A77 – La vie de l’Esprit

Article de : T. Austin-Sparks.

La vie de l’Esprit, et le principe de notre marche spirituelle.

« Dès qu’il eut été baptisé, Jésus sortit de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent, et Jean vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur Jésus. Aussitôt une voix se fit entendre des cieux, disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le Diable, Il jeûna quarante jours et quarante nuits ; et après cela, il eut faim. Le Tentateur, s’approchant, lui dit : Si tu es le Fils de Dieu… » « Le Diable le transporta encore sur une montagne très haute ; il lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, eu il lui dit : Je te donnerai toutes ces choses si, te prosternant devant moi, tu m’adores. Alors Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne rendras de culte qu’à lui seul. » « Ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du Malin. » Matthieu 3,16 ; 4 : 3,8-10 ; 6,13.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Romains, 8,14. « Tout à coup, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un vent qui souffle avec impétuosité, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Alors ils virent paraître des langues séparées les unes des autres, qui étaient comme des langues de feu et qui se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer… » « Que toute la maison d’Israël tienne donc pour certain que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » Actes, 2,2-4, 36.

Nous trouvons dans le premier de ces passages le lien qui unit le Saint-Esprit au Fils ; on voit l’Esprit descendre comme un éclair sur le Seigneur Jésus, et l’on entend une voix venue des cieux et disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Cette vérité est reprise dans ce passage de l’épître aux Romains, au verset 14 du chapitre huit : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Dans le second passage, celui de Matthieu 4, le Fils, sous le gouvernement de l’Esprit, est emmené dans le désert ; et le résultat de cette conduite particulière de l’Esprit sera une victoire puissante pour les droits de Dieu. » Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne rendras de culte qu’à lui seul. Alors le Diable le laissa », mais à ce qu’ajoute Luc, « jusqu’à une autre occasion ». C’est la fin de cette lutte ; et la victoire reste entre les mains du Fils, sous le gouvernement de l’Esprit.

Ce que je sens être la pensée du Seigneur pour nous maintenant, c’est que nous reconnaissions ce que font une vie, ou une église, qui sont conduites et gouvernées par le Saint-Esprit, ce que signifie être conduit ou gouverné par le Saint-Esprit, en ce qui nous concerne personnellement ou collectivement, en d’autres termes, ce que sont les marques des fils. Nous le voyons, bien-aimés, c’est par-là qu’il nous faut commencer ; la preuve que nous sommes des fils, c’est que nous sommes conduits par l’Esprit. Comment saurons-nous que nous sommes des fils ? Qu’est-ce qui rend évidente notre qualité de fils ? De quelle manière se manifestera et se confirmera le fait que nous sommes des fils ?

La Parole de Dieu est claire et précise, et elle déclare que c’est parce que nous sommes « conduits par l’Esprit ». Il en fut ainsi pour le Seigneur Jésus. La preuve qu’Il était le Fils, c’est qu’Il était conduit par l’Esprit. Et quant à ce qui nous concerne, la déclaration de Romains 8,14 est tout à fait positive. Combien il est donc important pour nous, et d’avoir l’Esprit, et d’être gouverné par l’Esprit. C’est la chose fondamentale en tout.

Nous irons même jusqu’à dire que si nous pouvions réellement saisir la chose à laquelle le Seigneur veut nous amener, cela serait d’une valeur immense pour chacun d’entre nous. Permettez-moi de le répéter : la base, la fondation de tout ce qui concerne nos relations avec Dieu et le dessein de Dieu, c’est la présence et le gouvernement du Saint-Esprit ; ce gouvernement signifie, bien entendu, et présuppose la Seigneurie absolue du Saint-Esprit, car le Saint-Esprit ne nous est pas donné sur une autre base que celle de la mort, de l’ensevelissement et de la résurrection. Ce fut au moment où, après avoir été baptisé, Jésus sortait de l’eau, que le Saint-Esprit descendit sur Lui. Le baptême est, nous le savons tous, le témoignage au fait que tout autre gouvernement, que ce soit celui de Satan, ou celui du monde, ou que ce soit celui de notre vie personnelle, de notre « moi », a été brisé, et que nous en sommes libérés ; et notre résurrection, symbolisée par notre sortie des eaux du baptême, signifie que nous sommes vivants, et vivants pour Dieu seul. C’est ainsi qu’est donnée à 1’Esprit la base sur laquelle Il peut entrer en nous comme Seigneur, et devenir ainsi le fondement de tout ce qui constituera nos relations avec Dieu et le dessein de Dieu. Il nous reste à voir maintenant ce que cela signifie réellement.

