A76 – Celui qui veut marcher avec Dieu, doit apprendre à marcher seul

Article de : Aiden Wilson Tozer

Traduit de « The Best of A.W. Tozer » – Baker Book House, Grand Rapids, Michigan 49506 (USA).

La plupart des grandes âmes de ce monde ont été solitaires. La solitude semble être le prix que le saint doive payer pour sa sainteté. Ce texte semble aussi décrire l’expérience personnelle de son auteur.

A l’aube du monde, ou, plutôt, à l’époque de ces étranges ténèbres qui sont venues sur la terre après l’aube de la création de l’homme, Enoch marchait avec Dieu, et il ne fut plus, parce que Dieu le prit. Bien que cela ne soit pas écrit aussi clairement, il est très probable qu’Enoch suivit un chemin complètement séparé de celui de ses contemporains.

Noé fut un autre solitaire qui, parmi tous les hommes antédiluviens, trouva grâce devant le Seigneur. Tout semble montrer qu’il vécut une vie solitaire, au milieu même de son propre peuple.

Abraham bénéficiait de la compagnie de Sarah et de Lot. Il possédait aussi de très nombreux serviteurs et bergers. Mais tous ceux qui lisent son histoire, ainsi que les commentaires qu’en firent les apôtres, ne peuvent aussitôt manquer de remarquer qu’il fut « un homme dont l’âme était comme une étoile, et qui demeurait à part. »

Pour autant que nous le sachions, Dieu lui a toujours parlé alors qu’il était loin de toute compagnie humaine. Face contre terre, il communiait avec son Dieu. Une dignité humaine innée lui interdisait d’adopter cette posture en présence des autres. Combien solennelle et douce fut cette scène nocturne, la nuit où il fit un sacrifice, et où il vit des flammes de feu se déplacer au milieu des offrandes partagées !

Là, seul au milieu de l’horreur de ces profondes ténèbres, il entendit la voix de Dieu, et sut qu’il était un homme marqué par la faveur divine.

Moïse aussi fut un homme à part. Alors qu’il était encore attaché à la cour de Pharaon, il entreprenait de longues marches solitaires. C’est au cours de l’une de ces marches, loin des foules, qu’il aperçut un Hébreu et un Egyptien se battre, et qu’il vint au secours de son compatriote. Cela entraîna sa fuite hors d’Egypte, et il demeura dans le désert, dans une réclusion presque totale. Là, alors qu’il gardait seul ses brebis, il vit le miracle du buisson ardent.

Plus tard, au sommet du Sinaï, il se tapit, solitaire, rempli d’une fascination respectueuse, pour contempler la Présence divine, partiellement manifestée au milieu des nuées et des flammes.

Les prophètes des époques antérieures au Christianisme furent très différents les uns des autres. Mais ils avaient en commun un signe distinctif : leur solitude forcée. Ils aimaient leur peuple et glorifiaient la religion de leurs pères, mais leur loyauté au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, ainsi que leur zèle pour la nation d’Israël, les ont éloignés des foules, pour passer par de longues périodes d’abattement.

« Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère » (Psaume 69 : 8), s’est exclamé l’un d’eux, qui s’exprimait sans le savoir pour tous les autres. Mais le plus révélateur fut la vie de Celui dont Moïse et tous les prophètes ont parlé. Il a suivi Sa route solitaire vers la croix. Sa profonde solitude ne fut jamais comblée par la présence des multitudes.

Il est minuit, et sur le mont des oliviers,

S’éteint la clarté de l’étoile tardive.

Il est minuit ; isolé au fond du jardin,

Notre Sauveur souffrant lutte et prie, solitaire.

Il est minuit ; loin de la présence de tous,

Notre Sauveur combat, angoissé, isolé ;

Ses disciples eux-mêmes, et tous ceux qu’Il aimait,

N’ont pas vu le chagrin et les pleurs de leur Maître.

William B. Tappan

Il est mort seul dans les ténèbres, caché de la vue des mortels. Personne n’était là quand Il est sorti triomphant du tombeau, quoique beaucoup le virent par la suite et rendirent témoignage de ce qu’ils avaient vu.

