A110 – Libre du Joug religieux

Article de :  Henri Viaud-Murat

Soyons libres de tout joug religieux dominateur et marchons dans la liberté de l’Esprit

Quand j’ai prié le Seigneur pour qu’il me dise sur quoi il fallait parler ce soir, après un moment de prière, il y a un mot qui revenait dans mon coeur, un seul mot : liberté, puis un verset : Galates 5:1. Nous allons donc parler de liberté.

L’apôtre Paul dit ceci aux Galates : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis (ce qui veut dire : c’est pour la liberté qu’il nous a libérés). Demeurez donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Je relis ce verset premier parce qu’il est tellement important : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. » Vous remarquez qu’il parle au passé, il ne dit pas que Christ va nous libérer un jour, il dit « Christ nous a libérés ». Il y a beaucoup de chrétiens qui ne savent pas qu’ils ont été libérés par Jésus et ils sont toujours dans des liens, cependant l’apôtre Paul dit bien ici : c’est pour la liberté que Christ nous a libérés, restez donc fermes. Ce qui signifie : restez donc fermes dans cette liberté et ne vous laissez pas mettre à nouveau sous le joug de la servitude. Le joug est la pièce de bois qui se met sur le cou des boeufs pour les amener deux par deux, pour pouvoir labourer ou tirer de lourds chariots. Ils sont accouplés sous une pièce de bois pesante qui est très lourde parce qu’il faut qu’ils aient le cou bien courbé, ainsi nous pouvons en faire ce que nous voulons.

De même nous, avant de connaître Jésus, nous avions le joug de la servitude sur le cou, mais Jésus a enlevé ce joug de la servitude pour nous donner la liberté. L’apôtre Paul dit : Faites bien attention parce que vous pouvez vous faire remettre le joug sur vous si vous ne restez pas fermes en Christ dans cette liberté !

C’était d’ailleurs le cas des Galates : ils avaient été libérés et ils se faisaient remettre le joug de la loi sur le dos. Cela va très loin puisque l’apôtre Paul dit au verset 4 du même chapitre : « Vous êtes séparés de Christ vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. »

Vous voyez si ça va loin, il leur dit : Vous étiez libres, vous étiez des chrétiens en Jésus-Christ dans la grâce, dans la liberté et maintenant vous vous êtes laissés remettre le joug sur vous. Et en plus il dit :

Vous êtes déchus de la grâce, vous êtes séparés de Christ maintenant. Vous vous êtes remis sous un autre maître que Christ. Christ nous a donné la liberté, nous sommes devenus esclaves de Christ mais être esclave de Christ ce n’est pas être sous le joug de la servitude. Parce que s’Il nous donne la liberté c’est pour que nous choisissions librement de le servir, de lui obéir parce que servir un maître comme lui ce n’est pas une dure servitude.

Servir Satan c’est une dure servitude. Quand nous étions esclaves de Satan, il faisait peser sur nous un joug pesant. Il n’y a qu’à voir autour de nous le joug de Satan sur les hommes : le joug de la maladie, le joug du péché, le joug des liens démoniaques, le joug des religions. Jésus nous en a libérés ! Alors est-ce que tu sais bien que tu es libre aujourd’hui ? Ne dis pas : Je vais être libre un jour. Jésus dit : Tu es libre aujourd’hui ! Tu le crois et c’est en le croyant que la foi va te donner ce que Jésus a fait pour toi. Déjà ta dette est annulée, tu n’as plus de dette à payer !

C’est intéressant de voir un peu ce que la Bible dit sur le joug et sur la liberté. Dans Esaïe il y a un beau chapitre que Jésus reprend d’ailleurs pour son compte. Au chapitre 61, et au verset 1, le prophète dit ceci en parlant de Jésus : « L’Esprit du Seigneur l’Eternel est sur moi car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance. »

 

Vous voyez les mots qui sont employés : liberté, délivrance. Nous, les Français, nous savons ce qu’est la liberté parce que nous avons eu la Révolution mais c’est une fausse liberté parce que d’abord elle a été prise par la force, par la force des armes en coupant la tête d’un roi, ce qui n’est pas permis par le Seigneur. Moi je ne suis pas royaliste parce que je ne m’occupe pas de politique, mais la Parole de Dieu dit qu’il faut respecter les autorités. Si elles ne vont pas bien, il faut prier pour elles, il ne faut pas leur couper la tête. Ainsi il pèse sur la France une malédiction qui est due au fait que nous nous sommes rebellés, malgré tous les bienfaits humains que la Révolution a apportés : liberté, égalité, fraternité, etc… Mais sur le plan spirituel, cette forme de liberté a été obtenue par une rébellion contre l’autorité qui, certes à l’époque, n’était peut-être pas très bonne, une autorité despotique, mais ce n’était pas une raison pour se rebeller, pour trancher la tête du roi et pour proclamer la liberté de cette manière.

