A71 – La consécration

Article de : Watchman Nee

Références bibliques : Ex 28.1-2, 40-41 ; Lv 8.14-28 ; Rm 6.13, 16, 19 ; 12.1 ; 1 Co 6.19-20 ; 2 Co 5.14-15 Parlons un moment du sujet de la consécration chrétienne.

Qu’une personne se consacre ou non dépend de la nature de son expérience au moment de son salut. Si elle considère sa foi dans le Seigneur Jésus comme étant une faveur pour le Seigneur, et sa foi en Dieu comme une courtoisie envers Lui, il sera impossible de parler à cette personne de consécration. Il sera également inutile de parler de consécration à une personne qui pense promouvoir la cause du christianisme et qui pense que sa propre conversion est un honneur pour le christianisme ; cette personne n’a pas de bonnes bases. Elle n’a pas eu un bon début dans sa foi chrétienne. Il est impossible de s’attendre à ce qu’une telle personne se consacre. Nous devons réaliser que le Seigneur nous a manifesté une grande grâce et une grande miséricorde. C’est le Seigneur qui nous a aimés et qui nous a sauvés. C’est pour cela que nous nous consacrons à Lui.

Nous trouvons l’enseignement de la consécration dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau. Beaucoup de passages du Nouveau Testament, tels que Romains 6 et 12, nous parlent de consécration. Dans l’Ancien Testament, la consécration est surtout en rapport avec Aaron et sa maison. Exode 28 et 29 et Lévitique 8 nous parlent de la consécration d’Aaron et de sa famille. Même si la consécration est notre première expérience dans le service de Dieu, nous ne trouvons pas beaucoup d’enseignements directs dans Sa Parole. Afin de comprendre le sens de la consécration, nous devons donc étudier les versets que nous avons mentionnés.

I. LA BASE DE LA CONSÉCRATION

Nous voyons clairement dans 2 Corinthiens 5.14-15 que la puissance contraignante de l’amour de Dieu est la raison pour laquelle ses enfants vivent pour Celui qui est mort pour eux et qui est ressuscité. Un homme vit pour le Seigneur parce qu’il y est contraint par l’amour du Seigneur. Dans la langue originale, le mot contraint peut être traduit par « pressé de tous côtés », c’est-à-dire extrêmement confiné. Cela signifie être fortement lié et enveloppé.

L’amour nous a liés, et nous ne pouvons nous échapper. Lorsqu’une personne est amoureuse, elle a un sentiment d’esclavage. Nous sommes liés par Lui ; il n’y a aucune issue. Il est mort pour nous, et nous devrions vivre pour Lui aujourd’hui. Ainsi, l’amour est la base de la consécration. Un homme se consacre au Seigneur à cause de l’amour du Seigneur pour lui. Personne ne peut se consacrer s’il n’a pas au préalable touché l’amour du Seigneur. L’homme doit toucher l’amour du Seigneur pour lui avant qu’il puisse se consacrer au Seigneur. Lorsque nous touchons l’amour du Seigneur, la consécration suit de façon spontanée.

La consécration est basée sur l’amour du Seigneur pour nous. Mais elle est aussi basée sur le droit du Seigneur. Cette vérité nous est révélée dans 1 Corinthiens 6.19-20 : « Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes… Car vous avez été rachetés à un prix. » Notre Seigneur a donné Sa propre vie pour nous ; Il est même devenu la rançon pour nous racheter à Lui. Nous sommes ceux qui ont été rachetés par le Seigneur. Puisque le Seigneur nous a rachetés, nous sommes prêts à perdre notre propre liberté pour Lui. Nous ne nous appartenons plus ; nous sommes au Seigneur. Nous devons glorifier Dieu dans nos corps parce que nous ne nous appartenons pas ; nous avons été rachetés par le Seigneur à un prix. Le sang que le Seigneur a versé sur la croix est le prix qu’Il a payé. Ainsi, pour ce qui est du droit du Seigneur sur nous, nous Lui appartenons.