Certaines choses sont trop sacrées pour qu’aucun œil puisse les regarder, si ce n’est l’œil de Dieu. La curiosité, les clameurs, les efforts sincères mais maladroits de ceux qui veulent aider ne peuvent qu’obliger à se contenir l’âme qui s’attend à Dieu, et gêner, sinon rendre impossible, la communication du message secret révélé par Dieu au cœur plongé dans l’adoration.

Nous réagissons parfois comme mus par un réflexe religieux, et nous continuons à répéter les mêmes phrases et les mêmes mots, même s’ils sont impuissants à exprimer nos sentiments réels et à traduire l’authenticité d’une expérience personnelle. Nous vivons en ce moment même à une époque semblable. Poussé par une certaine loyauté conventionnelle, quelqu’un, en entendant pour la première fois cette vérité inhabituelle, pourrait dire sur un ton vif : « Oh, je ne suis jamais seul ! Christ a dit : « Je ne te quitterai jamais, et ne t’abandonnerai jamais, » et aussi : « Voici, je suis avec vous tous les jours. » Comment pourrais-je être seul, puisque Jésus est avec moi ? »

Je ne veux pas douter de la sincérité d’un tel Chrétien, mais ce témoignage, donné comme une vérité toute faite, est trop beau pour être vrai. Il est évident que c’est ce que cette personne souhaite être vrai pour elle. Mais ce n’est pas une vérité personnelle forgée par l’expérience.

Ce joyeux refus de reconnaître la solitude prouve seulement qu’il s’agit de quelqu’un qui n’a jamais vraiment marché avec Dieu sans le secours et l’encouragement apportés par la société. Le sentiment de communion que l’on attribue souvent à tort à la présence de Christ peut facilement être produit par la présence de gens qui nous entourent de leur amitié.

Rappelez-vous toujours ceci : on ne porte jamais sa croix à plusieurs ! Même quand nous sommes entourés d’une grande foule, notre croix nous est personnelle. Le simple fait de la porter fait déjà de nous un être à part. La société s’est déjà tournée contre nous. Sinon, nous n’aurions pas de croix à porter ! Personne ne veut être l’ami de quelqu’un qui porte une croix. « Ils l’abandonnèrent tous, et s’enfuirent. »

La douleur provoquée par la solitude provient de la constitution de notre nature. Dieu nous a faits les uns pour les autres. Le désir d’une compagnie humaine est entièrement naturel et normal. La solitude du Chrétien vient du fait qu’il marche avec Dieu dans un monde impie. Cette marche doit même le couper de la communion de beaucoup de bons Chrétiens, comme de la communion d’un monde non régénéré. Le saint solitaire, par l’instinct que lui a donné Dieu, aspire ardemment à la communion avec ses semblables, avec ceux qui peuvent comprendre ses désirs, ses aspirations, et son besoin vital de l’amour de Christ. Mais il est obligé de marcher seul, car il y a si peu d’êtres, dans son cercle d’amis proches, qui partagent ses expériences intimes ! Les aspirations insatisfaites des prophètes, et leur désir d’être compris par leurs semblables, les ont poussés à donner libre cours à leurs complaintes. Notre Seigneur aussi a connu les mêmes souffrances.

Un homme qui a pénétré dans la Présence divine, par une véritable expérience intérieure, ne rencontrera pas beaucoup de personnes qui le comprendront. Bien entendu, il ne manquera pas d’une certaine communion sociale, quand il se mêlera à ses frères, dans les activités habituelles de l’église. Mais il aura du mal à trouver une vraie communion fraternelle. Toutefois, il ne doit pas s’attendre à autre chose. Après tout, il est un étranger et un voyageur. Le voyage qu’il a entrepris se fait avec son cœur et non avec ses pieds. Il marche avec Dieu dans le jardin de sa propre âme. Qui, sinon Dieu, peut y marcher avec lui ? Il a un esprit différent de celui des multitudes qui fréquentent les parvis de la maison du Seigneur. Il a vu ce dont les autres ont seulement entendu parler. Il marche au milieu d’eux un peu comme Zacharie marchait au milieu du peuple, en revenant de l’autel des parfums, et que les gens disaient : « Il a eu une vision ! »

