A81 – Tout ce que Jésus a accompli sur la Croix pour nous

Article de : Henri Viaud-Murat

Ce soir, j’aimerais vous parler, avec la grâce de Dieu, de tout ce que Jésus a fait sur la Croix, pour nous. Car c’est tellement profond, tellement important, que j’ai besoin de toute la grâce du Seigneur pour pouvoir l’expliquer et vous avez besoin de la grâce du Seigneur pour pouvoir l’entendre. Il y a des choses que nous savons très bien, mais il y en a d’autres que nous ne savons pas très bien. Que nous soyons au Seigneur ou non, nous avons besoin de savoir et d’entendre ce qu’il a fait pour nous.

Quand nous ne sommes pas au Seigneur, quand nous n’avons pas donné notre vie au Seigneur, nous avons absolument besoin de savoir ce que Jésus a fait sur la Croix, pour pouvoir entrer dans son salut.

Mais, une fois que nous y sommes entrés, nous avons absolument besoin d’aller plus loin dans la connaissance de ce qu’il a fait sur la Croix, pour pouvoir avancer avec lui jusqu’au bout, surtout dans ces temps où nous savons qu’il revient bientôt chercher ceux qui lui appartiennent.
Alors, ce soir, je vais vous en parler ou vous en reparler parce que vous savez qu’il faut y revenir souvent car en y revenant, le Saint-Esprit le fait pénétrer de plus en plus dans nos coeurs. Je vais vous parler plus profondément de 4 choses que le Seigneur a accomplies sur la Croix. Ce sont des choses qu’il a accomplies il y a 2000 ans, c’est fait une fois pour toutes. Et, une fois qu’il les a accomplies, il les met à la disposition de tous ceux qui veulent l’accepter, donc de nous aujourd’hui. Ce qu’il a accompli il y a 2000 ans est toujours pour nous aujourd’hui.

La 1ère chose qu’il a accomplie sur la Croix, quand il est mort, c’est l’expiation de nos péchés par son sang. Pour toutes ces choses, nous avons besoin de la révélation intérieure du Saint-Esprit, parce que je peux vous parler, votre oreille peut entendre, mais il ne faut pas que ça reste au niveau d’une compréhension dans le cerveau. Il faut que ça rentre dans le coeur et, pour cela, il faut ouvrir notre coeur à ce que le Saint-Esprit veut y faire. Il faut donc que la révélation nous soit donnée, au moment où notre oreille entend. Jésus-Christ a versé tout son sang pour payer pour nos péchés et effacer tous nos péchés. C’est la chose la plus fantastique du monde, parce que cela nous ouvre la porte étroite du salut.

Donc, le sang qu’il a versé à la Croix a la puissance, dans la vie de ceux qui croient, d’effacer tous les péchés commis. Il efface tout, il a payé avec son sang pour nous.

Et maintenant la 2ème chose que Dieu le Père a accomplie en Jésus, pour nous à la Croix. Au moment où Jésus est mort, Dieu le Père a placé tous ceux qui croiraient en Jésus, d’avance, pour mourir avec lui sur la Croix. C’est déjà un peu plus compliqué à comprendre. Là aussi, nous avons besoin de l’assistance du Saint-Esprit, parce que, quand on explique que Jésus est mort il y a 2000 ans, qu’il a versé son sang, que son sang efface tous les péchés, on peut l’accepter assez facilement. Mais, penser que Dieu avait mis, en Jésus-Christ, il y a 2000 ans, pour y mourir avec lui, tous ceux qui croiraient en lui, c’est déjà un peu plus compliqué et le Saint-Esprit doit nous l’expliquer, dans nos coeurs.

Quand Jésus est mort, il est mort dans un corps de chair, mais il n’a jamais commis de péchés. Il est mort parce qu’il fallait non seulement qu’il verse son sang pour laver nos péchés, mais aussi qu’il règle, par sa mort, le problème de notre nature de péché. Quand Adam et Eve ont péché, le péché est entré dans la vie des hommes et des femmes, et tous leurs descendants ont été placés sous l’esclavage et la malédiction du péché. Notre nature humaine, esprit, âme et corps, est complètement sous l’esclavage du péché. On ne peut pas, quand on ne connaît pas Jésus comme sauveur, résister au péché. C’est une puissance qui nous domine et nous rend complètement esclave. La volonté ne peut rien contre cela.

Donc, il ne suffisait pas d’effacer les péchés passés, il fallait aussi régler le problème de la nature de péché qui causait les péchés. Si Dieu efface nos péchés et si notre nature constamment nous pousse à pécher, le sang de Jésus peut toujours les effacer, évidemment. Mais, il fallait aller plus profond dans la solution. Il fallait que notre nature de péché meure en Jésus-Christ. C’est pour cela qu’il est mort dans la chair pour nous, pour que notre nature charnelle soit tuée en lui, au moment où il est mort, pour tous ceux qui croiraient en lui. C’est fantastique, car cela nous libère de l’esclavage du péché.

La 3ème chose qu’il a faite, c’est qu’il n’est pas resté au tombeau. Trois jours après, il est ressuscité, par la puissance de Dieu qui n’a pas voulu le garder au tombeau, puisque ce n’est pas pour ses propres péchés qu’il est mort, c’est pour les nôtres. Il ne fallait pas qu’il connaisse la corruption. Il était destiné, dans le plan de Dieu, à ressusciter, à renaître à une vie nouvelle. Et son corps, le troisième jour, est sorti du tombeau. Il est ressuscité. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, Jésus n’est pas seulement une doctrine d’il y a 2000 ans, ou le créateur d’une religion d’il y a 2000 ans, qui est mort et enterré, comme tous les autres créateurs de religions. Jésus est ressuscité comme la tête d’un corps nouveau qui est son Eglise. Cette Eglise est composée de tous ceux qui croient en lui, et c’est dans la VIE de Jésus que nous, nous sommes nés de nouveau, ressuscités avec lui, quand il est ressuscité. Alors, c’est une 3ème chose importante, car il ne suffit pas de mourir dans notre vieille nature charnelle et de rester dans cette mort. Ce serait très passif et négatif. Jésus veut nous faire participer à une vie entièrement nouvelle, par sa résurrection.

