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans connaissance. En ignorant la justice de Dieu, et en cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la finalité de la loi, en vue de la justice pour tout croyant.

En effet, Moïse écrit à propos de la justice qui vient de la loi : L’homme qui la mettra en pratique vivra par elle.
Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi : Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel ? C’est en faire descendre Christ ; ou : Qui descendra dans l’abîme ? C’est faire remonter Christ d’entre les morts.Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur.Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. Car en croyant du cœur on parvient à la justice, et en confessant de la bouche on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

Quiconque croit en Lui, ne sera pas confus. » (Rom. 10 : 1 à 11.)

L’écoute de la foi.

La Nouvelle Alliance en Christ n’est pas basée sur une pratique littérale de la Loi, mais sur « l’écoute de la foi » (Gal. 3 : 5.). En cela elle est semblable à l’Alliance de la promesse que Dieu a établi avec Abraham. La parole de Dieu est alors écoutée, non pas comme une contrainte à laquelle il faudrait se conformer, mais comme une annonce prophétique qu’il est important de recevoir par la foi pour parvenir à la voir s’accomplir dans nos vies.

A titre d’exemple, le plus grand commandement (qui est une annonce prophétique) dit exactement :

« Ecoute Israël, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur… ». (Marc 12 : 24 – Deut. 6 : 4-5.)

Malheureusement, il n’est pas souvent entendu correctement, mais plutôt de manière légaliste et contraignante, sous la forme : « TU DOIS aimer le Seigneur de tout ton coeur ». Alors que nous savons pourtant tous qu’il est impossible d’aimer par contrainte ou par devoir. Tous ceux qui ont essayés d’aimer de cette manière ont trouvés que les commandements de Dieu étaient pénibles et même irréalisables…Pourtant, écoutés de la bonne manière, les « dix paroles » écrites du doigt de Dieu sur les tables de pierre données à Moïse ne sont pas des ordres auquel il faudrait impérativement se conformer par crainte de mourrir ou par peur de la perdition, mais des annonces prophétiques, des promesses de ce que Dieu fera dans la vie de ceux qui le croiront. C’est dans ce sens que nous pouvons comprendre cette Parole du Christ :

« En vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Mat. 5 : 18.)

En réalité, tous les commandements divins ne peuvent porter le fruit attendu que lorsqu’ils sont reçus avec foi. Celui qui comprend par la foi que le projet de Dieu consiste à nous rendre capable d’incarner l’Esprit de Sa Loi, peut avancer en confiance sur le chemin, comme Abraham, en étant « pleinement convaincu de ceci : ce que (Dieu) a promis, il a aussi la puissance de l’accomplir. » (Rom. 4 : 21.)

Il ne reste alors qu’à avancer par la foi sur le chemin que le Christ a ouvert pour nous.

« Lavez-vous, purifiez-vous,

Otez de ma vue la méchanceté de vos actions,
Cessez (de faire) le mal.
Apprenez à faire le bien,
Recherchez le droit… »

(Es. 1 : 16-17.)

« Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers ; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est Lui qui le fera. » (1 Thes. 5 : 24.) Le croyez-vous ?

« J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » (2Cor. 4 : 13 – Ps. 116 : 10.)

Jean-Luc B

7 commentaires pour A62 – La part de l’homme dans le plan de Dieu

  1. kevin dit :

    Chère Flo,
    Tu penses quoi de moi par rapport à ces 9 fruits de l’esprit. Je te le demande à toi, car c’est pas facile de se juger sois même de façon objective!