L’homme véritablement spirituel est en réalité une bizarrerie. Il ne vit pas pour lui-même, mais s’occupe des intérêts d’un Autre. Il cherche à persuader les gens de tout donner à son Seigneur, et ne réclame rien pour lui-même. Il trouve son délice à ne pas être honoré, mais à voir son Sauveur glorifié aux yeux des hommes. Sa joie consiste à voir son Seigneur exalté, et lui-même négligé. Il rencontre peu de gens désirant parler de ce qui est le suprême objet de son intérêt. Il reste donc souvent silencieux et préoccupé, au milieu du brouhaha des bavardages religieux. A cause de cela, il a gagné la réputation d’être ennuyeux et exagérément sérieux. On l’évite donc, et le fossé se creuse entre lui et le reste de la société. Il cherche des amis dont les vêtements pourraient exhaler l’odeur de la myrrhe, de l’aloès et de l’acacia venant des palais d’ivoire, mais il en trouve peu, s’il en trouve. Comme la Marie d’autrefois, il garde ces choses dans son cœur.

C’est cette solitude même qui le pousse dans la présence de Dieu. « Car mon père et ma mère m’abandonnent, mais l’Eternel me recueillera » (Psaume 27 : 10). Son incapacité à trouver une amitié humaine le pousse à chercher en Dieu ce qu’il ne peut trouver nulle part ailleurs. Dans sa solitude intérieure, il apprend ce qu’il ne pourrait jamais apprendre au milieu de la foule : que Christ est tout en tous, qu’Il a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, et qu’en Lui nous possédons le Bien suprême de la vie.

Je dois encore dire deux choses. La première, c’est que l’homme solitaire dont nous parlons n’est pas un homme hautain, ni quelqu’un qui se croit plus saint que les autres. Il n’est pas ce saint austère férocement satirisé dans la littérature populaire. Il est porté à penser qu’il est le dernier de tous les hommes, et se rend seul responsable de sa solitude même. Il veut partager ses sentiments avec les autres, et reste prêt à ouvrir son cœur à toute âme qui partagerait ses aspirations, et qui serait prête à le comprendre. Mais le climat spirituel qui l’entoure n’encourage pas ces partages. Il reste donc dans le silence et raconte ses chagrins à Dieu seul.

La seconde chose, c’est que le saint solitaire n’est pas un homme replié sur lui-même, qui se serait endurci contre les souffrances des hommes, et qui passerait ses journées à contempler le ciel. C’est même tout le contraire. Sa solitude le prédispose à sympathiser avec ceux qui ont le cœur brisé, ceux qui sont tombés, et ceux qui ont été blessés par le péché. Parce qu’il est détaché du monde, il est d’autant plus apte à aider ceux qui sont dans le monde. Maître Eckhart enseignait à ses disciples que s’ils étaient enlevés au troisième ciel, alors qu’ils étaient en prière, et qu’ils se rappelaient, juste à ce moment précis, qu’une pauvre veuve avait besoin de manger, ils devaient interrompre aussitôt leur prière pour aller prendre soin de cette veuve. Il ajoutait : « Dieu ne permettra pas que vous subissiez la moindre perte spirituelle en faisant cela ! Vous pourrez reprendre plus tard votre prière, et le Seigneur vous rejoindra au point où vous étiez auparavant ! » Cet enseignement est typique des grands mystiques et des maîtres de la vie intérieure, depuis Paul jusqu’à nos jours.

La faiblesse de tant de Chrétiens modernes est due au fait qu’ils se sentent trop à l’aise dans ce monde. Dans leurs efforts pour « s’ajuster » paisiblement à une société non régénérée, ils ont perdu leur caractère de pèlerin. Ils sont devenus une partie essentielle de ce même ordre moral qu’ils avaient la mission de combattre. Le monde les reconnaît et les accepte pour ce qu’ils sont. Et c’est la chose la plus triste que l’on puisse dire en ce qui les concerne. Ils ne sont pas solitaires. Mais ils ne sont pas non plus saints !