Une vie qui n’a plus rien à voir avec la vie passée : une vie de résurrection, qu’il plante en nous, au moment où nous acceptons Jésus comme Seigneur et Sauveur, au moment où nous lui demandons pardon pour nos péchés. Il accomplit ces trois choses d’un coup :

-il efface par son sang tous nos péchés passés, au moment où nous nous repentons
-il fait mourir notre vieille nature complètement, puisqu’elle est morte en lui, il y a 2000 ans
-il nous fait renaître à une vie nouvelle par son Esprit qui pénètre en nous au moment où nous ouvrons notre coeur pour demander à Jésus d’y entrer, où nous demandons pardon pour nos péchés.

Et il recrée un esprit entièrement nouveau en nous, qui n’a plus rien à voir avec la vieille nature qui est morte, et il le place en nous, dans notre corps actuel qui devient maintenant le temple de son Esprit.

Donc, au moment où il est ressuscité, en lui, d’avance sont nés de nouveau tous ceux qui allaient croire en lui, et nous aussi, maintenant, qui avons cru en lui. Nous ne devons jamais oublier que : « En Jésus-Christ, toutes les choses anciennes sont passées ; toutes choses sont devenues nouvelles. « En lui. Il nous a donné une nouvelle vie, une nouvelle nature. Mais, le problème, c’est qu’il a placé cette nouvelle nature dans un corps qui n’est pas encore ressuscité. Il le sera quand Jésus reviendra chercher ceux qui l’attendent. A ce moment-là, la dernière étape du salut va s’accomplir. Il va transformer notre corps mortel en un corps immortel ; il va lui donner une vie de résurrection. Mais en attendant, il veut que cette nature nouvelle qu’il met en nous avec son Esprit qu’il met en nous, se manifeste pleinement dans tous les aspects de notre vie, au travers de cette chair mortelle.

Et c’est la 4ème chose qu’il accomplit pour nous à la Croix. Après que nous ayons compris et reçu par la foi ces trois premières choses qui sont des réalités déjà accomplies, le Seigneur va travailler par son Esprit en nous pour manifester cette vie de résurrection dans tous les aspects de notre vie.

Jésus l’a déjà accompli, pour nous d’avance, parce qu’il est notre vie et qu’il vit en nous. Dés le moment où nous l’acceptons comme Seigneur et Sauveur, il commence en nous un travail qui ne s’achèvera que le jour où il reviendra, ou le jour où la mort viendra nous prendre, c’est à dire un travail de manifestation de cette vie de résurrection dans notre vie de tous les jours. Cette nouvelle nature, cette 3ème chose est acquise une fois pour toutes, en Christ. Mais le 4ème point, c’est que, jour après jour, l’Esprit de Dieu, le Seigneur qui habite en nous, travaille par sa puissance, à nous transformer dans le modèle qu’il est lui-même. Et pour cela, il nous demande de porter notre croix tous les jours. Lui, il a porté la sienne, et nous avons été engloutis dans sa mort et sa résurrection. Mais, dans ce travail de manifestation de sa nature divine en nous, il faut que cette chair, qui a été crucifiée il y a 2000 ans, soit mise à mort tous les jours, dans tous ses aspects, parce que ça ne se manifeste pas instantanément.

Je vais vous expliquer cela de nouveau, parce que c’est un peu délicat à comprendre. Il y a 2000 ans, Jésus-Christ a tout accompli. Déjà, spirituellement, en lui, nous sommes parfaits. En lui, nous sommes une nouvelle créature, nous sommes nés à une vie nouvelle. En lui, Dieu nous voit déjà parfaits. Mais, ce qui compte pour le Seigneur, ce n’est pas que nous restions simplement sur le plan de cette compréhension spirituelle de ce que nous avons en lui. Ce qui compte pour lui c’est que nous le manifestions concrètement dans notre vie de tous les jours. Et ça ne se fait pas le jour de la conversion. Ce qui se fait le jour de la conversion, c’est une réception personnelle, par l’Esprit, de tout ce que Jésus a accompli pour nous. C’est déjà à nous, complètement, d’avance. Et, à partir de là, le Seigneur, par sa puissance et par notre foi aussi en son travail, va faire un travail de mise à mort, effective cette fois, concrète, dans notre vie de tous les jours, de tout ce qui n’est pas spirituel et il va manifester tout ce qui est spirituel.

C’est lui qui l’accomplit en nous. Ce ne sont pas nos efforts personnels qui vont le faire. Cette transformation graduelle, Il l’a accomplie il y a 2000 ans. Il nous l’a acquise. C’est lui qui va le faire en nous, pourvu que nous restions attachés à lui et que nous croyions à sa Parole. C’est exactement l’image du cep. Vous êtes en train de faire les vendanges. Vous avez vu comment la grappe s’est formée. Le sarment était attaché au cep, et il n’a pas fait d’effort personnel pour produire du fruit. Il lui a suffi de rester attaché au cep, et la vie qui est dans le cep s’est, petit à petit, manifestée en faisant grandir le fruit, jusqu’au moment où on vient le récolter. Cela n’a pas été le travail du sarment. Le seul travail du sarment, si je peux dire, a été de rester accroché au cep. Et, s’il y a la moindre blessure, il faut que ce soit réparé pour que la sève puisse bien couler dans le sarment et que, jour après jour, le fruit se forme. C’est la vie du cep qui permet au fruit de se former. Déjà, à l’instant où le vigneron voit les premières fleurs sur le sarment, il sait que, si les conditions restent bonnes, la récolte va suivre son chemin. Il va veiller simplement à ce que les conditions soient bien remplies (protection, lutte contre les maladies) et que le sarment reste attaché au cep.