Nous avons en Christ une liberté qui n’a pas été acquise par la violence, mais acquise par le don de Jésus qui a versé son sang à la Croix, qui s’est donné pour payer la rançon et nous faire sortir de la captivité par l’Esprit du Seigneur, pas par la force ni par la puissance mais par l’Esprit du Seigneur.

Dieu nous donne son Esprit pour nous rendre libre et l’Esprit du Seigneur était sur Jésus pour apporter la liberté à ceux qui étaient prisonniers, c’est-à-dire nous tous. C’est Satan qui est l’oppresseur, Satan qui est le violent, le méchant, c’est Satan qui tient l’humanité entière sous son joug qui est un joug d’oppression. Savez-vous ce qu’est l’oppression ? L’oppression c’est le fait de faire pression sur quelqu’un pour le dominer, pour le contrôler par la force, mais ce n’est pas la méthode du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus est un maître qui donne des ordres, mais il nous laisse libre de répondre de tout notre coeur aux ordres qu’il nous donne et de répondre par amour pour lui ; c’est cette vraie liberté qu’il donne.

Dans 2 Corinthiens, au chapitre 3, et au verset 17, Paul dit : « Le Seigneur c’est l’Esprit (l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a envoyé pour donner la liberté aux captifs et ici Paul dit : le Seigneur, c’est l’Esprit, donc l’Esprit Saint est Dieu, ce n’est pas une puissance neutre, l’Esprit Saint est Dieu), et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » Si tu as reçu l’Esprit du Seigneur en toi, là est la liberté. Tu es dans la liberté et tu as l’esprit de liberté en toi. Donc cet esprit de liberté travaille pour te rendre libre et travaille aussi pour que tu donnes la liberté aux autres. C’est important de bien comprendre cela : si Dieu nous donne la liberté, c’est afin que nous travaillions pour donner la liberté aux autres, d’abord en leur parlant de Jésus. Si on leur parle de Jésus, on va leur parler de quelqu’un qui les libère, mais aussi par nos actions, par notre comportement, nous allons être des hommes et des femmes libérés qui portent la liberté autour d’eux. Ils ne vont jamais opprimer. Les chrétiens n’opprimeront jamais les autres, ils ne vont jamais exercer la force pour leur faire faire quelque chose.

Si tu forces quelqu’un à faire quelque chose, tu l’opprimes et tu n’es pas animé par l’esprit de liberté : ce sont les méthodes de Satan. Or, Jésus nous remplit de son esprit de liberté pour nous libérer nous-mêmes et pour transmettre la liberté aux autres. Vous savez quand on respire une odeur de liberté, ça fait du bien.

Il existe des églises où, quand vous entrez, vous respirez une odeur d’oppression terrible. Je dirais une oppression d’autorité démoniaque, parce qu’une autorité qui force les gens à faire des choses ce n’est pas une autorité qui vient du Seigneur. Jésus était rempli d’autorité, même les pharisiens et les scribes disaient : Mais qui t’a donné cette autorité ? Et tous les gens disaient : Mais il parle avec autorité !

Cependant ce n’était pas une autorité despotique. Jésus n’a jamais commandé au sens humain, pour forcer les gens à faire quoi que ce soit. Il pourrait, et un jour, il forcera tous ses ennemis à plier le genou devant lui. Nous sommes encore dans un temps de grâce où le Seigneur parle pour annoncer sa Parole et laisser les gens libres de se décider. Même si le Seigneur est puissant, il n’utilise pas sa puissance pour forcer les gens à faire quelque chose pour lui. Jamais le Seigneur ne fera cela, ceux qui enseignent que le Seigneur force n’enseignent pas la Parole de Dieu. Le Seigneur ne force pas : il influence, il pousse délicatement, il pousse par le Saint-Esprit, il s’efforce de persuader, il s’efforce de faire comprendre la vérité, il s’efforce de convaincre mais il ne va jamais te prendre de force pour t’obliger de faire quelque chose, même pas pour t’obliger de marcher avec lui.