 Source : A373 http://www.latrompette.net/

 

10 commentaires pour A76 – Celui qui veut marcher avec Dieu, doit apprendre à marcher seul

  1. lazare dit :

    Merci Flo et Amen,
    Que notre Seigneur continue à te remplir de son Esprit et t’accompagne chaque jour, bénie sois-tu toi et ta famille…

  2. Flo dit :

    Cher lazare,
    Merci pour ton affection fraternelle ! Béni sois-tu également bien aimé du Seigneur, toi et les tiens. Que le Saint-Esprit de Dieu te conduise toujours dans toute la vérité en Jésus-Christ, sois pleinement comblé de toutes SES grâces et SES bontés et rends le meilleur fruit que tu puisses porter autour de toi en Son Nom et pour SA gloire, amen !
    Flo.

  3. Joy dit :

    Bonjour Flo,
    C’est vrai la marche dans la vérité est une marche solitaire… Tu m’excuses mais j’avais mis une histoire émouvante sur la fidélité de Dieu que j’ai prise sur un autre blog mais trop pressée, je n’ai pas enlevé le titre « la nappe blanche ou un noel extraordinaire ». J’ai supprimé l’article.
    Si tu peux rectifier et laisser le message si nécessaire en cette période « l’esprit de noël »… Sois bénie ma chère soeur… Flo

  4. Flo dit :

    Bonsoir chère Joy,
    J’aimerai bien faire ce que tu me demandes mais je ne vois pas de quoi tu parles… Peux-tu m’en informer plus explicitement par messagerie s’il te plait ? Merci d’avance bien aimée.. Flo.

  5. milliearuna dit :

    Bonjour Flo,
    Merci pour ce texte, il est très intéressant. Je connais quelqu’un qui va être content de lire ces lignes. La solitude est un sujet interpellant, et quelquefois mal vécu, mais ici elle est traitée positivement. Aussi, je me permets de le copier sur mon blog, (je sais que j’ai ta permission, en y indiquant la source).
    En passant sur ton blog j’en profite pour te bénir ma chère Flo. Je pense à toi dans mes prières et à tous ceux que le Seigneur t’a donnés. Amitié fraternelle,
    milliearuna

  6. Flo dit :

    Amen milliearuna !
    Reçois également toute mon affection dans le Seigneur, sache que tous les biens aimés de mes blogs sont dans mes prières quasi quotidiennement, et je béni le Seigneur de nous avoir donné autant d’amour pour nous porter les uns les autres et fortifier cette chaîne, pour tenir aux jours mauvais qui sont déjà là !
    Bonne suite dans ta vie, merci pour ton commentaire et ton passage, je suis toujours très heureuse de voir les biens aimés, même furtivement… Que Dieu te garde !
    Flo.

  7. Nadine DHERBEY dit :

    Oui, cette marche quotidienne ne peut se faire qu’avec l’appui
    unique de Notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ qui était
    pratiquement souvent seul avec Son Père.
    Il est vrai que cela s’apprend chaque jour en étant dans son
    intimité et en sachant nous éloigner de tout mal car cela peut
    nous corrompre. Ce n’est pas une contrainte si nous l’aimons
    de tout notre coeur, de toute notre âme, et de toute notre force.
    Je vous remercie de prier pour moi à ce sujet. Je vous aime
    tendrement de l’amour de Christ. Nadine

  8. Flo dit :

    Chère Nadine,
    C’est dans la confiance et dans la paix que nous obtenons toutes les victoires !
    Parfois, nous pensons que les réunions proches et répétées avec nos biens-aimés vont nous apporter les solutions à nos problèmes. C’est une erreur, car la communion fraternelle nous fortifie et nous édifie certes, c’est pour cela qu’elle est vivement recommandée par le Seigneur.
    Elle peut aussi peser sur nos épaules comme un fardeau, car nous sommes tous et toutes des pécheurs repentis qui n’avons rien mérités et qui devons apprendre encore et toujours, chaque jour, à nous élever vers la Sainteté que Dieu nous enseigne LUI et LUI Seul!

