A109 – Etre un avec Christ

Article de Hannah Whitall Smith (10/14)

Article traduit par Henri Viaud-Murat, publié autrefois sur le site Internet paroledevie.org (site fermé depuis Août 2007). Dixième article d’une série de 14 articles.

Cet article est un des chapitres du livre : « Christian’s Secret of a Happy Life » (Le secret d’une vie chrétienne heureuse). Jésus a prié, disant : « Qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi ! »

Tout ce que Dieu fait dans la vie du Chrétien est destiné à le conduire dans une union bénie avec Lui-même, afin que cette prière de notre Seigneur soit exaucée :

« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jean 17 : 22-23).

Cette union a toujours été le plan glorieux du cœur de Dieu pour Son peuple, avant même la fondation du monde. C’était un mystère caché, à toutes les époques et toutes les générations. Mais il a été révélé par les Ecritures, et par l’incarnation de Christ. Et il est aussi accompli, par une expérience concrète, dans la vie de nombreux enfants de Dieu.

Mais tous ne connaissent pas cette expérience. Pourtant, elle est offerte à tous, et Dieu n’a pas fait en sorte qu’elle soit cachée, ou difficile à réaliser. Mais les yeux de beaucoup de Chrétiens sont trop obscurcis, et leurs cœurs trop plongés dans l’incrédulité, pour qu’ils puissent entrer dans cette expérience. Mais Dieu veut faire connaître cette expérience à tous Ses enfants, d’une manière concrète. C’est pour cela qu’aujourd’hui le Seigneur invite partout les Chrétiens à s’abandonner à Lui, pour qu’Il puisse produire en eux le bon plaisir de Sa volonté.

Toutes les étapes de la vie Chrétienne conduisent à cet objectif. Le Seigneur l’a conçu pour nous. Il nous faut le comprendre intelligemment, et pleinement consentir à le poursuivre. Sinon, le travail de l’âme du Seigneur ne sera pas accompli. Son cœur ne sera pas satisfait, et nos propres cœurs ne trouveront pas leur repos final, parce que l’objectif divin ne sera pas atteint.

En général, l’expérience des Chrétiens correspond à l’histoire des disciples. Tout d’abord, ils ont pris conscience de leur condition et de leurs besoins. Puis ils sont venus à Christ et se sont soumis à Son autorité. Puis ils L’ont suivi, ont travaillé pour Lui, et ont cru en Lui. Malgré cela, et bien loin de Son exemple, ils ont cherché à savoir qui était le plus grand parmi eux, et ils ont fui loin de la croix. Ils n’ont compris ni la mission ni les paroles du Seigneur. Ils L’ont abandonné dans le danger. Pourtant, le Seigneur les a reconnus comme Ses disciples, et les a envoyés prêcher, leur donnant Sa puissance pour travailler pour Lui. Ils ne connaissaient Christ que « selon la chair. » Il était leur Seigneur et leur Maître, mais Il ne vivait pas en eux, Il n’était pas leur vie.

Puis vint la Pentecôte. Les disciples purent connaître le Seigneur comme demeurant en eux. Par Sa vie en eux, ils pouvaient être unis à Lui. Il était devenu « Christ en eux, » travaillant en eux pour leur donner le vouloir et le faire, selon le bon plaisir de Sa volonté. Par la loi de l’Esprit de Vie, Il les a délivrés de l’esclavage de la loi du péché et de la mort, sous laquelle ils étaient maintenus. La lutte de volontés et d’intérêts qui existait entre eux et le Seigneur cessa. Une seule volonté les animait, la volonté de leur Dieu. Ils étaient devenus UN avec Lui.

Tous les Chrétiens pourront certainement se reconnaître dans cette description, bien que l’étape finale de leur voyage n’ait pas encore été pleinement atteinte. Cher lecteur, vous avez peut-être abandonné beaucoup de choses pour suivre Christ. Vous avez sans doute cru en Lui et travaillé pour Lui. Vous L’aimez, et pourtant vous n’êtes sans doute pas encore semblable à Lui. Il est bien votre Seigneur, vous avez confiance en Lui, mais vous n’êtes pas encore un avec Lui. Il y a encore deux volontés, deux vies, deux intérêts divergents. Vous n’avez pas encore perdu votre propre vie, afin de ne vivre que de la Sienne. Auparavant, c’était vous sans Christ. Puis, ce fut vous et Christ. Peut-être est-ce maintenant Christ et vous. Mais est-ce à présent Christ et Lui seul, sans rien de vous ?