Ce sont des images spirituelles de ce que le Saint-Esprit fait en nous, pourvu que nous restions attachés à Jésus. Alors, c’est merveilleux, parce que, lorsque nos yeux s’ouvrent à ce qu’il a fait, le
Saint-Esprit veut nous faire comprendre que la vie avec Jésus, ce n’est pas une religion, ce n’est pas une nouvelle religion, ce n’est pas entrer dans une religion, en disant : « Tu vas te faire chrétien et, à partir de ce moment, tu vas participer à des réunions, accepter certains commandements, ne plus faire certaines choses ». Ce n’est pas ça du tout.

Ça, c’est la méthode des religions du monde. Mais avec le Seigneur Jésus, c’est une vie qu’on reçoit, un changement de nature qu’on reçoit, de l’intérieur, une transformation que le Saint-Esprit fait dans nos coeurs. C’est lui qui nous rend capables, à ce moment là, d’obéir aux exigences du Seigneur et de manifester sa gloire. Recevoir Jésus, c’est recevoir sa vie, ce n’est pas rentrer en religion. C’est sa vie qui fait son oeuvre en nous, qui nous change, qui nous donne la joie, la paix et tous les bienfaits du ciel.

Alors, je reviens au 1er point et je lis dans Romains chapitre 3, verset 9 : « Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs… » A son époque, il n’y avait que deux catégories de personnes : les Juifs, qui avaient la Parole de Dieu et les autres, les païens, c’étaient les Grecs. Je continue : « …tous sont sous l’empire du péché… », cela veut dire : sont esclaves du péché, « … selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. « Quand nous nous voyons les uns les autres avec les yeux de Dieu, nous n’avons pas à nous dire : « Tu es meilleur que moi, je suis meilleur que toi ». Nous sommes tous complètement pervertis, aux yeux de Dieu, à cause du péché que nous avons hérité de nos ancêtres.

Vous pouvez dire : « Oui, mais ce n’est pas ma faute ». D’accord, ce n’est pas votre faute, au départ.
Cela devient ta faute, quand tu refuses Jésus. Car, quand je refuse Jésus, ça veut dire que je n’ai plus le moyen de sortir de l’état dont j’ai hérité, alors qu’il me donne, en cadeau gratuit, le moyen d’en sortir.

Jésus me dit : « Il faut que tu comprennes que tu es esclave du péché, sous l’empire du péché.

« Cela veut dire un esclave complet. Il n’y a pas de moyen d’éviter de pécher. Il n’y a que les hypocrites qui arrivent à donner le change, ou les religieux qui ont une façade, mais qui n’ont pas le coeur changé.

Mais Dieu qui voit les coeurs, nous voit tous au même niveau, c’est-à-dire pourris par le péché. Il nous aime et il ne veut pas nous laisser dans cette situation. C’est pour cela qu’il a envoyé Jésus. Et il dit, un peu plus loin au verset 23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. « Le péché nous sépare de Dieu ; le péché nous empêche de comprendre et de voir même Dieu. Et Dieu qui nous aime veut rétablir ce contact entre lui et nous, c’est pour cela qu’il dit : « …et ils sont gratuitement justifiés… »

Cela veut dire rendus justes, pardonnés, lavés. « … par sa grâce… »

Il nous a fait grâce, comme un président de la république gracie un condamné à mort. Il nous a fait grâce parce qu’un autre est mort pour nous.
« … par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être une victime expiatoire pour ceux qui auraient la foi en son sang afin de montrer sa justice. « Il dit bien : « ceux qui croient en ce que Jésus a fait. »

La foi nous est donnée quand on entend la Parole de Dieu. Cette Parole nous dit : nous sommes tous des pécheurs. Le péché nous conduit à la mort et à l’enfer. Mais Dieu qui nous a aimés d’un amour éternel, n’a pas voulu cette chose pour nous. Il a envoyé Jésus dans un corps sans péché pour mourir sur une croix, pour y porter le châtiment que nous aurions dû avoir à cause de notre péché. Il a versé son sang, et ce sang nous rend juste devant Dieu, quand nous croyons. Nous écoutons ce message et, immédiatement, le Saint-Esprit nous donne, dans notre coeur, la conviction que c’est vrai, que nous sommes vraiment pécheurs devant Dieu, mais que Dieu qui nous aime, ne veut pas nous laisser dans cette situation. Il a envoyé son Fils, qui est mort sur la croix pour nous. En payant pour nous, Jésus a satisfait la justice de Dieu qui voulait que le péché soit condamné. Et en étant condamné à notre place, en versant son sang, il nous permet, si nous croyons en lui, de bénéficier de ce salut qu’il nous a donné par grâce. Quand quelqu’un meurt à la place d’un autre, cet autre n’a plus à mourir, à payer la condamnation. Il a simplement à accepter ce qu’un autre a accompli pour lui, pour recevoir la libération. Et nous devons le recevoir par la foi.

Ce n’est pas par nos oeuvres qu’on entre au ciel.

Mais Dieu qui est bon, veut que tous les hommes soient sauvés. Et c’est pour cela qu’il nous donne ce message de l’Evangile : Jésus est mort pour toi, il a versé son sang, ce sang a la puissance de te laver de tous tes péchés, et de te rendre juste devant Dieu. Sa justice est satisfaite. Maintenant, si on va plus loin, dans Romains 6:3, il parle à ceux qui ont accepté Jésus comme leur Seigneur, aux chrétiens. Il leur dit : « Vous allez comprendre une chose un peu plus profonde, après avoir compris que le sang de Jésus a effacé vos péchés ». « Ignorez-vous… » (apparemment, certains ne le savaient pas) « …que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ… » (baptisés veut dire plongés, immergés), « c’est dans sa mort que nous avons été baptisés ? » Il veut dire que, lorsque Jésus-Christ est mort, vous avez été plongé dans sa mort et ce qui a été plongé dans sa mort, c’est toute votre vieille nature de péché. Elle a été engloutie dedans. Au moment où Il est mort, vous êtes mort avec lui. Non pas mort au sens où vous allez finir en enfer ; au contraire c’est sa mort qui nous délivre de l’enfer.