Un Principe pour notre Marche Spirituelle

Il y a beaucoup de questions qui se soulèvent et qui nous sont posées très souvent. Elles semblent parfois être des questions théoriques, des questions techniques au sujet de la vie chrétienne. Nous pouvons chercher à nous aider les uns les autres, et donner ce que nous pouvons appeler une réponse technique, une réponse, par exemple, tirée des Saintes Ecritures et appuyée sur un certain passage ou une interprétation quelconque. Mais je reste toujours dans le doute quant à l’utilité réelle de cette sorte de réponse. Je pense, bien-aimés, qu’il y a une réponse qui va plus profondément et qui doit être beaucoup plus satisfaisante.

L’on m’a récemment posé une question, et j’aimerais y répondre ouvertement, afin que l’aide apportée par la réponse puisse être offerte plus largement. La question touchait à la difficulté soulevée par la différence qu’il y a entre l’âme et l’esprit, et par la place que l’âme est appelée à avoir dans la vie future. Aura-t-elle une place, ou bien cessera-t-elle d’exister ? Nous savons qu’il serait possible de répondre à une question comme celle -là en citant des passages de la Parole de Dieu ; mais je ne pense pas que ce soit là le meilleur moyen, parce qu’il ne ferait sans doute que soulever d’autres questions. Mais nous allons y répondre de cette manière, car bien que nous ne nous occupions pas pour le moment de cette question de l’âme et de l’esprit, nous cherchons à arriver à un principe de direction, à un principe de direction spirituelle, à savoir, à la loi de la filialité.

J’aimerais vous demander quelle est votre expérience, en tant qu’enfant de Dieu, à l’égard de l’âme et de l’esprit. Peut-être ces mots sont-ils trop techniques. Exprimons-nous donc plus simplement. Quelle est votre expérience en ce qui concerne ce côté de notre vie qui est en contact direct avec le Seigneur, – dans la mesure où nous avons une vie consciente dans le Seigneur, car je pense que tout enfant de Dieu devrait avoir, dans une petite mesure au moins, une vie consciente avec le Seigneur, – et cet autre côté de notre vie que nous savons être nous-même, – non pas le Seigneur, mais nous-même, notre vie naturelle. D’un côté notre vie spirituelle, de l’autre côté, notre vie naturelle.

Si donc, en tant qu’enfant de Dieu, vous faites une petite excursion dans ce domaine qu’est votre vie naturelle, quel en sera le résultat ? Cela pourra se produire par une faiblesse, une chute momentanée, un compromis, par quelque chose qui signifie ce que l’apôtre exprime par « être surpris en quelque faute ». A ce moment précis, vous êtes retombé dans la vie naturelle, ou bien c’est la vie naturelle qui s’est relevée et a repris le dessus pour un instant, elle s’est affirmée et est redevenue la force dominante. Quel effet cela aura-t-il produit sur vous ? Si vous êtes un véritable enfant de Dieu et que vous cherchiez réellement à vivre avec le Seigneur, vous passerez un moment terrible. Ce ne sera pas seulement une affaire de conscience troublée, comme chez un homme qui aurait des remords. Vous trouverez qu’il y a d’autres facteurs qui agissent en cela : le fait que le Seigneur a été peiné, que quelque chose s’est rompu entre vous et le Seigneur. C’est beaucoup plus profond qu’un simple cas de conscience. Vous passez par une expérience terrible, et vous réagissez ; vous vous reprenez, vous êtes aiguillonné par cela, et vous avez hâte de revenir de l’autre côté.