Nous devons comprendre clairement que nous sommes ceux qui ont été rachetés par le Seigneur. Il nous a rachetés au prix fort. Il nous a rachetés, non avec de l’argent ou de l’or, mais avec Son propre sang. Nous voyons en cela l’amour du Seigneur ainsi que Son droit. Nous servons le Seigneur parce qu’Il nous aime, et nous Le suivons parce qu’Il a un droit sur nous. Le droit qu’Il a acquis par la rédemption nous contraint de nous donner au Seigneur. L’amour qui résulte de la rédemption nous contraint aussi de nous donner à Lui. La base de la consécration est Son droit ainsi que Son amour. C’est un droit légal, au-delà de tout amour sentimental humain.

Voilà les deux raisons pour lesquelles nous devrions nous donner au Seigneur.

II. LE SENS DE LA CONSÉCRATION

Le simple fait d’être contraints par l’amour ou de reconnaître le droit légal du Seigneur ne constitue pas la consécration. Une fois qu’une personne a été contrainte par l’amour du Seigneur et qu’elle a reconnu Son droit, il lui reste une étape à franchir. Cette étape l’amènera dans une nouvelle position. Au travers de la contrainte du Seigneur, et du fait qu’Il nous a rachetés, nous nous séparons de toutes les autres choses. À partir de ce moment, nous vivons pour le Seigneur. C’est cela la consécration. À certaines occasions dans l’Ancien Testament, la Version Chinoise Unifiée traduit le mot consécration par « recevoir le saint service ». Recevoir le saint service signifie recevoir le ministère du service de Dieu. C’est un saint service. C’est cela la consécration. La consécration, c’est recevoir le ministère de servir Dieu. C’est dire au Seigneur : « Aujourd’hui je me sépare de tout pour Te servir, parce que Tu m’as aimé. »

III. UNE PERSONNE CONSACRÉE

Regardons ensemble Exode 28.1-2 et 29.1, 4, 9-10.

Après avoir lu ces versets, nous voyons que la consécration est une chose très importante. La nation d’Israël était une nation choisie par Dieu (Ex 19.5-6), mais elle n’est pas devenue une nation consacrée. Il y avait douze tribus parmi les Israélites, mais toutes les tribus n’ont pas reçu le saint service. La tribu de Lévi était l’une de ces douze tribus. C’était une tribu choisie par Dieu (Nm 3.11-13), mais ce n’était pas une tribu consacrée. Parmi les nombreux Lévites, seule la maison d’Aaron a reçu le saint service. Tous les Israélites n’ont pas reçu le saint service, ni même tous les Lévites. Seule la maison d’Aaron a reçu le saint service. Pour pouvoir être consacré, il fallait appartenir à cette maison. Si quelqu’un ne faisait pas partie de cette maison, il ne pouvait pas se consacrer. Seuls les membres de cette maison — la maison d’Aaron — étaient qualifiés pour devenir sacrificateurs, et c’était seulement eux qui pouvaient se consacrer.

Merci Seigneur, nous sommes aujourd’hui membres de cette maison ! Ceux qui croient au Seigneur sont membres de cette maison. Tous ceux qui ont été sauvés par la grâce sont sacrificateurs (Ap 1.5-6). Dieu nous a choisis pour être les sacrificateurs. Auparavant, seul les membres de la maison d’Aaron pouvaient se consacrer ; si quelqu’un d’autre s’approchait, il devait être mis à mort (Nm 18.7). Nous devons nous souvenir que seuls ceux qui sont choisis par Dieu pour être sacrificateurs peuvent se consacrer. Ainsi, seuls les membres de cette maison pouvaient se consacrer. Aujourd’hui, Dieu nous a choisis pour être sacrificateurs ; nous sommes donc membres de cette maison. Ainsi, nous remplissons les conditions pour nous consacrer.