Peut-être ne comprenez-vous pas ce que signifie cette union. Certains pensent qu’il s’agit d’une grande émotion, d’une merveilleuse sensation d’unité, et ils se tournent à l’intérieur d’eux-mêmes pour examiner leurs émotions. Selon l’état de leurs émotions, ils décideront du degré de leur union intérieure avec Dieu. Mais c’est dans ce domaine, plus que dans aucun autre, que nous rencontrons l’erreur de nous appuyer sur nos sensations et nos sentiments.

Dans son essence, notre union avec Christ consiste à vivre comme Christ et à avoir le caractère de Christ. Cela ne concerne pas ce que nous ressentons, mais c’est ce que nous sommes qui règle la question ! Quelle que soit la grandeur ou l’exaltation de nos émotions concernant ce thème, si notre caractère n’est pas à l’image de celui de Christ, si nous n’avons pas avec Lui une union d’objectifs et d’intentions, une similitude de pensées et d’actions, nous ne pouvons pas parler d’union avec Christ.

C’est une question de simple bon sens, et cela correspond aussi à l’enseignement des Ecritures.

Quand nous disons que deux personnes sont « une, » cela signifie que leurs objectifs, leurs actions, leurs pensées et leurs désirs sont les mêmes. Supposez qu’un ami déverse sur vous l’expression enthousiaste de son amour et de son union avec vous. Mais si les objectifs de cet ami, ses actions, et ses conceptions des choses, sont à l’opposé des vôtres, vous ne pourrez pas dire qu’il existe une réelle union entre cet ami et vous, quelle que soit votre affection mutuelle. Pour être véritablement un avec quelqu’un, nous devons avoir les mêmes goûts et les mêmes aversions, les mêmes joies et les mêmes chagrins, les mêmes espérances et les mêmes craintes. Comme quelqu’un l’a dit, nous devons regarder au travers des yeux de l’autre, et penser avec son cerveau. Comme je l’ai déjà dit, il s’agit d’une question de simple bon sens.

Notre union avec Christ ne peut se juger par aucune autre règle. Il est hors de question d’être un avec Lui, si notre nature, notre vie et notre caractère ne sont pas semblables aux Siens. Si nos pensées et nos voies ne sont pas semblables à celles de Christ, nous ne sommes pas un avec Lui, quoi que nous ressentions.

J’ai connu des Chrétiens qui n’avaient pratiquement rien de semblable à Christ dans leur caractère, mais qui prétendaient être un avec Christ, de la manière la plus étroite, simplement parce qu’ils étaient très émotionnels, et qu’ils éprouvaient pour Christ des sentiments d’amour extatique. Je ne connais rien de plus triste ! Le Seigneur pensait certainement à de telles personnes, quand Il a dit, dans Matthieu 7 : 21 : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Il ne voulait pas dire que la volonté de Dieu était arbitraire, mais Il annonçait clairement les choses telles qu’elles étaient. Il est clair qu’il doit en être ainsi. C’est comme si nous disions : « Personne ne peut rejoindre les rangs des astronomes, s’il n’est pas lui-même astronome ! » Ce ne sont pas nos émotions qui feront de nous un astronome, mais notre vie et nos actions. Nous devons donc être effectivement un avec Christ, et pas seulement sentir que nous sommes un avec Lui !

On ne peut pas échapper à la nature inexorable des choses, surtout dans ce domaine. Si notre caractère, notre vie et nos actions ne sont pas semblables à ceux de Christ, nous ne pouvons pas être un avec Lui. Il n’y a aucun autre moyen d’être un avec Lui ! Nous devons être « participants de Sa nature. » Sinon, nous ne pouvons pas être participants de Sa vie. Car Sa vie et Sa nature sont un.