Vous cherchez à recouvrer votre base spirituelle aussi promptement que possible, avec des regrets et des remords, et dans un repentir profond. Que vous est-il arrivé ? Vous étiez sorti du domaine de votre esprit en union avec Dieu, pour redescendre et agir dans votre âme. Vous avez appris une leçon. Vous considérez maintenant cette chose et vous dites : « Comment se fait-il que j’aie glissé là ? Pourquoi cela ? A quoi faut-il l’attribuer ? Je veillerai à cela dans la prière à l’avenir. Je sais maintenant ce que cela signifie. »

Mais il ne s’ensuit pas que nous ne glisserons plus jamais sur ce même point. Cependant, à mesure que nous avancerons, nous sortirons spirituellement de cette chose particulière, et ce qui arrivera, c’est que, en esprit, nous prendrons la maîtrise de notre âme. Nous n’anéantissons pas notre âme, mais nous l’amenons sous discipline, et nous en faisons notre servante ; car, remarquons-le bien, l’occasion de 1a chute n’est bien souvent que la forme mauvaise d’une chose qui, en soi, peut être nécessaire. Prenons la colère, par exemple. Vous vous êtes mis en colère ; mais vous vous êtes mis en colère dans votre propre nature, dans votre vie naturelle ; et c’est parce qu’il y avait un intérêt personnel ou un élément personnel dans votre colère, que vous avez passé un moment si terrible. Mais la colère n’est pas un mal en soi. « Dieu…. fait sentir son courroux en tout temps contre le méchant » (Psaume 7,12). » « Si vous vous mettez en colère, ne pêchez point » (Ephésiens 4,26). La colère n’est donc pas un mal.

Nous n’allons donc pas anéantir notre âme pour que la colère n’existe plus. Je prends la colère comme exemple, mais nous pouvons prendre de la même façon tout autre trait que nous voulons ; et nous trouverons que l’âme en soi n’est pas essentiellement mauvaise. Le mal réside dans le principe corrompu qui s’en est emparé.

Qu’allons-nous donc faire ? En esprit, nous allons détruire le principe du mal, pour obtenir la maîtrise de notre âme, de sorte que la colère désormais soit notre servante. L’amour peut avoir en soi des éléments personnels ; mais nous ne détruisons pas l’amour, parce que nous voyons l’amour nous faire glisser quelquefois dans une ligne personnelle et nous égarer. Nous en détruirons le principe mauvais par la puissance de la mort de Christ, et nous maîtriserons notre âme pour l’assujettir, de manière à pratiquer l’amour par notre esprit, à gouverner cette question de l’amour aussi. Maintenant donc, le point auquel nous voudrions en arriver, ce n’est pas tellement à la différence qu’il y a entre l’âme et l’esprit, mais plutôt à quelque chose de lié au Saint-Esprit Lui-même.

Le Saint-Esprit, un Gage

Le Saint-Esprit est une nécessité fondamentale, mais remarquons ce que nous dit la Parole de Dieu à cet égard. « Vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage » (Ephésiens 1,14). Qu’est-ce que cela signifie ? Si le Saint-Esprit est l’énergie, la puissance, l’intelligence par lesquelles nous accomplissons les choses dont nous venons de parler, c’est donc qu’Il nous dirige vers quelque chose. Vers quoi nous dirige-t-Il, puisqu’Il est le gage d’une chose qui doit être ? Il nous dirige vers un temps où, vous et moi, nous aurons en esprit le pouvoir absolu et parfait sur notre âme. Notre âme ne sera pas anéantie, mais parfaitement en notre pouvoir. Je ne crois pas que, dans la vie de résurrection, c’est-à-dire dans la vie future, nous ne soyons que de simples esprits. Nous serons des hommes ; nous aurons une âme, mais libérée du principe mauvais, une âme qui n’occupera plus la place de souveraineté. Par l’organe de l’esprit, nous gouvernerons tout le reste de notre être, et nous jouirons d’une nature humaine parfaitement ajustée. L’humanité n’est pas une chose temporaire. C’est une pensée de Dieu qui doit subsister. Nous voyons maintenant le principe. La question est toujours résolue lorsque nous avons la loi. Toutes les questions reçoivent alors leur réponse.