Il nous délivre de la puissance de la vieille nature qui a été engloutie dans la mort de Jésus.
« Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme, notre vieille nature de péché a été crucifiée avec lui. « Cela, c’est important de le savoir, parce que le fait de savoir que le sang de Jésus nous a lavés de nos péchés ne suffit pas dans le plan de Dieu. Cela suffit complètement pour nous donner le salut, mais ça ne suffit pas à régler le problème de notre vieille nature de péché. Il veut que nous sachions que notre vieille nature charnelle, qui nous poussait constamment à pécher, a été crucifiée avec lui pour que le corps du péché soit détruit, ce corps qui était esclave du péché, maintenant est détruit.

Paul prend l’exemple d’un homme qui est esclave d’un autre qui est son maître. « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? »

Le péché est comparé à un maître et nous étions esclaves de ce maître-là. Le péché régnait dans nos membres et nous étions son esclave. Pour être libéré de cet esclavage, en théorie il y a deux solutions : s’enfuir ou mourir. On ne peut pas s’enfuir quand on est esclave du péché, parce que le péché habite en nous.

Donc, la seule solution est de passer par la mort et de comprendre et de croire que, lorsque Jésus est mort, cette vieille nature de péché qui nous tenait esclave est morte avec lui, pour que nous soyons libres du péché. Il le dit au verset 7 : « …car celui qui est mort est libre du péché. « Le maître qui s’appelle le péché est toujours vivant, mais l’esclave est mort en Christ. Donc, le maître n’a plus de pouvoir sur cet esclave puisque l’esclave est mort. Le péché habite toujours dans le corps, mais l’esclave est mort.

On ne peut plus avoir autorité sur quelqu’un qui est mort.

Seulement, ça ne s’arrête pas là. Il dit, au verset 8 : « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. « Il est ressuscité, Il est vivant aujourd’hui. Il a reçu un corps de gloire.

Il est à la droite du Père, dans le ciel, attendant sa venue pour prendre son Eglise et l’emporter avec lui, pour lui éviter l’apocalypse qui vient sur une terre rebelle. Et il vit dans nos coeurs par son Esprit.

« Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. « Au moment où vous écoutez cela, je prie dans mon coeur pour que cette révélation soit vraiment donnée au plus profond de vos coeurs à tous. Tout cela a été accompli par Jésus. C’est une réalité. Cette mort en lui et cette résurrection en lui sont parfaitement accomplies et disponibles maintenant pour tous ceux qui croient. Notre Père céleste est prêt à nous donner cette révélation dans le fond de nos coeurs, si nous le désirons. Il ne va pas nous forcer. Il va simplement répondre à notre désir. Est-ce que tu désires avoir cette révélation du péché, de la mort où nous conduit le péché, mais aussi du salut en Jésus, du pardon des péchés par le sang de Jésus, de la mort de notre vieille nature en Jésus et de notre résurrection à une vie nouvelle ? Il peut nous donner immédiatement cette révélation, si nous le désirons.

Maintenant, nous sommes au 3ème point. En ce qui concerne la naissance à une vie nouvelle, le
Seigneur commence par nous le révéler par son Esprit. Il nous dit : « Ton problème de vieille nature est réglé. Tu es maintenant une nouvelle créature en esprit et en Christ ». Je peux recevoir cette révélation dans mon coeur, être rempli de joie et dire : « C’est fait, Seigneur, en toi. Tu m’as donné cette vie-là, et maintenant que je le sais, que je suis une nouvelle créature, je vais vivre entièrement pour toi, je vais me consacrer à toi ».

On commence comme cela, si on est sincère, dans notre vie chrétienne. Cela a été notre cas à tous et notre erreur à tous. On est tellement rempli de reconnaissance pour le Seigneur, quand on a eu cette révélation, on est tellement attristé de voir, autour de nous, tant de gens qui n’ont pas cette révélation, on voudrait tellement la faire partager, faire plein de choses pour le faire connaître aux autres, qu’on commence à se lancer dans toutes sortes de choses faites pour le Seigneur. On veut témoigner, et là commence souvent notre première erreur. Comme on n’a pas encore pleinement manifesté la nouvelle nature sainte qu’il nous a donnée, on commence par faire l’erreur de vouloir faire des choses pour lui, parce qu’on apprend sa Parole, on voit ses exigences, ses commandements.

Jésus nous dit, par exemple : « Aimez-vous les uns les autres ». On va recevoir ce commandement et on commence à s’efforcer d’aimer les autres, parce que Jésus nous le demande. Et là, on se rend compte que ça ne marche pas vraiment à chaque fois. Dès que nous nous efforçons de faire quelque chose, on voit réapparaître cette nature de péché, dont pourtant nous avons reçu la révélation qu’elle était morte en lui. On a tous fait cette expérience. On fait un faux-pas, on trébuche, on se met en colère, on a une réaction d’impatience, d’impureté, de méchanceté, et on dit au Seigneur : « Quand même, je ne devrais pas faire cela, pardonne-moi ». Le Seigneur nous pardonne ; on prend de bonnes résolutions. On dit :

« Seigneur, maintenant c’est fini. Je ne recommencerai plus, parce que je connais ta Parole, je sais que tu me demandes d’aimer mes frères et mes soeurs. S’il y en a un qui me parle de travers, tu peux être sûr que je ne vais jamais plus me mettre en colère. Je veux manifester ton amour et ça va être le cas ».