Mais les Chrétiens émotionnels ne comprennent pas toujours cela. Ils se sentent si proches de Christ, si unis à Lui, qu’ils croient que cela doit être vrai. Ils négligent de considérer la nécessité absolue d’être aussi un avec le caractère et le comportement de Christ. Ils font reposer leurs espérances et leur confiance sur la nature délicieuse de leurs émotions et de leurs sentiments exaltés, qui leur font croire qu’ils sont nécessairement un avec le Seigneur, sinon ils ne pourraient pas faire des expériences aussi riches et aussi saintes !

C’est un fait psychologique que de telles émotions peuvent être produites par d’autres causes que des influences purement divines. Elles dépendent largement du tempérament et des conditions physiques de certaines personnes. Il est donc très dangereux de dépendre de nos émotions et d’en faire le critère de notre union spirituelle avec Christ. Il peut en résulter une grave séduction spirituelle, comme celle dont nous met en garde Luc 6 : 46-49 : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! Et ne faites-vous pas ce que je dis ? Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande. »

Nous pouvons dire avec ravissement et adoration : « Seigneur, Seigneur, » mais faisons-nous ce qu’il dit ? Car le Seigneur nous dit bien que c’est cela, après tout, qui est le plus important.

Par conséquent, si, étant conduits par nos sentiments, nous donnons notre témoignage dans des réunions, ou auprès de nos amis, ou même dans notre propre cœur devant le Seigneur, en disant que nous demeurons en Lui, nous ferions bien de considérer avec le plus grand sérieux ces paroles du Saint-Esprit : « Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même » (1 Jean 2 : 6).

Si nous ne marchons pas comme Il a marché Lui-même, il n’est pas possible que nous demeurions en Lui, quelles que soient les impressions ou les sensations qui nous le feraient croire.

Si vous êtes déjà un avec Christ, vous serez rempli de douceur envers ceux que vous rencontrez. Vous supporterez tout sans vous plaindre. Si l’on vous injurie, vous ne répliquerez pas. Vous accepterez que l’on vous piétine, comme Christ l’a accepté, et vous n’éprouverez que de l’amour pour vos persécuteurs. Vous rechercherez l’honneur des autres et non le vôtre. Vous irez occuper la place la plus basse, et vous serez le serviteur de tous, comme Christ l’a été. Vous aimerez réellement vos ennemis, et vous ferez du bien à ceux qui vous exploitent avec mépris. Bref, vous vivrez une vie à la ressemblance de celle de Christ. Extérieurement comme intérieurement, vous manifesterez l’Esprit de Christ, et vous marcherez au milieu des hommes comme Il a marché. Chers amis, c’est cela, être un avec Christ. Si tout cela ne fait pas partie de votre vie, à votre mesure, vous n’êtes pas un avec Christ, quelles que soient l’exaltation et l’extase que vous procurent vos sentiments.

Etre un avec Christ est quelque chose de trop merveilleux et de trop solennel, c’est une expérience bien trop puissante, pour que cela soit vécu comme une simple conséquence de vos sentiments exaltés. Jésus était saint. Ceux qui sont un avec Lui doivent aussi être saints. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce fait tout simple et parfaitement évident.

Quand notre Seigneur a tenté de nous faire comprendre en quoi consistait Son union avec Dieu Son Père, Il a employé des mots tels que ceux-ci : « Je fais toujours ce qui Lui est agréable, » « je fais toujours ce qu’Il me demande, » « le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement, » « je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé, » « les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres. »

La preuve de Son union avec le Père était le fait qu’Il accomplissait les mêmes œuvres que Son Père. Il en est de même pour nous. Notre Seigneur a pu dire de Lui-même qu’Il demandait à être cru, parce qu’Il faisait les œuvres de Son Père. Il doit certainement en être de même pour Ses disciples !

« Un bon arbre ne peut pas produire du mauvais fruit, ni un mauvais arbre produire du bon fruit. » C’est une vérité éternelle. Ce n’est pas une question de volonté ! Un bon arbre est incapable de produire du mauvais fruit ! Un Chrétien qui est un avec Christ ne peut faire autrement que de produire une vie semblable à celle de Christ, de même qu’une vigne ne peut produire que du raisin. Elle ne produira certainement pas des chardons !