La question est en général la suivante : Quelle est l’œuvre du Saint-Esprit en nous ? Comment le Saint-Esprit nous dirige-t-Il ? Que signifie pour nous, de façon pratique, être dirigé de jour en jour par l’Esprit ? Nous ne ramenons pas cela à cette question rétrécie de : Seigneur, dois-je aller ici ou là, dois-je faire ceci ou cela ? Non, car ce n’est là qu’un simple fragment de ce que signifie « être conduit par l’Esprit ». Sans que des questions de ce genre s’élèvent, le Saint-Esprit est en nous pour nous diriger, et pour nous diriger vers des issues morales, comme nous venons de l’indiquer ; c’est-à-dire qu’Il nous montre le chemin en nous disant : Non, ce n’est pas là qu’est le chemin, le chemin est ici ; et nous connaissons, non pas par une indication pratique de Sa part, mais par Son action effective en nous.

Nos réactions d’enfant de Dieu véritables sont l’œuvre de l’Esprit. Ce saut en arrière que nous avons fait pour sortir du terrain où nous nous étions engagés et qui nous avait laissés meurtris, nous l’avons fait par l’énergie de l’Esprit qui est en nous et nous conduit. Et ce serait une chose terrible pour un enfant de Dieu d’arriver à la place où il pourrait tomber sans réaction. L’ennemi aimerait nous amener à dire, à cause de nos défaillances : « Oh ! cela ne sert à rien, mieux vaut tout abandonner ! » Si vous et moi, nous passons par un mauvais moment, lorsque nous touchons au domaine naturel, c’est là une évidence de notre état de fils. N’essayons pas de mettre de côté nos mauvais moments sans y attacher d’importance, mais prenons garde aussi à ce que l’ennemi ne s’en serve pas pour nous rendre introspectif et morbide. Souvenons-nous que l’Esprit maintiendra vivant en nous un sens très actif à l’égard de ce qui est, ou de ce qui n’est pas, en accord avec la pensée de Dieu. Ce sont les fils de Dieu qui sont ainsi conduits par l’Esprit de Dieu.

Nous voyons donc comment il faut répondre à toutes nos questions. Je réponds à toutes mes questions techniques en cherchant à comprendre la valeur qu’a pour moi la présence du Saint-Esprit en moi. Que montre l’Esprit ? Quelle est la signification de cette action de l’Esprit sur mon esprit aujourd’hui ? C’est un gage de quelque chose. Si je me conforme à cette action de l’Esprit, elle ira en croissant, en se développant, et elle me conduira quelque part. J’aurai la réponse à toutes mes questions, lorsque j’aurai saisi ce principe.

Tout ceci est-il trop difficile pour nous ? Oh ! écoutons l’Esprit, plaçons-nous sous Son contrôle ; et lorsque l’Esprit nous arrêtera, ou nous poussera, lorsqu’Il agira en nous, que cela nous fasse passer un mauvais moment ou remplisse notre cœur de joie, ayons bien soin de chercher à discerner notre expérience, de voir à quoi elle nous conduit. Il y a certainement quelque chose de lié à cela, il y a quelque chose qui doit en résulter. Je puis interpréter toute chose dans ma vie par cette action de l’Esprit en moi, et c’est ce qui donne une réponse à toutes mes questions. Si l’Esprit touche aujourd’hui, de Son doigt vivant, mon corps mortel pour le vivifier, je n’en conclurai pas aussitôt que je sois devenu immortel, que la mort ait disparu à jamais, et que l’incorruptibilité soit désormais établie dans mon corps mortel. Mais je pourrai dire : « Mon corps de résurrection sera, en plénitude, semblable à cela. Ce sera simplement la consommation de cette action que j’ai connue aujourd’hui. J’ai reçu aujourd’hui un merveilleux renouveau de vie, mais le moment viendra où cette expérience sera développée dans toute sa portée, et où je vivrai entièrement par la Vie Divine. J’ai reçu l’Esprit comme un gage. » Nous essayons maintenant d’illustrer cette vérité. Lorsque l’Esprit nous touche d’une manière ou de l’autre, lorsqu’Il agit à notre égard comme envers des fils de Dieu, Il nous montre ce que sera notre adoption de fils de Dieu, ce que sera le jour où les fils de Dieu seront manifestés et où la création sera délivrée de l’esclavage de la corruption.