    C’est dans notre nature charnelle que de nous juger, même si nous nous en défendons. Lorsque nous sommes forts en Christ, bien ancrés dans les convictions qu’IL nous donne dans l’intimité de nos rapports quotidiens avec LUI, alors nous pouvons apporter de grandes bénédictions autour de nous. Dans le Corps de Christ principalement, mais aussi dans le monde, car nous avons un témoignage à leur apporter.

    Les jours où nous sommes plus faibles, où nous péchons, où nous laissons la chair, le doute de l’ennemi venir nous voler l’espace d’un instant notre Joie et notre Sérénité, acquises à un si grand prix ; ces jours-là, il est parfois préférable de nous retirer dans le lieu secret pour ne pas devenir une pierre d’achoppement pour nos semblables. C’est aussi pour ne pas nous laisser tenter par la culpabilité de nos actes et de nos pensées mensongères que nous risquons de traîner derrière nous comme un boulet, à cause du regard et du jugement arbitraire de nos semblables et même de celui du monde. Il n’y a que dans l’intimité, la communion personnelle avec notre Père, que nous pouvons dans ces cas là, être débarrassés des fléaux que les flèches enflammées nous infligent à cause de notre faiblesse charnelle.

    N’oublie pas que l’apostasie est là et que nos semblables peuvent parfois, à cause de leur manque d’amour, devenir visiblement nos pires ennemis. Ce n’est qu’une ruse de satan qui veut nous faire douter de notre statut d’enfants de Dieu. Il sème des chardons, des pierres, pour nous faire trébucher en utilisant nos faiblesses, mais nous ne devons pas regarder au visible. Nous devons pardonner à ceux qui nous offensent, afin que le Saint-Esprit se charge lui-même de rétablir la justice parfaite de Dieu dans nos coeurs. Si cela nous oblige à nous retirer pour le laisser faire, alors faisons-le. Mais faisons-le avec joie et reconnaissance et pas en portant un fardeau de culpabilité, une notion de devoir que nous ne maîtrisons pas!

    Dieu trouvera toujours le moyen de nous faire entendre une parole réconfortante, de croiser un individu qui portera un fruit d’amour et de paix pour apaiser notre âme envahie par la tristesse, ceci afin de nous sortir de cet état charnel et de nous élever à nouveau vers notre état spirituel qui est bien au-dessus de tout ce que nous pensons vivre, croire, comprendre, assumer ou pas! La confusion nait dans la chair, elle y demeure si nous oublions que nous ne pouvons rien par nos propres forces, et que nous n’avons pas à nous sentir obligés d’être parfaits selon ce que les autres nous renvoie comme signe de la perfection.

    Notre perfection est en Christ, c’est le Christ qui vit en nous, nous vivons en LUI par l’Esprit et non par la chair!
    Pourtant, Il nous conduit à cela, Il nous prépare, à cette sainteté et perfection absolue, parce que c’est notre véritable nature recréée à Son Image à présent. Mais personne n’a dit que nous devions y parvenir déjà aujourd’hui ici-bas! A quoi servirait notre éternité auprès de LUI ensuite ? Qu’aurions-nous encore à apprendre, à vivre dans Son Amour si nous étions déjà parvenus à SA Perfection dans ce corps corruptible ? Pourquoi aurait-il prévu de nous changer de corps s’Il ne savait pas combien cette enveloppe ne nous correspond pas ? Pourquoi alors nous tiendrait-il rigueur de porter un habit que nous n’avons pas choisi et dont nous sommes pour le moment revêtus faute de mieux ? Pourquoi nous demande-t-il de laver notre linge pour le rendre toujours plus blanc, s’il ne savait pas combien il peut être sale et nous salir chaque jour, bien malgré nous parfois ? Chaque fois que nous lavons nos vêtements de chair dans le sang de Jésus-Christ, Il les rend plus blancs que blancs, n’est-ce pas un mystère qui demande de méditer là-dessus ? Comment peut-on faire du blanc à partir du rouge ? Ce n’est pas parce que nous frotterons plus fort que nous y parviendrons, mais simplement parce que nous avons la foi de croire que tout est possible à celui qui croit…

    Dieu nous a dit de marcher dans Ses pas, de l’honorer, de le glorifier et de tendre vers Sa perfection… Mais Il nous a dit aussi de ne pas nous inquiéter d’essayer de rajouter une coudée à notre taille, car nous n’y parviendrons pas par nos propres forces… Il nous a dit que c’est LUI qui se chargera d’ôter le superflus et de rajouter ce qui manque à Son Avènement, ceci afin que toute la gloire lui revienne! Ce qui est, nous en convenons tous, une justice parfaite!