Nous voyons ici que l’homme ne se consacre pas parce qu’il a choisi Dieu. Au contraire, c’est Dieu qui choisit et qui appelle, puis c’est l’homme qui se consacre à Lui. Ceux qui considèrent qu’ils font une faveur à Dieu en renonçant à leur vie, ce sont ceux du dehors ; ils ne sont pas du tout consacrés. Nous devons réaliser que notre service envers Dieu n’est en aucun cas une faveur ou une courtoisie que nous Lui faisons. Il ne s’agit pas de se donner à l’œuvre du Seigneur, mais c’est plutôt le Seigneur qui, dans sa grâce, nous accorde une partie de Son œuvre. C’est Dieu qui nous a donné la gloire et la beauté. La Bible nous dit que les saints vêtements du sacrificateur sont pour la gloire et la beauté (Ex 28.2). La consécration, c’est quand Dieu nous donne la gloire et la beauté ; c’est Dieu qui nous appelle à Son service. Si nous nous glorifions de quoi que ce soit, cela ne doit être de rien d’autre que de notre Seigneur merveilleux. Ce n’est pas une merveille pour le Seigneur que d’avoir des serviteurs comme nous. Ce qui est merveilleux, c’est que nous ayons un tel Seigneur ! Nous devons voir que la consécration est le résultat de notre élection. Servir Dieu est un honneur pour nous. Nous ne sommes pas en train d’élever Dieu, comme si nous sacrifiions quelque chose pour Lui, ou comme si nous avions en nous-même quelque gloire. La consécration, c’est Dieu qui nous donne la gloire. Nous devrions nous prosterner devant Lui et dire : « Merci de m’avoir donné une part dans Ton service. Il y a tellement de gens dans ce monde, mais moi j’ai été choisi pour y avoir part ! » La consécration c’est notre honneur, ce n’est pas notre sacrifice. Il est vrai que nous devons tout sacrifier, mais dans la consécration il n’y a aucun sens de sacrifice. Il y a seulement une pleine expression de la gloire de Dieu.

IV. LE CHEMIN DE LA CONSÉCRATION

Lévitique 8.14-28 nous parle d’un taureau, de deux béliers, et d’une corbeille de pains sans levain. Le taureau était pour l’offrande expiatoire, le premier bélier était pour l’holocauste et le deuxième bélier et la corbeille de pains sans levain servaient à l’offrande de consécration.

A. L’offrande expiatoire

Afin de recevoir le saint service devant Dieu, c’est-à-dire de se consacrer à Dieu, la première chose qui doit être réglée, c’est l’expiation des péchés. Seule une personne sauvée, une personne qui appartient au Seigneur, peut se consacrer. L’offrande expiatoire est la base de la consécration.

B. L’holocauste

Ensuite, nous avons deux béliers. Nous devons étudier Lévitique 8.18-28 très attentivement. Un des béliers était pour l’holocauste ; il devait être brûlé. L’autre servait à l’offrande de consécration ; il permettait à Aaron de servir Dieu.

Qu’est-ce qu’un holocauste ? Un holocauste, c’est une offrande qui est complètement brûlée. Le sacrificateur ne pouvait pas manger de la viande provenant d’un holocauste. La viande était complètement brûlée. Le problème de notre péché est réglé par l’offrande expiatoire, et l’holocauste nous rend acceptable devant Dieu. Le Seigneur Jésus a porté nos péchés sur la croix. Cela se rapporte à Son œuvre en tant qu’offrande expiatoire. En même temps, pendant que le Seigneur Jésus était sur la croix, le voile a été déchiré de haut en bas, pour nous amener dans le Lieu Très Saint. Cela se rapporte à Son œuvre en tant qu’holocauste. L’offrande expiatoire et l’holocauste débutent au même point, mais ils arrivent à des points différents. Ils débutent là oú le pécheur se trouve. L’offrande expiatoire s’arrête après la propitiation pour le péché, mais l’holocauste amène le pécheur plus loin, en le rendant agréable à Dieu. L’holocauste est l’offrande qui rend le pécheur acceptable dans le Bien-Aimé. Il va plus loin que l’offrande expiatoire.

L’holocauste est la douce saveur du Seigneur Jésus devant l’Éternel, et c’est cette douce saveur qui Le rend agréable à Dieu. Aujourd’hui lorsque nous L’offrons à Dieu, nous sommes également acceptés par Dieu. Nous ne sommes pas seulement pardonnés par l’offrande expiatoire, mais en plus, nous sommes rendus acceptables à Dieu par le Seigneur Jésus.