Ne croyez pas que je rejette les émotions. Au contraire, je crois que ce sont de précieux dons, quand elles viennent de Dieu. On doit vraiment se réjouir de pouvoir éprouver des émotions. Ce que je conteste, c’est le fait de vouloir faire de nos émotions le critère de notre état spirituel et de nos relations avec les autres, ainsi que le fondement de notre foi. Laissons nos émotions se manifester et s’évanouir, selon qu’il plaira à Dieu, mais n’en tenons aucun compte ! Ce qui est nécessaire, c’est de considérer que la vraie marque de notre union avec Christ sera toujours la qualité de notre caractère, de notre vie et de notre comportement de tous les jours. Alors tout ira bien. Car « celui qui dit : je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui » (1 Jean 2 : 4-5).

Cher lecteur, il se peut que le triste problème de votre vie soit que vous regrettez d’éprouver si peu de bons sentiments. Vous faites tout votre possible pour produire les sentiments dont vous entendez parler autour de vous, mais en vain. Vous priez avec ferveur pour cela, mais vous êtes souvent tenté de faire des reproches à Dieu, parce qu’Il ne vous accorde pas ce que vous désirez. Et vous êtes rempli d’une angoisse presque intolérable, parce que vous pensez que le fait de ne pas éprouver ces émotions est le signe que votre âme n’est pas unie à Christ. Vous jugez en fonction de vos sentiments, et vous pensez qu’il n’y a pas d’autre moyen de juger.

Voici un conseil que je vous donne : laissez tranquilles vos sentiments, et ne leur prêtez aucune attention ! Ils n’ont rien à faire avec la question de notre union avec Christ ! Ils ne sont pas les indicateurs de votre état spirituel. Ils ne sont que les indicateurs de votre tempérament, et de votre condition physique ou psychologique actuelle. Souvent, des personnes très peu spirituelles passent par des expériences émotionnelles très puissantes. Nous le savons tous, parce que nous avons déjà assisté à des réunions de réveil ou à des conventions. J’ai eu moi-même une domestique noire qui s’évanouissait parfois sous l’effet d’expériences émotionnelles très puissantes, et merveilleuses pour elle, chaque fois qu’il y avait des réunions de réveil dans son église. A d’autres moments, elle ne manifestait guère les signes d’une vraie spiritualité. Elle n’avait même pas une très bonne moralité. Pourtant, s’il y a quelque chose que la Bible enseigne clairement, c’est bien cela, qu’une véritable nouvelle naissance spirituelle doit s’accompagner d’une vie et d’une marche chrétiennes semblables à celles de Christ. Il ne peut pas en être autrement. Mais je crains que certains Chrétiens aient complètement séparé ces deux choses, et qu’ils accordent une importance exagérée à leurs expériences, au détriment de la qualité de leur marche chrétienne. Ils en sont venus à s’occuper bien davantage de leurs émotions que de leur caractère.

Dans le Sud des Etats-Unis, une certaine assemblée noire était une plaie pour tout son voisinage, car beaucoup de ses membres ne se privaient pas de voler, de mentir, et de violer les règles les plus élémentaires de la moralité, sans en éprouver apparemment le moindre problème de conscience. Pourtant, une grande « puissance » et des émotions très fortes se manifestaient dans leurs réunions. Quelqu’un finit par évoquer ce problème devant le pasteur, en le suppliant de prêcher un sermon sur la nécessité de produire le fruit de l’Esprit, et en dénonçant les péchés de sa congrégation. Il répondit : « Ah, monsieur, je sais qu’ils se comportent mal ! Mais quand j’essaye de les reprendre, cela jette un grand froid sur nos réunions ! »

Vous ne pouvez pas agir sur vos émotions, mais vous pouvez agir sur votre caractère, si vous le voulez ! Vous pouvez être tellement rempli de Christ que vous manifesterez la vie de Christ. Et si vous manifestez la vie de Christ, c’est que vous êtes un avec Lui, d’une manière vitale et essentielle, même si vos sentiments et vos émotions vous disent que c’est impossible !