Et puis, un quart d’heure après ou le lendemain, on recommence. On réussit à ne pas se mettre en colère la première fois. Et puis, à la septième fois que la même personne nous fait la même chose dans la journée, alors là, on craque. On voit réapparaître cette nature charnelle et ça nous frustre, parce qu’on sait qu’on fait mal, puisqu’on est honnête avec le Seigneur. C’est de cette expérience dont il parle dans Romains 7. Il y a un deuxième degré de libération : non seulement réaliser par la foi qu’il m’a donné une nouvelle nature, mais aussi Il me donne une révélation un peu plus grande. « Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi… », il parle de la loi de Dieu, « …que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant, mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. « Cela, c’est la loi de Dieu. En passant, je le dis : quand tu es marié, c’est pour la vie. Il n’y a que la mort qui peut séparer un couple. Mais là, il prend l’image de cette association mari et femme, pour nous montrer comment le Seigneur veut nous dégager de toute loi, au sens où il l’entend lui.

Au verset 3 : « Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est libérée de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en devenant la femme d’un autre. »

Il prend l’exemple d’un homme et d’une femme qui sont mariés pour la vie. Et ce mari est très exigeant. La loi de Dieu est très exigeante. Elle est parfaite. Cette femme qui est mariée à ce mari, elle est liée à lui tant que les deux sont vivants. Elle ne peut être libérée de cette loi, de ce mari exigeant, tout le temps en train de lui donner des commandements. Mais, on ne peut rien dire, parce qu’il est parfait. On ne peut rien trouver de mal à la loi de Dieu. Elle est parfaite. On est là sous un esprit de condamnation permanent, parce qu’on veut essayer de bien faire et on n’y arrive pas. Et cette femme est malheureuse. Elle est libérée, si le mari meurt. Mais là, appliqué à notre cas, c’est la femme qui doit mourir : « …de même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi. « Nous étions mariés à la loi avant, et la seule manière d’être libéré de la loi, c’est de mourir en Christ. Cela veut dire que, pour pouvoir marcher dans cette vie de résurrection qu’il nous donne, le Seigneur va me faire comprendre que je dois aller un pas plus loin. Il y a beaucoup de chrétiens qui restent à ce niveau-là, au niveau légaliste d’une condamnation permanente par la loi.

Ils sont sincères, ils connaissent les commandements de Dieu, ils voudraient les appliquer, ils s’efforcent de les appliquer, d’aimer les autres, d’être patients, de faire des choses pour Dieu, d’évangéliser, etc. Et ils le font par leurs propres forces, et, à ce moment-là, ils sont esclaves de la loi de Dieu, puisque la loi produit et développe le péché dans ceux qui veulent marcher par leurs propres forces. La seule manière de pouvoir être libéré de l’esclavage de la loi de Dieu, c’est de mourir en Christ.

Je vais prendre un autre exemple plus simple. Supposez que vous soyez patron et que vous ayez un employé qui est vraiment bon à rien, qui fait tout de travers. C’est le Gaston la Gaffe parfait. Il est complètement incapable.

Vous avez beau lui dire : « fais ceci, fais cela, ne fais pas ceci, ne fais pas cela », il n’y a rien à faire. C’est dans sa nature. Il est incapable de faire quelque chose de bien, sauf quand il reste tranquille. Mais, dès que vous lui demandez de faire quelque chose, c’est-à-dire dès que la loi commence à agir, il n’y arrive pas.

Les commandements de Dieu, c’est comme un patron qui est parfait, qui nous donne de bonnes règles.

Mais nous, nous sommes comme des serviteurs incapables. Dès que nous essayons de nous lever pour obéir à sa loi, par nos propres bonnes résolutions, nous n’y arrivons pas. Il nous libère de cet esclavage de la loi par la mort de Jésus et il nous fait comprendre que l’on est mort et ressuscité en Jésus, que la vie de Jésus doit s’exprimer en nous pour nous faire faire tout ce qu’il nous demande. On a chanté tout à l’heure : « Tout ce que nous faisons, c’est toi qui l’accomplit en nous ». Paul dit : « c’est Christ qui vit en moi ». Jésus dit : « Je ne fais rien de moi même mais je fais tout ce que mon Père me demande. »

Il le faisait, non pas parce qu’il se forçait à le faire, mais parce qu’il laissait la vie divine s’exprimer pleinement en lui. La seule chose qu’il faisait, c’était d’accepter de laisser sa volonté propre de côté, parce que Jésus avait aussi une volonté personnelle. Il a une personnalité différente de celle du Père, bien que ce soit le même Dieu. Il dit : « …non pas ma volonté Père, mais la tienne. « Il a choisi de mettre de côté sa volonté personnelle, pour laisser la volonté du Père se faire en lui, par la puissance de l’Esprit qui l’habitait pleinement. Il a simplement mis sa volonté au service de son Père et la vie divine s’est écoulée au travers de lui. Et c’est notre pierre d’achoppement, quand nous voulons faire des choses pour Jésus et que nous faisons des efforts pour lui plaire. Chaque fois on tombe. On prend des résolutions et on continue à pécher.

Quand vous voyez le tableau que Paul écrit dans Romains 7, ce n’est pas un tableau très agréable, puisqu’il dit au verset 14 : « La loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché (dans ma nature charnelle). Et le propre de la nature charnelle, c’est de se manifester immédiatement lorsqu’on lui en laisse la possibilité. Dès que nous voulons faire quelque chose par nous-mêmes, même si nous voulons le faire pour Dieu, c’est notre nature charnelle qui s’exprime, et là, c’est la catastrophe, parce que notre nature charnelle ne peut pas obéir à Dieu. Il faut que cette nature charnelle soit complètement mise de côté.

Et c’est là que le 4ème point vient, puisque tout se fait par la foi. Je comprends que Dieu m’a libéré de la loi du péché. Il m’a libéré de l’esclavage à ce corps de péché, par la mort et la résurrection de Jésus.