  2. Flo dit :

    Cher Kevin,
    Vois-tu mon Frère, je suis la première à prêcher la communion fraternelle au sens large, et je sais que via le net elle est possible aussi parce que l’Amour et l’Esprit du Seigneur sont partout, omniscient et omniprésent, rien ne peut empêcher Dieu d’agir au travers des murs, des régions, des pays et de nos écrans même ! Néanmoins, répondre à une telle question sans jamais ne t’avoir vu, ni au contact d’autres personnes, ni agissant, donnant comme recevant en étant toujours du bon côté pour la Gloire de Dieu, ni dans des situations périlleuses, ni… Ce n’est pas possible ! Et puis, est-ce à moi de répondre à cela vraiment ? Non Kevin, je suis convaincue que je ne peux te répondre pour toutes ces raisons et pour bien d’autres. Mais je peux te dire de t’examiner toi-même face à ce que représente pour toi, en ton âme et conscience :
    L’Amour, La Joie, La Paix, La Bonté, L’Amabilité, La Serviabilité, La Générosité, La Fidélité, La Patience, Avoir bon Caractère, La Douceur, La Confiance dans les autres, La Modestie, L’Humilité, L’Aptitude à céder et à S’adapter, La Chasteté, La Tempérance et La Maîtrise de soi ! Et de demander au Saint-Esprit de Dieu de mettre en toi une pleine conviction sur les points qui te font encore défaut à ce jour afin de pouvoir marcher dans les pas du Seigneur pour qu’Il te donne l’accroissement ou cela est nécessaire ! Que Dieu te bénisse bien aimé et te conduise lui-même dans toute la vérité, par Son Saint-Esprit et pour SA Gloire, amen !
    Flo.

  3. Marie-Noëlle dit :

    Cher Kévin,
    En tout cas tu es utile ! Toutes ces questions que tu poses à HVM sur son blog concernent souvent des sujets qu’on n’ose pas évoquer, et tout le monde « profite » des réponses que tu reçois ! Tu es semblable à l’homme à la main sèche dont parle l’Evangile, ou bien la femme à la perte de sang, tu braves le qu’en dira-t-on et c’est avec raison que tu le fais. Et aussi tu n’hésites pas à exprimer ton affection fraternelle, cela me fait beaucoup de bien, c’est un fruit que je désire porter comme toi. Le Seigneur a dit « demandez et vous recevrez », ce n’est pas toujours facile de le faire publiquement mais tu le fais et je crois que c’est Dieu qui t’en a rendu capable. Que le Seigneur soit béni pour l’oeuvre qu’Il a commencé en toi, et qu’Il conduira à la perfection.
    Bises fraternelles.

  4. kevin dit :

    Chère Marie-Noëlle,
    Cela me touche beaucoup! Justement, je me sentais un peu inutile!
    PS: il y a beaucoup de question que je pose où Henri me répond en privé! Il ne publie que les moins osés! Désolé que tu ne puisses pas en profiter!

  5. Flo dit :

    Je confirme !
    Je ne publie pas tout non plus, mais je réponds toujours à Kevin en privé si ce n’est par ici, car même c’est notre petit Frère et Il aime Son Dieu, il aime ses proches et il cherche, il cherche…. Et à force… Il trouve ! Mais pourvu que ce soit toujours le meilleur dans le Seigneur ! C’était un petit clin d’oeil en passant….
    Je vous bénis bien aimé(e)s, Flo.

  6. Petit dit :

    Merci chère sœur Flo d’avoir posté cet article.
    Récemment j’avais aussi pris le verset « Tu aimeras l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Deutéronome 6:5) comme un ordre ! Et j’essayais par moi-même de L’aimer, de prier, de veiller, de méditer etc… Je me suis encore forcé !
    Mais cela ne sert à rien puisqu’il est écrit que Dieu nous a déjà préparé d’avance des œuvres bonnes pour que nous les mettions en pratique ! Autrement dit, ce qu’Il nous a demandé de faire, nous le ferons si nous avons la volonté de le faire ! Il ne doit pas y avoir d’obstacle à cela ! L’amour doit s’exprimer dans un contexte de liberté. C’est ce j’ai reçu hier soir avant de lire l’article, puis j’ai été éclairé encore après l’avoir lu !
    J’ai enfin compris ce que signifie le « repos de la foi ».
    Merci Seigneur !

  7. Flo dit :

    Cher Frère Petit,
    Oui c’est cela, pas d’efforts humains à fournir mais seulement spirituels en étant tout simplement ancrés en Christ, accrochés au Cep afin qu’Il puisse déverser toute la puissance de la sève aux sarments afin que ceux-ci portent le bon fruit pour SA Gloire, alléluia ! Amen !
    Merci Seigneur pour cette révélation qui te fortifie et t’édifie bien aimé du Seigneur !
    Bonne suite à toi, à tantôt, Flo.

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