C. L’offrande de consécration

1. L’aspersion du sang

Après le premier bélier, il fallait égorger le second. Que faisaient les sacrificateurs du deuxième bélier après l’avoir tué ? Ils commençaient par mettre le sang sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit. Cela indique que, puisque Dieu nous a acceptés en Christ, nous devrions reconnaître la séparation que le sang opère sur nos oreilles, nos mains, et nos pieds. Nous devrions déclarer que nos oreilles, nos mains, et nos pieds sont entièrement à Dieu. À cause de notre rédemption, nos oreilles, qui sont faites pour entendre, ne doivent plus entendre que pour Dieu ; nos mains, qui sont faites pour travailler, ne doivent plus travailler que pour Dieu. Nos pieds, qui sont faits pour marcher, ne devraient plus marcher que pour Dieu. Nous mettons le sang sur le lobe de notre oreille droite, sur le pouce de notre main droite, et sur le gros orteil de notre pied droit. Ceci signifie que nos oreilles, nos mains, et nos pieds ont tous été rachetés par le Seigneur. Nous devrions dire au Seigneur : « Grâce à Ta rédemption, Seigneur, à partir d’aujourd’hui, je ne considère plus que mes oreilles soient à moi, ni que mes mains soient à moi, ni que mes pieds soient à moi. Puisque Tu m’as racheté, Seigneur, mon être tout entier T’appartiendra désormais ; cela ne m’appartient plus. »

Le sang, c’est la marque de la possession. C’est aussi le symbole de l’amour. Lorsqu’on parle de « prix » dans 1 Corinthiens 6 et d’« amour » dans 2 Corinthiens 5, on parle du sang. C’est parce qu’il y a du sang, de l’amour et de la possession que nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes. Le Seigneur a versé Son sang, et nous devons reconnaître le droit légitime de Son sang sur nous. Puisque le Seigneur nous aime, nous confessons que notre être tout entier Lui appartient.

2. L’offrande par élévation

Après l’aspersion du sang, il y avait l’offrande par élévation. Nous devons nous rappeler que, lorsque le deuxième bélier était égorgé et que son sang était mis sur l’oreille, le pouce et l’orteil, ce n’était toujours pas la consécration. Il ne s’agit que de la base pour la consécration. L’aspersion du sang est simplement une confession d’amour et de droit. Cela nous qualifie pour la consécration, mais la consécration à proprement parler intervient après cela.

Après l’égorgement du second bélier et l’aspersion de son sang, ils prenaient la graisse et l’épaule droite, ainsi qu’un gâteau de pain, un gâteau à l’huile et une galette de la corbeille de pains sans levain. Toutes ces choses nous parlent de deux aspects du Seigneur Jésus. L’épaule droite nous parle de force et nous montre l’aspect divin du Seigneur Jésus. La graisse est riche et représente l’aspect de la gloire de Dieu. Le pain, c’est la vie végétale, qui nous parle de Son humanité entière. Il est l’homme parfait, qui est sans levain et sans tâche. Il est rempli de l’huile de l’onction, étant rempli du Saint-Esprit. Comme la galette, Sa nature, les sentiments de Son cœur et Son discernement sont fins, tendres et fragiles, étant remplis de sensibilité et de compassion. Une fois que toutes ces choses étaient mises dans les mains d’Aaron, il les agitait de côté et d’autre devant l’Éternel. Après cela, ces choses étaient brûlées comme un holocauste. Voilà la consécration.

Ici, nous avons besoin de quelques explications. Le mot hébreu traduit par consécration signifie « avoir les mains pleines ». La traduction de Darby ainsi que la concordance de Young rendent cette signification. Initialement les mains étaient vides, maintenant elles sont pleines. Lorsque les mains d’Aaron étaient remplies de toutes ces choses, il était rempli du Seigneur et il y avait alors une consécration. Lorsque les mains d’Aaron étaient vides, il n’y avait pas de consécration. Lorsque les mains d’Aaron étaient remplies et qu’il ne pouvait plus rien porter d’autre que le Seigneur, alors il s’agissait bien de consécration.

Qu’est-ce donc que la consécration ? Dieu a demandé que la maison d’Aaron Le serve en tant que sacrificateurs. Mais Aaron ne pouvait pas venir vers Dieu de façon présomptueuse. D’abord, il fallait régler le problème de ses péchés ; ensuite, il devait être accepté en Christ. Ses mains (qui nous parlent de son travail) devaient être remplies de Christ. Il devait avoir rien d’autre que Christ. Ce n’était qu’à ce moment-là qu’il y avait de la consécration. Qu’est-ce que la consécration ? Voici comment Paul l’a décrit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Rm 12.1).