Mais ce ne sont là que des détails. Nous pouvons laisser les détails pour revenir au fondement. Qu’est-il ce fondement ? Le Saint-Esprit est fondamental à l’égard de toutes choses. Nous n’arriverons jamais à rien sans le Saint-Esprit ; nous ne saurons jamais rien sans le Saint-Esprit ; nous n’atteindrons jamais le but, dans le dessein de Dieu, sans le Saint-Esprit ; et le Saint-Esprit doit être, pour nous une vie consciente, de plus en plus consciente, comme celle que nous voyons se développer chez le petit enfant. Le bébé a pour commencer très peu de vie consciente. Tant qu’il restera un bébé, la plupart des choses seront faites pour lui. Mais ce ne sera pas long avant que paraissent les tout premiers et les plus vagues des signes de la vie consciente. Tandis qu’il semblait, jusqu’à un certain point, n’avoir aucune conscience à l’égard d’aucune chose en particulier, l’on verra tout à coup le bébé fixer ses yeux sur quelque chose ; il a soudain vu quelque chose. A partir de ce moment, le bébé se rend compte de quelque chose. Il ne comprend pas, mais il est conscient d’un objet qui a retenu son regard et dont il ne peut plus détourner les yeux. Il y revient sans cesse et, à mesure que les jours passent, il semble le chercher. La vie consciente a commencé pour lui, et à partir de ce moment, elle se développera.

Il en est exactement de même pour la vie spirituelle. Au commencement, la plupart des choses sont faites par nous de l’extérieur, bien que nous ayons un sens vague d’une nouvelle vie spirituelle et consciente. Mais à mesure que nous croissons, la présence de l’Esprit en nous doit devenir de plus en plus une vie consciente qui nous gouverne ; ce sont ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu qui sont des fils.

C’est là le fondement. C’est le fondement de la croissance ; c’est le fondement de l’intelligence ; c’est le fondement du dessein de Dieu ; c’est le fondement de tout ce que représentent nos relations avec Dieu. Pardonnez-moi d’être aussi élémentaire ; mais si nous pouvons seulement saisir cela, nous aurons la clef qui nous permettra de comprendre tout. Nous ne désirons pas que certaines de nos questions ne reçoivent qu’une réponse technique, pour la satisfaction de notre propre intelligence, mais nous recherchons la réponse spirituelle. Nous ne pouvons réellement jamais être satisfaits par une réponse à nos questions que notre propre intelligence seule peut saisir. Nous serions bientôt en présence de nouveaux aspects de la chose et nous aurions besoin de nouvelles explications.

Mais si la réponse peut être donnée à notre esprit, alors nous serons satisfaits ; et j’affirme que la réponse se trouve dans la présence de l’Esprit, et dans ce que l’Esprit nous montre par Son action actuelle en nous. Que nous indique-t-Il par Son action en nous et par Ses voies à notre égard ? Quel en est le but : si l’Esprit touche aujourd’hui à une question concernant le péché, le mal, quelque chose de douteux, quel en sera le but ? Le but de Son action sera la sainteté, la sainteté parfaite. Le but à atteindre demandera du temps, car il y a beaucoup de choses qui doivent être mises de côté. Mais le but, lorsqu’il sera atteint, ce sera un être sanctifié. Et il en sera de même pour toutes choses. C’est donc en cela que l’Esprit est le fondement.

S’ajuster, l’un des Traits d’une Vie Gouvernée par le Saint-Esprit.

Il y a d’autres traits qui se manifesteront dans une vie gouvernée par le Saint-Esprit. L’un d’eux, ce sera la volonté de s’ajuster, ce qui est une marque de l’esprit des fils, d’une vie sous le gouvernement du Saint-Esprit.