Là où est l’Esprit, là est la liberté. Est-ce que tu vis vraiment dans la liberté et est-ce que tu transmets la liberté autour de toi ? Est-ce que ta maison est remplie de l’esprit de liberté ? Est-ce que quand on entre chez toi, on respire un bol d’air de liberté parce que l’Esprit du Seigneur y est ? Partout où est l’Esprit du Seigneur, partout est la liberté. Dans ton coeur, quand tu as le coeur rempli du Seigneur, tu dois savoir que le Seigneur t’apporte un air de liberté, il te donne son amour et te dit : « Voilà je viens te libérer de tout ce qui pèse, je vis avec toi pour être celui qui te libère de tout joug, de tout fardeau. »

D’abord il nous donne la liberté de nous approcher de lui, ça c’est important parce que beaucoup de chrétiens n’ont pas encore cette liberté-là. Ils sont encore sous un sentiment d’infériorité ou de culpabilité qui ne vient pas du Seigneur, qui vient de l’ennemi. L’ennemi ne veut pas que nous nous approchions de Dieu avec une pleine liberté. Si nous avons le péché dans notre vie, évidemment nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu dans la liberté. Il faut d’abord confesser son péché devant Dieu et demander pardon, le sang de Jésus nous lave et le Saint-Esprit qui nous est donné, veut nous approcher de Jésus-Christ de plus en plus. C’est la volonté dans le coeur de Dieu que nous nous approchions de lui avec confiance parce que c’est un bon maître qui nous fait du bien.

Je lis dans Ephésiens 3 au verset 11 : « Jésus-Christ notre Seigneur en qui nous avons par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. » Tu vois que cette liberté t’est donnée en Christ et tu la reçois par la foi, et elle te permet de t’approcher de Dieu avec confiance. Nous avons besoin de nous approcher du Seigneur, il faut le faire de plus en plus et il faut que nous le fassions dans la foi et dans la confiance. Tu ne peux pas t’approcher de quelqu’un si tu as peur, si tu n’as pas confiance en lui, si tu penses que c’est un maître mauvais ou méchant, tu ne peux pas t’approcher de lui.

 

Tu t’approcheras si tu as confiance, parce qu’Il s’est révélé à toi pour te montrer quel Dieu il était, un Dieu d’amour. Il veut te remplir de confiance pour t’approcher de lui. J’ai besoin de m’approcher tous les jours du Seigneur, il est celui qui me libère. Satan nous avait tenu en esclavage par la puissance du péché. La puissance du péché rend les hommes complètement esclaves, ils ne peuvent pas s’en libérer sans Jésus-Christ.

Tous les problèmes que nous pouvons avoir dans la vie, découlent de cette puissance du péché : la maladie, les infirmités, la mort, tout cela est causé par le péché de l’homme depuis Adam et Eve.

Jésus-Christ est venu pour nous sortir de cet esclavage. Ce qui est important, c’est que cette liberté donnée par le Seigneur nous la comprenions et l’exercions.

Regardez ce que dit l’apôtre Pierre dans 2 Pierre 2:19. Il dit une phrase intéressante, il parle des faux chrétiens qui viennent troubler les vrais chrétiens. « Ils leur promettent la liberté, alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. »

 

Nous sommes esclaves de ce qui triomphe de nous, les hommes sont esclaves du péché parce que le péché a triomphé d’eux, ou la maladie ou des choses comme cela, la mort triomphe des hommes. Mais là, il est dit que ces hommes promettent la liberté alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves, parce que chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. S’il y a encore dans ta vie quelque chose qui est un lien, qui est un manque de liberté, cela veut dire que tu as laissé quelque chose triompher de toi, et tu ne t’en es pas encore libéré en Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ qui a triomphé des dominations et des autorités (les dominations sont des esprits qui dominent). Partout où règne un esprit de domination, il y a la puissance de Satan qui s’exerce. Il faut bien le comprendre : si dans ma vie j’ai encore une tendance à dominer sur les autres ou à faire quelque chose qui est de la domination, c’est que je suis encore sous le contrôle de Satan sur ce plan-là.

Ces dominations qui dominent par la force, Jésus en a triomphé à la Croix par son sang, par son sacrifice, et nous en sommes libérés. C’est lui qui a triomphé, nous ne devons donc rien laisser triompher de nous, pour nous mettre ou nous remettre dans l’esclavage.