Devant le Seigneur, nous devons voir que dans cette vie, nous n’avons qu’un seul chemin à suivre, c’est à dire servir Dieu. Nous n’avons pas d’autre possibilité. Servir Dieu est notre seul chemin. Afin de servir Dieu, nous devons Lui présenter notre corps tout entier. À partir de ce jour, nos oreilles écouteront pour le Seigneur, nos mains travailleront pour le Seigneur et nos pieds courront pour le Seigneur. Nos deux oreilles n’écouteront que la Parole de Dieu, nos deux mains ne feront que le travail du Seigneur, et nos deux pieds ne marcheront que sur le chemin du Seigneur. Nous sommes ici uniquement pour servir Dieu. Nous nous sommes consacrés comme une offrande, comme un sacrifice ; nous nous sommes consacrés tout entiers à Lui. De plus, nos deux mains seront remplies de Christ ; elles L’élèveront et L’exprimeront. Voici ce qu’est la consécration. C’est seulement lorsque nous aurons fait cela que Dieu dira : « Ceci est la consécration. » Cette saturation de Christ, c’est cela que Dieu appelle consécration.

La consécration implique que nous ayons touché l’amour du Seigneur et que nous ayons reconnu Son droit. Pour ces raisons, nous pouvons venir devant Dieu et Le supplier de nous accorder le privilège de Le servir. Ce n’est pas uniquement le fait que Dieu nous appelle, mais c’est aussi le fait que nous nous offrons à Lui pour Le servir. Nous devrions dire : « Ô Dieu ! Je suis à Toi. J’ai été racheté par Toi. Auparavant, j’étais sous Ta table, espérant manger quelques miettes de pain qui pourraient tomber, mais à partir d’aujourd’hui, je veux Te servir. Aujourd’hui je choisis de Te servir. J’ai été accepté dans le Seigneur. Puis-je aussi avoir une part dans le vaste travail de Te servir ? Sois miséricordieux envers moi, afin que je puisse avoir part dans Ton service. En accordant le salut à beaucoup, Tu ne m’as pas mis de côté, Tu ne m’as pas rejeté ; Tu m’as sauvé. Maintenant donne-moi une part parmi ceux qui Te servent ; ne me rejette pas. »

C’est ainsi que nous devrions nous présenter devant le Seigneur. Tout est pour Christ et uniquement pour Christ. Lorsque nous nous présentons devant Lui de cette façon, nous avons la consécration. C’est ce que Romains 12 appelle présenter son corps. Romains 6 nous parle de la consécration des membres. Elle est semblable à l’aspersion du sang sur les oreilles, les mains et les pieds. Romains 12 nous parle de la consécration du corps tout entier. C’est le fait de remplir nos deux mains de Christ. Cela relie l’Ancien Testament avec le Nouveau d’une façon parfaite.

V. LE BUT DE LA CONSÉCRATION

Le but de la consécration n’est pas de devenir prédicateur pour Dieu, ni de travailler pour Lui. Le but de la consécration est de Le servir. Le résultat de la consécration est le service. Dans la langue originale, le mot service a le sens de « être de service auprès de ». Ceci signifie qu’une personne est prête à servir. Nous devons nous rappeler que le but de la consécration est d’être de service auprès de Dieu. Être au service de quelqu’un peut être une tâche ardue. Être au service de Dieu signifie que vous vous tenez debout lorsqu’Il vous le demande. S’Il veut vous mettre de côté, vous le Lui permettez, et s’Il veut que vous couriez, vous courrez. Voilà ce que signifie être au service de Dieu.

Dieu demande à tous les chrétiens de Lui offrir leurs corps pour Le servir. Il ne nous demande pas nécessairement de prêcher en public ou d’évangéliser quelque terre lointaine. Il nous demande d’être à Son service. Si Dieu envoie quelqu’un prêcher, cette personne n’a pas d’autre choix que de parler. Si Dieu envoie quelqu’un vers des terres lointaines, cette personne doit partir. Tout notre temps est pour Dieu, mais le travail que nous avons à faire est varié. Tous devraient être au service de Dieu, mais le travail spécifique de chacun est variable. Nous devons tous apprendre à servir Dieu. La présentation de notre corps est faite dans le but de servir Dieu.