A présent que nous avons vu en quoi consiste notre union avec Christ, je voudrais à présent aborder un autre point : comment réaliser cette union ?

Il nous faut tout d’abord considérer les faits, et nous situer par rapport à ces faits.

Il est écrit dans 1 Cor. 3 : 16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » Pourtant, quand vous lisez le début de cette épître, vous constatez que ceux à qui ces merveilleuses paroles étaient adressées étaient des « bébés en Christ, » encore charnels, qui marchaient selon l’homme. Vous pouvez donc comprendre que cette merveilleuse union avec Christ, ce glorieux et ineffable mystère d’un Dieu demeurant dans Ses créatures, constitue le privilège du plus faible et du plus faillible des Chrétiens ! Dieu ne vous demande donc pas d’atteindre quelque chose que vous ne possédez pas, mais de réaliser ce que vous avez déjà en Christ. Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus bénéficient de la même grâce ! Leur corps est le temple du Saint-Esprit qui demeure en eux, et c’est un don de Dieu.

Il me semble que les choses se passent de la manière suivante. Tout se passe comme si Christ demeure dans une maison, mais qu’Il est enfermé dans un placard reculé, inconnu et ignoré des habitants de cette maison. Le Seigneur désire ardemment Se faire connaître et S’unir à eux dans tous les détails de leur vie quotidienne. Il veut partager leurs intérêts, mais Il ne peut pas les forcer à faire attention à Lui. Son amour ne peut être pleinement satisfait que si les habitants de la maison recherchent volontairement Sa communion. Les jours passent dans cette demeure privilégiée, mais ses occupants continuent à ignorer leur merveilleux privilège. Ils vaquent à leurs affaires sans même penser à la présence de leur merveilleux Invité. Ils dressent leurs plans sans Lui en parler. Ils ne savent pas que Sa sagesse peut les guider et que Sa puissance peut les protéger. Les jours et les semaines s’écoulent tristement dans la solitude, alors qu’ils auraient pu être remplis de la douceur de Sa présence !

Mais, soudain, retentit cette proclamation : « Le Seigneur est dans la maison ! »

De quelle manière le propriétaire va-t-il réagir à cette annonce ? Va-t-il exprimer sa profonde reconnaissance, et ouvrir toute grande la porte, pour laisser entrer son glorieux Invité ? Ou va-t-il hésiter en tremblant, effrayé de Sa présence, et se réfugier dans un coin pour éviter Son regard auquel rien n’échappe ?

Cher ami, je t’annonce cette joyeuse bonne nouvelle : le Seigneur demeure dans ton cœur ! Depuis le jour de ta conversion, Il demeure en toi, mais tu as vécu dans l’ignorance de Sa présence. Chaque seconde de ta vie aurait pu être vécue dans la lumière glorieuse de Sa douce présence, et toutes tes décisions auraient pu bénéficier de Son conseil. Mais, parce que tu ne le savais pas, et que tu n’as pas réalisé qu’Il était là, ta vie a été solitaire et remplie d’échecs. Mais, maintenant que je te fais cette proclamation, comment vas-tu réagir ? Es-tu heureux qu’Il soit en toi ? Veux-tu ouvrir toutes les portes de ton cœur pour L’accueillir ? Veux-tu, avec joie et reconnaissance, abandonner les rênes de ta vie entre Ses mains ? Veux-tu Le consulter en toute occasion, Le laisser prendre toutes les décisions de ta vie, et marquer chacun de tes sentiers ? Veux-tu L’inviter dans tes appartements les plus intimes, et partager avec Lui tous tes secrets ? Veux-tu répondre « OUI ! » à Son désir ardent de S’unir à toi, et Lui confier, avec joie et sans hésitation, tout ce qui concerne ta vie ? Si tu le veux, ton âme commencera à connaître quelque chose de la joie d’être une avec Christ.