Dans Esaïe 58 il est parlé du jeûne. Au verset 3 il est écrit : « Que nous sert de jeûner si tu ne le vois pas ? » Ils n’étaient pas contents ces braves juifs parce qu’ils passaient leur temps à jeûner, et rien ne se passait. Mais alors Seigneur, disaient-ils, mais ça ne va pas, on jeûne, on fait nos sacrifices, nos fêtes, nos louanges et tout, et tu fais comme si rien n’était, pourquoi ? Et le Seigneur répond à la fin du verset 3 : « Le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, vous traitez durement tous vos mercenaires (un mercenaire est un serviteur) ». Ce qui signifie que le jour où tu jeûnes, tu t’approches de Dieu pour recevoir de lui quelque chose, et en même temps tu vas traiter durement, avec domination, avec une autorité qui n’est pas du Seigneur, ton serviteur ou ta servante, tu vas la traiter durement. « Et puis vous jeûnez pour vous disputer, vous quereller, pour frapper méchamment du poing ; vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut. Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir ? (c’est le Seigneur qui le dit) Un jour où l’homme humilie son âme ? Verset 6 : «Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté. »

 

Toujours la liberté. Dieu considère que ce qui lui fait le plus plaisir, plus encore que le fait de nous priver de nourriture (bien qu’il faille le faire de temps en temps quand on y est conduit par le

Seigneur), plus que cela, ce qui plaît au Seigneur, c’est de nous voir détacher les chaînes de la méchanceté et de la servitude autour de nous.

Il y a des chrétiens, il y a des pasteurs, il y a des hommes et des femmes de Dieu qui passent leur temps à mettre des jougs sur les brebis. Le Seigneur passe son temps à les enlever et il nous dit : « Le jour où tu jeûnes, détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés. » Cela veut dire qu’il parle à des gens qui ont la capacité de renvoyer libre quelqu’un, c’est donc bien qu’ils les tenaient captifs, par l’oppression, par la méchanceté. Chaque fois que tu es méchant avec quelqu’un, tu mets sur lui une oppression, un joug, une méchanceté. Si nous nous disputons, si nous nous querellons, nous nous mettons des jougs et des oppressions les uns sur les autres. N’avez-vous jamais senti quelquefois quand vous entrez dans la maison de quelqu’un, un couple chrétien, gentil, il vous accueille avec un grand sourire : « Alléluia ! Cher frère ! Cher soeur !… »

Et puis vous sentez dans la maison une oppression terrible. Ils viennent de se chamailler pendant une heure et ensuite ils vous ouvrent avec un grand sourire, mais l’esprit d’oppression demeure présent dans la maison. Ce n’est pas l’esprit de liberté qui règne et on le sent aussi dans certaines églises quand cet esprit d’oppression religieuse pèse. Et le Seigneur dit : Dénoue tous les liens de la méchanceté !

Prends exemple sur le Seigneur Jésus qui est plein d’autorité, plein de force, qui ne l’utilise jamais comme nous le faisons malheureusement, qui passe son temps à édifier, à exhorter, à consoler, à libérer, à guérir, à faire du bien.

Et au verset 9 : « Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra. » Voilà tu as compris que tu dois libérer les autres de tout joug de méchanceté. Comment peux-tu libérer quelqu’un du joug de la méchanceté ?

C’est très simple : en étant gentil avec lui, en lui pardonnant car le pardon brise le joug, un pardon du fond du coeur. Tu pardonnes, tu ôtes de ton coeur toute rancune, toute amertume, toute méchanceté, tu pardonnes, tu es gentil, tu brises les jougs, tu libères les captifs, tu fais du bien. « Alors tu appelleras, l’Eternel répondra ; tu crieras et il dira : Me voici ! (vous voyez comme ça va vite) Si tu éloignes du milieu de toi le joug… » C’est important le joug, toute forme de joug doit être ôtée du milieu de nous.

Par qui doit-elle être ôtée ? Par nous, pas par le Seigneur qui, lui, a déjà ôté tous les jougs spirituels par son sacrifice, qui nous a donné une pleine liberté qu’il nous demande de comprendre, de recevoir par la foi et de lutter pour la garder.