J’aimerais que nous saisissions bien cela. En somme, cela signifie que rien ne sera définitif pour nous, – en ce qui concerne notre vie de croissance, ou la lumière que nous avons reçue, – et que nous ne pouvons jamais occuper une place fixe, si nous sommes sous la direction du Saint-Esprit. Nous ne pouvons jamais arriver à une position définitive, où nous ayons simplement accepté une chose pour nous contenter d’elle de façon rigide, en tant que chose. Non, une vie gouvernée par l’Esprit ne pourrait jamais faire cela ; elle ne saurait jamais rester stagnante ni demeurer immobile. Il ne pourra jamais y avoir un sens de finalité dans cette vie, ni dans sa position ni dans son état. Nous ne parlons pas ici de ces grandes vérités fondamentales, qui sont établies et auxquelles rien ne saurait être ajouté. Nous sommes établis, sans doute, quant à ce que Christ a fait, et quant à ce qu’est Christ, quant à ces grandes vérités objectives de notre foi. Ce n’est point de cela que nous parlons maintenant, mais de notre intelligence, de notre compréhension, de notre connaissance, de notre croissance, de notre relation à l’égard de ces choses, de notre position en un mot.

Ce sont des choses qui doivent pouvoir se prêter à un élargissement, à une expansion, à des changements sévères peut-être. Nous le voyons, dans le christianisme traditionnel, nous sommes entrés dans quelque chose de plus ou moins immobile. C’est quelque chose de fixe, à divers égards. Si vous êtes un Baptiste, votre position sera une position fixe. Si vous êtes un Réformé ou un Méthodiste, ce sera la même chose. Ce sont des positions fermées sur elles-mêmes. Nous ne faisons ici que citer des exemples sans porter aucun jugement. Ce qui se trouve à l’intérieur de ces désignations, c’est quelque chose à quoi vous avez à vous conformer, dont vous êtes devenu un membre. C’est là qu’est votre horizon, votre sphère. Nous n’avons fait que citer un ou deux exemples, mais nous pourrions en trouver un nombre beaucoup plus grand.

Maintenant donc, où en sommes-nous ? Comment sommes-nous arrivés dans cette position ? Peut-être y sommes-nous nés et y avons-nous été élevés, ou peut-être aussi y sommes-nous entrés plus tard. Mais ce sont là des choses en soi, et elles représentent une position fixe, et si nous nous trouvons là, nous sommes nous-mêmes fixes et gouvernés par 1a position que nous avons. Cela veut dire que, à l’intérieur de cette position, certaines choses sont interprétées d’une certaine manière, certaines choses sont pratiquées d’une certaine manière, l’on emploie et l’on reconnaît une certaine méthode.

Et très souvent, lorsque nous avons parlé de ces choses, nous avons remarqué dans ces milieux la réaction suivante : « Oui, certes, mais je n’ai jamais été amené à cette façon de penser. Dans l’église à laquelle j’appartiens (ici l’un parle réellement de la dénomination) on enseigne comme cela, et on pratique ceci ». C’est une position fixe. Permettez-moi de dire, sans toutefois juger ces choses, que toute position fixe est une contradiction au Saint-Esprit et à l’état de fils. Peu importe quelle est la nature de la position ; il se peut (je dirai seulement, il se peut, mais je pourrais m’exprimer ici de façon plus catégorique) que si nous sommes réellement sous le gouvernement du Saint-Esprit, de l’Esprit des fils, nous aurons à consentir à des changements très sévères, et à cesser d’être ceci, ou cela, pour marcher simplement avec Dieu.

L’ajustement est un trait des fils et, puisque le Saint-Esprit n’a encore jamais amené aucun d’entre nous à une position finale, nous avons tous à recevoir encore plus de lumière et plus d’intelligence. Les voies de Dieu ne nous sont pas encore toutes connues. Il faut nous souvenir qu’il y a toute une différence entre la volonté permissive de Dieu, qui a pour but une instruction qui nous est nécessaire et ne pourrait être acquise d’aucune autre manière, et la volonté absolue et entière de Dieu, qui est tout autre chose. Il nous faut tous regarder en arrière dans notre vie et croire que certains pas ont été faits, et certains chemins ont été suivis, comme étant la volonté de Dieu pour nous.