    Je crois sincèrement que chaque fois que nous péchons, chaque fois que nous sommes tentés dans notre chair et que nous nous laissons culpabiliser à cause de nos manquements, nous nous écartons de la vérité que Dieu nous a donné le jour même de notre conversion! Il ne s’agit pas de faire l’apologie du péché, mais il s’agit de cesser de nous flageller à cause de nos manquements. Sinon nous faisons Dieu menteur, puisqu’Il a dit qu’il n’y a pas un seul juste sur cette terre, pas un seul! Le seul qui le fut dans un corps mortel était Jésus-Christ. C’est dans SA Mort que nos péchés ont été enfouis et dans SA résurrection que nous sommes nés de nouveau en LUI, recréés à son image par l’Esprit. Mais pas encore dans notre corps mortel, ni dans notre âme qui se souvient de ce qui est mort. C’est elle que nous devons rééduquer en permanence pour l’amener à ne plus laisser les mensonges de la chair la dominer et la conduire. Ceci prend du temps, peut-être même toute une éternité! Ce qui compte c’est de vouloir laisser le potier nous façonner lui-même, et pas de constater si nous sommes un beau vase ou pas, par notre propre vision qui sera toujours imparfaite dans ce corps. N’oublions pas que nous ne connaissons qu’imparfaitement, nous ne discernons que partiellement… Quand tout ce qui est parfait sera venu, alors nous nous connaîtrons comme LUI nous connait… N’est-il pas ?

    Que toutes tes épreuves, tes pensées, tes actes, tes paroles, et tout ce qui t’anime, soit guidé par le Saint-Esprit de notre Dieu vivant! Qu’aucun mensonge ne puisse continuer à te faire douter ou t’affaiblir au-delà de tes faiblesses charnelles, que tu dois simplement déposer au travers de la repentance et de la prière au trône de la Grâce de Dieu ! Tu es Sa Fille bénie, rien ni personne ne doit jamais t’en faire douter! Que tu sois debout ou à terre, tu es dans les Mains de Ton Père et personne ne t’en ravira, car Il t’en a fait la promesse! Le reste, c’est juste un chemin, ton propre parcours dans la Foi à vivre selon ce que Dieu te donne de pouvoir le faire. Il t’enseigne à chaque pas, Il ne lâche jamais Son regard de ta face même quand tu ne le vois pas, même quand tu peux l’espace d’un instant oublier Sa Présence… Fais-lui encore et toujours confiance, et sois heureuse de ce que tu es! Tu es une Fille merveilleuse, car c’est Dieu qui t’a créée! Mieux encore, Il t’a recréée…Amen!

    Avec toute mon affection et mon amitié, Flo

  9. Nadine DHERBEY dit :

    Merci ma petite soeur Flo pour ton amour car malgré tout
    ton parcours de combattante, tu es encore debout et je
    rends grâce à Dieu pour cela !
    Oui notre esprit est déjà rendu parfait à la nouvelle naissance
    mais ce qui nous fait chuter parfois doit encore mourir avec notre volonté de le désirer ardemment.
    Il est bon de s’exhorter pour nous rappeler que nous avons un
    avocat Jésus-Christ le Juste, médiateur entre Dieu et les
    hommes qui intercède pour nous chaque jour en notre faveur !
    Ouf !!!! Je suis consolée. Amen

  10. Flo dit :

    Amen Nadine!
    Parfois on se sent seul, on croit être abandonnés de tous et même de notre Seigneur… Ce sont des moments de doutes qui doivent servir à nous remettre en question, mais jamais à douter de Sa Présence et de Son Immense Amour pour nous! Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu… Toutes! Au plaisir de te revoir, ou de te lire en attendant ;-) Bises, Flo

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