Maintenant, je comprends qu’il me libère de tout effort personnel pour le servir. C’est le plus difficile et pénible à comprendre pour des chrétiens. Il y a des chrétiens qui restent enfoncés là-dedans toute leur vie, parce qu’ils aiment le Seigneur et qu’on leur enseigne la Parole : « il va falloir que tu fasses ceci, puis cela, que tu mettes le voile, que tu payes ta dîme, etc ». Alors, nous voulons le mettre en pratique par un effort de volonté personnelle qui vient de notre chair, de notre volonté, l’âme charnelle qui n’est pas un fruit de la vie du Saint-Esprit en nous, un fruit naturel de ma communion avec Jésus.

Quand on est en communion avec Jésus, quand on laisse la vie de Jésus s’exprimer, il va nous faire mettre le voile, nous faire habiller, parler d’une certaine façon, nous rendre polis, aimables et gentils.

Mais, cela va être un fruit naturel qui va venir du fait que la croissance va se faire en Dieu et la manifestation du Saint-Esprit va se faire de plus en plus grande dans tous les domaines de ma vie.
C’est Christ qui va le faire en moi, si je le laisse faire, si je me mets devant lui en disant : « Seigneur, j’ai compris que mes efforts personnels, même mes bons efforts pour te servir et faire du bien pour toi, c’est de la pourriture », (excusez-moi du terme, mais c’est ça). Dieu n’en veut pas. Il veut que nous recevions de lui tout ce dont nous avons besoin, pour qu’il vive au travers de nous. Il nous demande simplement de croire en sa présence en nous et à la puissance de son Saint-Esprit, de lui offrir nos membres comme un sacrifice vivant, pour que lui prenne le relais et s’exprime au travers de nous.

Cela ne veut pas dire que nous allons devenir des pantins, des marionnettes entre ses mains. Dieu aura toujours besoin de notre accord, notre décision de consécration personnelle, de notre foi en son action et en sa Parole. C’est la Parole de Dieu qui va nous guider constamment dans ce travail de manifestation de la vie de Christ.

C’est ce 4ème point qui consiste à voir, jour après jour, dans nos vies, la perfection de Christ se manifester. Une fois que j’ai été libéré de l’esclavage de la loi, que j’ai compris que ce ne sont pas mes efforts pour Dieu qui comptent, je me mets devant Dieu en disant : « Seigneur, pendant des années, j’ai voulu faire des choses pour toi, j’ai fait beaucoup de choses pour toi, et apparemment, ça a pu porter beaucoup de fruits pour toi. J’ai parcouru la terre entière en évangélisant des milliers de personnes.

Mais ça venait de ma chair, parce que je voulais faire des choses pour toi, et devant toi, ce n’est pas acceptable, si ce n’est pas toi qui l’as fait en moi, si ce n’est pas la manifestation de ta volonté parfaite en moi ». Quand j’arrive à ce point de capitulation complète, personnelle, devant Jésus ; à ce moment là, (4ème point), l’oeuvre de la Croix peut se faire profondément en moi. Et c’est la dernière des oeuvres de la Croix : me faire comprendre à quel point le Seigneur veut que lui se manifeste en moi et que ce ne soit plus moi qui le fasse pour lui. Il veut que ce soit son bon parfum qui sorte du vase brisé.

Rappelez-vous cette femme qui a brisé ce vase de parfum pur et l’a répandu sur les pieds de Jésus.
Cela a embaumé toute la pièce. Les disciples n’étaient pas contents parce qu’elle avait gaspillé des milliers de francs (euros) d’un parfum de grand prix. Jésus a dit : « laissez-la, elle a fait quelque chose de bien et partout où l’évangile sera annoncé, jusqu’à la fin des temps on racontera ce que cette femme a fait.

« Parce qu’elle a fait exactement ce que Jésus veut que nous fassions : que nous brisions ce bouchon qui empêche le parfum de Christ de se manifester, ce bouchon de volonté personnelle, de vie personnelle que Dieu veut complètement briser par sa Croix. Et il veut nous apprendre, jour après jour, à marcher dans une vie crucifiée qui est en même temps une marche par l’Esprit. Si je veux apprendre à grandir en Christ, concrètement cela s’apprend : laisser la vie de Christ s’exprimer, marcher par l’Esprit et non plus par la chair, cela s’apprend concrètement dans une communion personnelle avec Jésus, tous les jours.

Il dit dans Romains 8:1 « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit. La loi de l’esprit de vie en Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort. « Au verset 4 il dit : « …afin que la justice de la loi fût accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. « A partir de là, commence ton apprentissage quotidien de la marche par l’esprit, parce que tu sais que l’Esprit de Dieu habite en toi. Tu as en toi un Aide puissant.

Alors, comment apprendre quotidiennement à marcher par l’Esprit ? Il le dit au verset 11 : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous… », c’est le cas pour tout ceux qui ont accepté Jésus, « …celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts… », c’est à dire Dieu notre Père qui a ressuscité Christ par son Esprit, « …rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes pas redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps… », par l’Esprit qui habite en vous, « …vous vivrez. »

Là, c’est notre apprentissage quotidien. Alors, comment recevoir cet apprentissage ?

1. En sachant qu’en Christ nous sommes une nouvelle créature.

2. Que son Esprit habite en nous et que son Esprit a la capacité de rendre la vie à nos corps mortels et de faire mourir les actions de ce corps, complètement, pourvu que nous laissions faire le Saint-Esprit et que nous ne mettions pas notre volonté personnelle sur le chemin du Saint-Esprit en disant :

« Maintenant JE vais faire les bonnes oeuvres, JE veux obéir. « Non, laisse agir le Saint-Esprit en toi.

Fais confiance à l’action du Saint-Esprit qui va te conduire et t’éclairer sur la situation actuelle que tu es en train de vivre. Nous avons besoin de la lumière du Saint-Esprit pour qu’il nous montre où nous en sommes aujourd’hui. Si vous avez le visage sale et que vous voulez le nettoyer, vous allez devant une glace, vous regardez où est la saleté et puis vous vous lavez. Mais il faut qu’il y ait une glace et de la lumière. Placez-vous devant une glace en pleine nuit pour vous nettoyer, ça ne va pas marcher, même si vous avez la meilleure glace du monde et le meilleur savon du monde. Dieu est lumière.