Il nous dit maintenant : Tu vas ôter tous les jougs du milieu de toi, donc tu vas te libérer de tout esprit de méchanceté, d’oppression, d’autoritarisme, de religiosité parce que la religiosité c’est un joug et une oppression, et tu vas maintenant transmettre aux autres la liberté que je t’ai donnée. Ainsi quand tu vas jeûner et prier, le Seigneur te dira : Me voici ! Je viens car tu as fait ce que tu devais faire, je viens.

Croyez-vous que le Seigneur va venir si nous gardons des jougs sur les autres ? Il attendra et nous perdrons notre temps. Nous ferions mieux d’aller manger un bon beef steack à ce moment-là plutôt que de passer une semaine à jeûner pour rien. Mais il vaut mieux encore faire ce qu’il faut et jeûner après, c’est encore mieux.

Le Seigneur nous a libérés de toutes sortes de jougs.

Il nous a libérés du joug du péché par la Croix.

 

 

Il nous a aussi libérés du joug de la maladie parce qu’il est écrit dans Matthieu 8 qu’il s’est chargé de nos infirmités et de nos maladies. C’est important de réviser ces principes que nous recevons par la foi. Vous les connaissez mais je les rappelle car en les rappelant, ils feront grandir notre foi.

Dans Actes 10:38, il est écrit : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit (vous voyez toujours l’onction de l’Esprit qui amène la liberté) et de force Jésus de Nazareth (nous sommes ses disciples, nous sommes oints ou nous devons être oints du même Esprit) qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire (le joug) du diable, car Dieu était avec lui. »

Est-ce qu’on peut dire ça de toi ma soeur, et de toi mon frère, et de moi ? Est-ce que Dieu est avec moi, est-ce que l’onction de Dieu repose sur nous pour que partout où nous allions, au lieu de mettre la pagaille et la division, le désordre, la dispute, la méchanceté, l’oppression, etc… est-ce que nous arrivons et mettons la liberté en Christ ? Est-ce que nous venons pour rompre le joug du diable, pour guérir les malades, pour délivrer les opprimés ?

Le Seigneur me donne son onction selon la soif que j’ai de la recevoir. Il va me la donner parce que Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui lui obéissent et qui le lui demandent. Si je passe du temps à demander au Seigneur qu’il me donne son Esprit, il va me donner l’onction de son Esprit et cela se verra par le fruit que je vais porter et par l’onction que je vais transmettre autour de moi pour la libération des captifs.

« …car Dieu était avec lui. ». Dieu est avec moi pour libérer les captifs, leur transmettre l’amour du Seigneur. N’as-tu jamais ressenti dans ta propre vie quand quelqu’un t’aime vraiment de l’amour de Jésus, combien cela te libère de fardeaux pesants ? Parce que tu sens que tu n’es pas jugé. Parce que tu sens que même si on te dit la vérité (il faut se dire la vérité entre nous), cela sort d’un coeur rempli d’amour du Seigneur, et tout se passe bien parce que tu as en face de toi quelqu’un qui ne te juge pas, qui ne te condamne pas, qui peut te dire la vérité comme Jésus, dans l’amour et la fermeté.

Jésus ne se privait pas de dire la vérité à ses disciples, mais il les supportait avec amour et il passait son temps à prier pour eux, à intercéder, à dire : « Seigneur, mon Père, fais-les grandir, envoie leur une mesure supplémentaire de ton Esprit. »

Plus j’ai le Saint-Esprit en moi, plus je reçois la liberté de Christ et plus je la transmets autour de moi, et je vais de lieu en lieu transmettre l’onction de liberté du Seigneur, la présence du Saint-Esprit, cette onction qui guérit et qui fait du bien. Alléluia ! Et je persévère même si je suis persécuté. Car bien entendu l’oppresseur n’aime pas du tout qu’on vienne contre son royaume détruire les oppressions qu’il a lui-même mises. Le diable ne veut pas que nous mettions la liberté du Seigneur à la place des oppressions.

Le Seigneur nous a aussi libérés des liens démoniaques que le diable avait mis sur nous à cause de notre esclavage du péché. Pour l’un c’était le sexe, pour un autre c’était la drogue, pour un autre c’était l’alcool, pour un autre c’était toutes sortes de liens ou passions qui dominaient sa vie et dont il ne pouvait se libérer. Le Seigneur Jésus est venu donner la liberté sur ces choses, c’est une liberté qui se reçoit par la foi. Si tu sens que tu n’es pas encore libre sur un point donné, il faut savoir que Jésus est venu te donner cette liberté, que tu as le droit de l’avoir et que tu dois combattre par la foi pour écarter le dominateur de ta vie et de la vie des captifs autour de toi.