Pourtant, tout ce que je viens de décrire n’est qu’une faible représentation de la réalité bénie ! Il est déjà glorieux d’avoir Christ demeurant dans notre maison ou notre cœur. Mais il est bien plus glorieux encore d’être introduit dans une union effective avec Lui, et d’être avec Lui une seule volonté, un seul propos, un seul intérêt, une seule vie ! Des paroles humaines ne peuvent exprimer une telle gloire. Pourtant, je désire l’exprimer. Je voudrais donner à votre âme la faim inextinguible d’atteindre cette réalité, et faire en sorte que vous ne puissiez avoir aucun repos avant de l’atteindre ! Comprenez-vous bien ce que signifient ces paroles : être un avec Christ ? Pouvez-vous saisir même le plus petit commencement de leur signification ? Votre âme n’exulte-t-elle pas à l’idée d’une destinée aussi merveilleuse ? Car il s’agit bien d’une réalité ! Cela signifie que nous sommes appelés à ne posséder aucune autre vie que la Sienne, à n’avoir aucune autre volonté que Sa volonté, aucun autre intérêt que Ses intérêts, à partager Ses richesses, à pénétrer dans Ses joies, à connaître Ses peines, à manifester Sa vie, à posséder Sa pensée, à réfléchir, à sentir, à agir et à marcher comme Lui ! Oh, qui aurait pu rêver d’une destinée semblable à la nôtre !

Cher ami, veux-tu que cette destinée soit la tienne ? Le Seigneur ne te l’imposera pas, car Il veut que tu sois Son compagnon et Son ami. Une union forcée ne serait pas compatible avec Son désir. Tu dois répondre volontairement.

La fiancée doit répondre « oui » à son fiancé sans y être forcée. Sinon leur union ne leur procurera aucune joie. Peux-tu répondre « oui » à ton Seigneur, de tout ton cœur ?

Il s’agit d’une transaction tellement simple, et pourtant tellement réelle ! Il n’y a que trois pas à faire ! Tout d’abord, il faut être convaincu que les Ecritures enseignent bien que Dieu vient demeurer en ceux qui croient en Jésus-Christ. Il faut ensuite abandonner tout notre être au Seigneur, pour qu’Il nous possède complètement. Enfin, il faut croire qu’Il a bien pris possession de nous, et qu’Il est venu demeurer en nous.

Commence donc à te reconnaître comme mort à ta vie passée, et à reconnaître Christ comme ta seule vie. Maintiens fermement cette attitude, en confessant : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2 : 20). Répète-le jour et nuit, jusqu’à ce que cela devienne la respiration habituelle de ton âme. Dépouille-toi par la foi de la vie de ta vieille nature, et revêts-toi concrètement de ta nouvelle vie en Christ. Que cet acte, en se renouvelant constamment, devienne l’attitude normale de tout ton être. En continuant à pratiquer cela chaque jour, tu verras que tu porteras continuellement dans ton corps la mort du Seigneur Jésus, pour que la vie de Jésus puisse se manifester dans ton corps mortel.

Tu apprendras ainsi à savoir ce que signifie le salut. Et tu partageras avec émerveillement les secrets du Seigneur, ce dont tu n’avais jamais rêvé jusque-là !

Combien j’ai erré ! Mais Dieu est ma demeure,

Dieu Lui-même est ici présent !

Pourquoi ai-je porté mes yeux aussi loin,

Alors qu’Il est partout, et si proche ?

Pourtant, dans Sa proximité,

Dieu n’était jamais bien loin.

Il vit en moi, et mon esprit

Est la demeure qu’Il chérit le plus !

Tout ce temps où je me croyais

Seul, perdu et fatigué,

Sans joie, je marchais sur la terre,

Alors que j’étais moi-même le sanctuaire de Dieu !

 

Source http://www.ccel.org
(Christian Classics Ethereal Library, Calvin College).

 

 

2 commentaires pour A109 – Etre un avec Christ

  1. Joy dit :

    Merci pour cet article ma chère Flo!
    La vie chrétienne est simple pour tout disciple qui s’abandonne totalement à Jésus. Le péché, la chair compliquent tout. Sois bénie! Amitiés en Christ! Joy

  2. Flo dit :

    Amen Joy!
    Je te souhaite une bonne fin d’année en compagnie de ceux qui te sont le plus proche et dans la merveilleuse présence de notre Seigneur Jésus! Sois bénie, Flo.

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