Donc, la solution de mes problèmes pratiques de tous les jours, ça ne va pas consister, comme le font les psychologues, à m’examiner, à remonter dans mon passé, à faire une cure d’âme chrétienne : tout cela vient de la chair. Ce qui est chair ne peut pas faire naître l’esprit. Donc, si tu veux voir l’état où tu es aujourd’hui, tu vas te mettre devant le miroir de la Parole de Dieu et tu vas te laisser éclairer par la lumière du Saint-Esprit. Il faut les deux : le miroir de la Parole où je me verrai tel que je suis ; et la lumière de Dieu, du Saint Esprit. Avec les deux, je verrai l’état où je suis aujourd’hui. A ce moment-là, je vais faire mourir les actions du corps, parce que Dieu me l’a montré dans sa Parole, et parce qu’il m’a donné la lumière de son Esprit. A ce moment-là, je vais dire : « Seigneur, je reconnais que je suis sale, lave-moi dans ton sang, je t’en demande pardon. Je me vois maintenant dans le miroir et à la lumière de ta Parole, j’ai compris Seigneur que cela n’allait pas. Maintenant Seigneur, agis en moi pour me transformer comme tu le veux. maintenant je vois clair, agis en moi. « Cela s’appelle marcher jour après jour par l’Esprit dans la lumière du Seigneur. Le Seigneur va me montrer, jour après jour, ce qui est spirituel dans ma vie présente et ce qui est encore charnel.

Comme le Seigneur n’aime pas ce qui est charnel dans mon service chrétien, il va quelquefois me faire passer par des expériences bien douloureuses, pour que je comprenne que j’ai à lâcher toute volonté propre, même avant de le servir. C’est pour cela que tant de chrétiens ont eu à passer par des épreuves difficiles où ils ont eu l’impression d’être complètement abandonnés, mis de côté par Dieu. Parce qu’il fallait que, dans cette situation-là, ils lâchent leur volonté personnelle, qu’ils laissent tomber les dernières racines de volonté personnelle qu’ils avaient en eux pour que la Croix de Jésus vienne tuer ces dernières racines de vouloir en faire à ma tête, comme je le voudrais. Dieu ne veut pas tuer notre volonté, il veut tuer notre volonté personnelle. Il veut que notre volonté soit mise à son service. Il ne veut pas que ce soit notre volonté qui dirige notre vie, mais la sienne. Donc, il va me montrer tous les endroits où ma vie est encore dirigée par ma volonté personnelle. Il va faire la lumière et me dire : « La solution c’est que tu comprennes que ma Croix est passée par là et maintenant, toi, tu vas te charger de ta croix, c’est-à-dire que tu vas apporter ta volonté personnelle pour qu’elle soit remplacée par ma volonté. C’est cela la croix : tu vas accepter de renoncer à ce qui te coûte actuellement, que tu veux garder pour toi ». Vous vous rappelez la parabole où Jésus parle à un homme qui avait respecté toute la loi de Dieu.

Il lui dit : « Toi, il te manque une chose : tout ce que tu as, vends-le, donne-le aux pauvres et suis-moi. « C’était son problème. Il respectait toute la Parole, mais il avait encore une idole dans son
coeur qui l’empêchait d’être un disciple de Jésus et de recevoir la vie de Jésus. Et, à la lumière du Saint-Esprit et de la Parole, il va nous montrer tous les points où nous sommes encore attachés pour faire notre volonté personnelle que nous allons lâcher, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien afin que ce que Jésus a acquis à la Croix pour nous se manifeste enfin pleinement.

Et je terminerai en lisant deux passages. Dans Luc 17:31, il parle de l’enlèvement et il dit : « En ce jour là, que celui qui sera sur le toit, et qui aura ses effets dans la maison, ne descende pas pour les prendre. « Ne sois pas comme la femme de Lot. Le Seigneur lui avait dit : « Ne te retourne pas. Sinon tu vas périr ». Elle s’est retournée parce que son coeur était attaché à Sodome. Elle a été transformée en statue de sel. Il continue au verset 3 : « … ne descends pas prendre tes effets dans ta maison et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière. Souvenez-vous de la femme de Lot.

Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra. « Cela veut dire : celui qui cherchera à sauver sa vie par ses propres moyens et sa propre volonté d’en faire à sa tête la perdra. Il ne sera même pas enlevé (on est ici dans un contexte d’enlèvement). « Et celui qui la perdra la retrouvera. Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée. »

Alors, bien-aimé, ça veut dire que si ton coeur est encore attaché ici-bas à quelque chose de plus que Jésus, tu seras tellement lourd que tu ne pourras pas monter, parce que ton coeur veut revenir en arrière. Tu es attaché à un homme ou à une femme ou à un ministère ou à quelque chose que tu es en train de faire. Suppose, par exemple, que tu sois un serviteur de Dieu en train d’accomplir une œuvre grandiose pour Dieu. Elle n’est pas tout à fait achevée, au moment où la dernière trompette sonne, et tu dis au Seigneur : « Je n’ai pas encore fini Seigneur, regarde ton oeuvre ». Qu’est-ce qu’il te dira Jésus ? »Reste et finis-le. Et moi, j’emporte tous ceux qui sont prêts à partir avec moi ». Si ton coeur est attaché à faire quelque chose, alors que Jésus te dit : « Laisse tomber tout ça et viens », si tu dis non, parce que tu as encore des choses à faire pour le Seigneur, tu cherches encore à faire ta volonté propre. Tu n’es pas encore détaché. Et pourtant, c’est pour Dieu.