Le Seigneur nous a aussi libérés du joug de la mort, si nous sommes sanctifiés. Le Seigneur revient bientôt : à son retour nous devons être prêts, il ne va pas enlever une Eglise qui n’est pas sanctifiée. Il y a des chrétiens qui vivent dans le péché et qui me disent : « Moi, je suis sous la grâce. Quand Jésus reviendra, il va me prendre ». Si tu es dans ce cas, Jésus ne te prendra pas, parce qu’il est dit qu’il va prendre une Epouse qui s’est préparée pour lui, il lui a été donnée de se préparer, de se sanctifier. Tu dois te sanctifier et demander pardon tous les jours pour les péchés que Dieu te montre et ne pas vivre constamment sous un fardeau de culpabilité et de péché. Le Saint-Esprit te montre quelque chose, confesse-le immédiatement, le sang de Jésus te lave, il te rend une pleine liberté, tu te relèves et tu repars avec Jésus et si la trompette sonne à ce moment-là, tu partiras. Mais le chrétien qui est en train, au moment où Jésus arrive, de mentir, de forniquer, de mettre la main dans la caisse, etc… crois-tu qu’il va être enlevé ? Il ne sera pas pris. Jésus vient prendre uniquement une Eglise prête, sanctifiée. Si tu aimes le Seigneur Jésus, tu es prêt maintenant.

Vous savez que le Saint-Esprit est à l’oeuvre pour convaincre de péché, de justice et de jugement. Le Seigneur est toujours disponible pour te dire : Demande pardon, c’est si vite fait ! De tout ton cœur demande pardon à celui que tu as blessé, demande pardon à Dieu pour tes offenses et le sang de Jésus te lave merveilleusement, et le sang de Jésus te purifie de toute iniquité et tu deviens blanc comme neige et le Seigneur te prend avec lui pour l’éternité. C’est trop triste de penser que des quantités de chrétiens ne seront pas pris le jour de la dernière trompette parce qu’ils ne se sont pas préparés et qu’ils ont négligé de rester dans la liberté que Dieu leur avait donnée. Pourtant le Seigneur patiente. Moi je suis de ceux qui pensent qu’il aurait déjà dû revenir, mais que son retour est retardé parce qu’il veut encore faire grâce. Il est dit qu’on peut hâter le retour du Seigneur, donc on peut le retarder aussi. On peut hâter le retour du Seigneur en nous tenant prêts, tous. Le Père seul sait le jour et l’heure. Il nous a libérés du joug de la mort par sa vie de résurrection et le jour où Jésus reviendra, nous recevrons une résurrection vivante pour l’éternité et nous partirons avec lui à sa rencontre et nous ne connaîtrons plus jamais la mort. Celui qui croit en Jésus ne mourra pas même s’il meurt parce que nous passons immédiatement de cette terre ici-bas, dans le ciel là-haut, sans transition. Alléluia !

Le Seigneur nous a libérés du joug des infidèles. Avant de connaître le Seigneur, nous étions des infidèles, sous le joug de Satan. Le Seigneur nous a fait sortir de ce royaume de ténèbres pour nous transporter dans son royaume et il nous dit : Ne te remets pas avec les infidèles sous un joug étranger. Nous ne devons pas nous mettre sous un joug étranger avec des infidèles.

Lisons ce verset dans 2 Corinthiens, au chapitre 6, et au verset 14 : « Ne vous mettez pas avec le infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? nous sommes le temple du Dieu vivant. » Et au verset 17 : « C’est pourquoi sortez du milieu d’eux (de ces infidèles) et séparez-vous, ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai. » Cela veut dire que nous ne devons entrer dans aucune association quelconque avec un infidèle, c’est-à-dire avec quelqu’un qui n’est pas converti, ou avec quelqu’un qui se dit chrétien et qui ne marche pas comme le Seigneur le demande, qui est infidèle dans sa vie. Nous ne devons pas nous associer avec eux, nous devons les aimer, nous devons leur parler, leur annoncer Jésus, leur faire du bien, mais pas entrer dans une association de travail, une association de mariage, une association professionnelle, une association syndicale. Le Seigneur ne veut pas que nous nous associions à des infidèles car leur action n’est pas inspirée par l’Esprit du Seigneur.