Et cependant, plus tard dans notre vie, nous avons dû répudier la position où nous étions alors arrivés, pour la changer entièrement et nous ajuster à la lumière reçue. Mais, bien-aimés, nous ne dirons pas que le pas que nous avions fait ait signifié que nous n’étions pas alors dans la volonté de Dieu pour nous. Le Seigneur peut, dans Sa volonté permissive et à un moment donné, nous conduire par un certain chemin, parce que c’est le seul chemin où nous puissions apprendre certaines choses que nous avions à apprendre. Mais cela ne signifie pas que Dieu veuille que nous y restions toujours, qu’Il nous ait établi de façon définitive, et que, puisqu’Il nous a conduits dans et par ce chemin, nous ne devions jamais envisager la possibilité d’en sortir. Ce serait de l’esclavage.

Vous et moi, en tant que fils, nous avons à être affranchis de tout esclavage de toute espèce ; cela signifie que nous pouvons être ajusté, libre pour tout ajustement, jamais lié par aucune conception qui nous empêcherait d’accepter des changements si nous y étions conduits par l’Esprit ; et il est vrai de toute vie gouvernée par l’Esprit qu’elle aura à subir des changements immenses. Les choses qui, à un certain moment, n’auraient jamais été considérées ni contemplées, sont maintenant devenues des actualités. La base de la vie, c’est le Saint-Esprit ; et le Saint-Esprit fait de nous des fils ; cela signifie, pour vous et pour moi, que nous avons à nous laisser ajuster ; sinon, il y aura aussitôt arrêt ; nous serons en esclavage ; nous serons limités. Le Seigneur Jésus se laissait ajuster sous le gouvernement du Saint-Esprit. Il ne plaisantait point avec Ses frères lorsque, un jour, ils vinrent à Lui en disant : « Nous montons à la fête. Y viens-Tu avec nous ? Si Tu n’y vas pas, le peuple s’en étonnera, et Tu feras du tort à Tes propres intérêts, » – et qu’Il leur répondit : « Non, montez-y ; Moi, je n’irai pas ». Et cependant, lorsqu’ils furent partis, Jésus alors monta à la fête. Est-ce qu’Il avait plaisanté avec eux ? Voulait-Il leur dire simplement : « Je préfère y aller seul, J’aimerais être débarrassé de vous » ?

Non ; c’est qu’Il n’avait pas eu le témoignage de l’Esprit à ce moment-là pour monter à la fête, et Il devait ainsi maintenir Sa position et courir le risque d’être incompris. Mais après leur départ, Il eut évidemment le témoignage de l’Esprit qu’Il devait y monter. Il ne déclara pas alors : Je leur ai dit que je n’irais pas ; ils penseront que je me suis joué d’eux, que je ne voulais pas me trouver avec eux. Non, Il ne raisonna pas de cette manière ; Il agit dans l’Esprit, et s’en remit au Père quant aux conséquences. Il n’était pas lié par la considération de ce que l’on penserait ou dirait, en bien ou en mal. S’ils devaient parler parce qu’Il n’y était pas, eh bien ! qu’ils parlent. Quant à Lui, Il doit être fidèle au Père. L’ajustement, même s’il ne s’agit que d’une heure, c’est la vie de l’Esprit ; c’est l’esprit du Fils et des fils.

C’est cela la base de la victoire sur le Diable. Satan ne peut être défait autrement que sur cette base d’une marche dans l’Esprit, d’une vie gouvernée par Lui. Que le Seigneur nous donne l’intelligence nécessaire pour vivre ces choses fondamentales dans notre marche avec Lui.

Source : La Trompette. A199 La vie de l’Esprit


 

 

2 commentaires pour A77 – La vie de l’Esprit

  1. Joy dit :

    Que la vie du Seigneur Jésus en nous resplendisse encore plus en cette nouvelle année 2012 ma chère Flo! Restons fermes dans notre consécration et notre amour pour notre Seigneur et Maître Jésus-Christ! Heureuse année 2012 dans le Seigneur! Amitiés! Joy

  2. Flo dit :

    Merci Joy !
    Bonne et heureuse année à toi aussi bien aimée du Seigneur !
    Amitiés en Jésus, Flo.

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