Lorsque nous sommes chrétiens, nous devons servir Dieu toute notre vie. Dès qu’une personne se consacre, elle doit réaliser qu’à partir de ce moment, la volonté du Seigneur passe en premier dans sa vie. Servir Dieu devient la mission de toute sa vie. Que Dieu soit bon envers nous et qu’Il nous montre que notre service quotidien auprès de Lui est notre devoir ! Nous devrions montrer à tous les croyants que nous sommes désormais de ceux qui servent l’Éternel. Nous devons réaliser qu’en tant que chrétiens, nous ne pouvons plus être négligents dans quoi que ce soit. Je n’encourage pas à ne plus être fidèles et consciencieux dans notre carrière ou à être oisifs. Ce n’est pas du tout ce que je veux dire. Nous devons bien sûr être fidèles et sérieux dans notre vocation. Mais devant Dieu, nous devons reconnaître que notre vie tout entière est dirigée vers le service de Dieu. Nous faisons tout dans le but d’obéir à la volonté de Dieu et de Lui plaire. C’est là la réalité de la consécration.

La consécration ne se préoccupe pas de savoir combien nous pouvons donner à Dieu. Être consacré, c’est être accepté par Dieu et recevoir l’honneur de Le servir. La consécration est réservée exclusivement aux chrétiens ; elle n’est pas pour tout le monde. Seuls ceux qui sont sauvés, ceux qui appartiennent au Seigneur peuvent se consacrer. La consécration, c’est lorsque nous disons : « Seigneur, Tu m’as donné la possibilité et le droit de venir devant Toi et de Te servir. » C’est le fait de dire : « Seigneur, je suis à Toi. Mes oreilles ont été rachetées par Ton sang ; elles T’appartiennent. Mes mains ont été rachetées par Ton sang ; elles T’appartiennent. Mes pieds ont été rachetés par Ton sang ; ils T’appartiennent. À partir de maintenant je ne peux plus m’en servir pour moi-même. »

Nous ne devons pas demander aux autres de se consacrer. Nous devrions nous contenter de leur dire qu’un chemin est désormais ouvert par lequel ils peuvent se consacrer. Il existe une façon de servir notre Dieu, l’Éternel des armées. Nous devons être clairs sur le fait que nous sommes ici pour servir l’Éternel des armées. C’est une erreur grossière que de nous imaginer que la consécration est une faveur que nous accordons à Dieu.

La révélation de l’Ancien Testament est très claire. Un homme ne peut se consacrer à Dieu qu’avec Son approbation. Le Nouveau Testament nous exhorte aussi à nous consacrer au travers des compassions de Dieu. C’est parce que Dieu nous aime tellement, que nous devons nous consacrer à Lui. C’est le service le plus raisonnable. Ce n’est pas une demande de faveur ; c’est la chose la plus raisonnable et la plus naturelle. La consécration ne dépend pas de notre volonté propre. C’est en raison de la grâce surabondante de Dieu que nous pouvons nous consacrer. Nous devons voir qu’obtenir le droit d’être le serviteur de Dieu est le plus grand honneur dans notre vie. C’est une chose merveilleuse pour un homme d’être sauvé. C’est une chose bien plus merveilleuse pour un homme d’avoir part au service de Dieu ! Quel est le Dieu auquel nous croyons ? Il nous faut voir Sa grandeur et Sa gloire. C’est seulement à ce moment-là que nous verrons l’énorme signification et le formidable honneur de Le servir ! Combien il est merveilleux pour nous de recevoir Sa grâce et d’être jugés dignes de Le servir !

Source : http://www.lsm.org/francais/24/Lesson07.html

2 commentaires pour A71 – La consécration

  1. Joy dit :

    Oui, nous vivons pour le Seigneur… Et c’est Lui-même notre vie… Tout découle de cette vérité… Merci pour cet enseignement ma chère Flo! Que Dieu te garde! Fraternellement! Joy

  2. Flo dit :

    Chère Joy,
    Que Dieu te garde aussi… Bien cachée en Jésus… Sois bénie toi et les tiens.
    Flo.

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