J’ai la conviction que jamais un chrétien ne devrait être syndiqué, ni membre d’un parti politique, d’une association du monde, ou d’un syndicat d’action quelconque, et à plus forte raison de se marier avec un infidèle ou de s’associer dans une affaire commerciale ou industrielle avec des infidèles.

Il y a tellement de chrétiens qui font cela ! Ils disent : « Tiens, il y a un copain, un ami, il est sympa, gentil, il a de l’argent, il propose une association commerciale ou autre, bon j’y vais, je m’associe avec lui ». C’est l’échec complet, spirituellement tu vas à la déroute. Parce que tu te mets sous un joug, tu ne te mets pas dans la liberté de Christ, tu te mets sous un joug, tôt ou tard cela va ressortir. Et le joug que tu as accepté sur toi va peser sur ton dos et pour le briser, il te sera demandé des efforts souvent très pénibles. Il faudra t’humilier devant le Seigneur d’avoir accepté ce joug-là.

Le Seigneur nous veut dans la liberté. Et j’irais même plus loin, cela va peut-être choquer quelques uns, mais il ne veut pas que nous entrions sous un joug religieux ! Savez-vous ce qu’est un joug religieux ? Ce sont les fédérations, ce sont les dénominations, ce sont les groupements humains d’églises qui sont tous associés avec des secrétaires généraux, avec des bureaux nationaux. Et si on essaie de diriger des chrétiens par de tels systèmes, ça ne marchera jamais, car nous nous mettons sous un joug qui n’est pas la liberté du Seigneur. Il y a quelquefois des responsables d’églises qui me téléphonent en me disant : « Tiens, Henri, J’ai le projet d’affilier notre église locale à une fédération.

Qu’est-ce que tu en penses ? » Je réponds : « Ecoute, mon frère, tu tombes mal, enfin si tu veux mon avis je vais te le donner franchement parce que pour moi jamais un responsable ne devrait affilier le groupe dont il est responsable à une fédération quelconque. »

On ne voit jamais dans la Parole une église qui se met sous un joug humain. On ne voit nulle part la fédération d’Antioche regroupant les églises du Moyen-Orient, avec à la tête Paul et quelques apôtres, des secrétaires, des antennes par-ci, des succursales par-là. C’est un système religieux humain qui met les brebis sous un joug ! Il faut au contraire sortir de ces systèmes car cela fait beaucoup de mal dans la pratique de la communion fraternelle entre brebis.

Ici en France, dans un petit village de mille habitants, il y a des chrétiens du village qui vont à l’Assemblée de Pentecôte dans un autre village à 10 kilomètres, d’autres qui vont dans une assemblée de Pentecôte d’une grande ville à 20 kilomètres, il y a des Méthodistes qui viennent de plus de vingt kilomètres pour aller à l’église Méthodiste du village, il y a des frères et soeurs qui viennent dans notre petit groupe alors qu’ils habitent à plus de 50 kilomètres, etc. etc. !

La pagaille la plus complète règne, alors que le Seigneur, dans sa Parole demande que tu te réunisses avec les frères et soeurs là où tu habites. Les frères et soeurs doivent habiter à une portée raisonnable de marche à pied ou à une distance raisonnable de parcours en vélo. Le Seigneur demande que tu te réunisses avec eux quels que soient leurs opinions ou leurs doctrines ou leurs points particuliers, pourvu qu’ils ne pratiquent pas le péché ouvertement. Ce sont tes frères et tes soeurs et tu te réunis avec eux.

Aujourd’hui, les chrétiens se réunissent le plus souvent par affinité personnelle. Tiens, on est bien là, dans telle église, on se sent bien, on a été bien accueillis ici, alors on va faire cinquante kilomètres pour aller se réunir là-bas. Ce n’est pas la volonté du Seigneur ! Là où tu habites, tu travailles pour Dieu, et tu te réunis avec les frères et les soeurs que Dieu a placés dans un rayon raisonnable. L’église locale, c’est l’ensemble des croyants habitant à portée de marche, disons que tu fasses une heure maximum à pied ou à vélo c’est déjà beaucoup, mais à portée raisonnable dans ton quartier, dans ton village ou dans ta ville.