Sois libre de faire ce que Dieu va te demander de faire, comme Philippe, en Samarie, où il y avait un grand réveil. Et Jésus lui dit par le Saint-Esprit : « Stop ! Arrête ! Va au désert pour un homme. « Il a immédiatement tout laissé. Il aurait pu dire : « Seigneur, il y a une grande oeuvre ici, je ne peux pas laisser ces brebis-là. Il faut les nourrir, il faut organiser une église, nommer des anciens, etc… » Il a tout laissé entre les mains du Seigneur et il est parti. Il a été conduit par l’Esprit. Il a marché selon l’Esprit. Et je termine le passage, verset 35 : « …de deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé. « Tout ça, parce qu’ils cherchaient à sauver leur vie. Ceux qui perdront leur vie, c’est-à-dire qui accepteront de renoncer à leur volonté personnelle, à leurs désirs personnels pour faire la volonté de Dieu, ceux-là vont retrouver leur vie, pour l’éternité.

Dans Jean 12:23 : « …Jésus leur répondit : l’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. « Et nous savons comment il a été glorifié : il a accepté pleinement la volonté de Dieu, son Père, de passer par cette Croix maudite pour payer pour nous.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie… », sa vie personnelle, ses idées personnelles, ses désirs personnels, « …dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. « Le Seigneur savait très bien ce qu’il disait : « Tu veux me suivre ? Suis-moi jusqu’à la Croix, parce que c’est en passant par la Croix que tu vas manifester la vie de résurrection ». Le grain peut rester des dizaines d’années vivant dans un endroit bien sec, mais il ne va pas produire de récolte, parce qu’il ne va pas mourir au sens de se planter dans un sol humide, perdre sa carapace, se désagréger et manifester la vie qui est en lui et produire des dizaines, des centaines de grains. Et Jésus dit : « Si tu restes attaché à ta volonté, cette vie que j’ai placée en toi ne va pas sortir de la coquille, de la carapace. Elle va rester enfermée et tu vas rester seul », alors que Jésus nous a mis dans un corps ensemble. Nous sommes son corps, il est la tête. Si le corps est formé de petits grains tout fermés sur eux-mêmes, ça ne va pas être un corps où la vie va circuler. La vie va rester bloquée dans chaque cellule. Alors que, si cette vie qui est en toi se manifeste en dehors, parce que tu as accepté que ta volonté personnelle, cette carapace, meure pour faire la volonté de Dieu. A ce moment-là, toute la vie va sortir et se manifester. Cela va être une récolte à la gloire de Dieu. Et ça, ce n’est que par la Croix que ça peut se faire. Jésus l’a fait pour nous.

Et, en conclusion, je veux revenir sur ces 4 aspects, pour qu’ils soient bien présents à notre esprit, de l’oeuvre magnifique que Jésus a accomplie pour nous, à la Croix. C’est grandiose, et, tous les jours, je prie : « Seigneur, révèle-moi encore plus tout ce que tu as fait à la Croix, parce que je n’en vois toujours que des aspects partiels, mais je te prie que tu m’éclaires toujours plus ».

-Le 1er aspect, c’est que nous étions tous des pécheurs, Jésus est mort pour nous, pour payer pour nous. Son sang a été versé, et son sang a la capacité d’effacer complètement les péchés de ceux qui se repentent et qui demandent pardon, au nom de Jésus.

-Le 2ème aspect, c’est que, au moment où il est mort, toute notre vieille nature est morte en lui, et il veut me le révéler par le Saint-Esprit.

-Le 3ème aspect, c’est que, au moment où il est ressuscité, nous qui croyons en lui, nous sommes ressuscités avec lui, à une vie nouvelle qui est entièrement libérée de l’esclavage du péché, de ce corps de mort et de la loi de Dieu qui ne peut plus être respectée maintenant par nos efforts personnels, mais que Dieu va nous faire respecter par son Esprit qui habite en nous. Et son Esprit va nous conduire à l’obéissance naturelle de la loi.

-Le 4ème aspect, c’est que tout ce que Jésus a accompli pour nous, cette mort et cette résurrection, il le fait quotidiennement dans ma vie, pourvu que j’accepte de renoncer à ma volonté personnelle. Et comme c’est une croissance ; il va me montrer toujours plus, par la lumière de sa Parole et de son Esprit, où sont les points de ma vie où je tiens encore à quelque chose de personnel, parce que là, ça va bloquer la vie de résurrection. Tout le travail de croissance en moi va consister à appliquer la Croix partout où il y a une volonté personnelle, pour qu’elle soit mise à mort concrètement, afin que je puisse dire, du fond du coeur, comme Jésus l’a dit : « Non pas ma volonté, mon Père, mais la tienne.

« Nous avons foi en l’oeuvre accomplie par Jésus parce que c’est LUI qui le fait pour nous. Quand il est dit : « que tout votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable pour le retour de Christ. « Il ajoute : « C’est Lui qui le fera. « C’est lui qui va le faire en toi, si tu restes attaché au Seigneur, si tu l’aimes, si tu abandonnes toute volonté personnelle et si tu dis : « Seigneur, fais ton oeuvre en moi, je m’offre entièrement à toi. Fais ton oeuvre de crucifixion de ma volonté propre, pour que tout soit mis vraiment à ta disposition et que ta vie s’exprime en moi, pour ta plus grande gloire.

« Nous allons voir, à ce moment-là, des choses merveilleuses se passer. Alléluia !

Ce texte est la mise par écrit d’un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l’intégralité de l’enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.
C63 Source de Vie http://www.sourcedevie.com
© SdV – Toute reproduction autorisée et même encouragée mis le 01/03/2000

Un commentaire pour A81 – Tout ce que Jésus a accompli sur la Croix pour nous

  1. Joy dit :

    Bonjour Flo,
    Merci pour cet enseignement si profond. Merci Seigneur pour des serviteurs authentiques comme HVM. Sois richement bénie.
    En Christ, Joy

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