Le plan parfait du Seigneur, c’est que là où tu es, tu deviennes un enseignant de la Parole, et tu pries pour que le Seigneur fasse lever un ou plusieurs enseignants, ou tu pries pour que le Seigneur en fasse venir dans ton église locale. Parce que concernant les ministères itinérants, ce n’était pas les brebis qui faisaient vingt kilomètres pour écouter un enseignant, c’était l’enseignant qui s’y rendait car il était appelé et les brebis s’occupaient de leur travail là où elles étaient. C’est cela le plan de la Parole mais aujourd’hui, que voyez-vous ? Vous voyez le contraire : des dénominations par tranches verticales, alors les Baptistes se réunissent entre eux parce qu’ils sont Baptistes, les Méthodistes, les Pentecôtistes, etc…

« Et toi qu’est-ce que tu es ? On commençait à bien sympathiser… Moi je suis Pentecôtiste mon frère. »

« Ah ! Eh bien, moi, je suis Frère Large ! » Et ça y est, on ne se parle plus !

Seigneur, ramène-nous à Ta Parole ! Nous ne devons pas nous laisser mettre sous un joug religieux.

Savez-vous ce que les hommes ont fait ? Ils ont construit leur système religieux avec un pasteur unique qui contrôle tout, il faut lui demander la permission de faire ceci et la permission de faire cela.

Ce n’est pas ainsi que le Seigneur nous demande d’agir. Si le Seigneur t’appelle à un ministère particulier, tu dois d’abord être rempli du Saint-Esprit, pour le faire en étant conduit par le Saint-

Esprit, tu as prié, tu as eu l’appel du Seigneur, tu as la conviction que c’est de Dieu, alors tu y vas. Et si tu as envie d’en parler à quelqu’un parce que tu as confiance et que tu as besoin de la prière des frères et des soeurs, tu leur dis : « Voilà, le Seigneur m’a mis à coeur ceci, je vous demande votre avis, dites-le moi, confirmez moi si cela vient vraiment de Dieu et priez pour moi. » Et vous priez, et vous priez et quand tu as la conviction que c’est bien de Dieu, tu y vas. Va faire tes réunions là où le Seigneur te le demande, vas-y, n’attends pas que ton pasteur te donne la permission ! Il ne te la donnera jamais ou alors s’il te la donne, ce sera avec de nombreuses conditions, souvent de contrôle : Fais attention à ceci, ne fais pas cela, etc…

Vas-y ! Si tu as affaire à un pasteur ou un serviteur de Dieu qui est vraiment animé de l’esprit de liberté, il va comprendre que Dieu t’appelle et il va te soutenir, il va t’aider dans la prière. Si tu te trompes, il va essayer de te le montrer et de te dire ce qu’il faut faire, il va t’aider.

Mais dans la pratique, vous voyez souvent un homme seul qui contrôle un système pyramidal, ou il délègue mais il contrôle tout et les brebis derrière sont sous un joug religieux qui n’est pas celui du Seigneur, il n’y a plus de liberté. Je préfère avoir une liberté totale en Christ et des frères et soeurs qui se trompent de temps en temps, là au moins ils apprennent, qu’un système où tout est bien huilé et où tout dépend d’une tête, ou de quelques têtes en haut, mais où il n’y a plus la liberté de Christ. Et je vous garantis, frères et soeurs, et là, je prophétise en ce moment par le Saint-Esprit, je vous garantis qu’à mesure que le retour du Seigneur s’approche, les coups de boulet du Saint-Esprit vont faire tomber tout ce système religieux et vont amener les enfants de Dieu à revenir au plan du Seigneur tel qu’il est dans sa Parole. Sinon ils vont se joindre à l’église apostate qui est en train de se former sous nos yeux et à ce grand système religieux qui va être sous la domination de Satan.

Alors il faut que nous le comprenions, prenons notre liberté en Christ. Voyez comment l’apôtre Paul agissait. Il se réunissait à Antioche avec les anciens, les docteurs qui étaient là, quelques-uns, on ne sait pas combien, un petit nombre, ils jeûnaient et priaient ensemble. Le Saint-Esprit parle par prophétie (Actes 13 :2) : « Mettez-moi à part Paul et Barnabas pour l’oeuvre à laquelle je les ai appelés. »

 

Ce n’est pas le comité de direction de l’église d’Antioche qui a dit : « Il serait bon d’aller évangéliser l’Asie, la Turquie, ce serait bien, il y a là des coins où il y a des âmes. » Non, le Saint- Esprit décide. Ils jeûnent encore et ils prient, puis ils remettent Paul à la grâce de Dieu et ils partent tous seuls, avec le Saint-Esprit. Et Paul va évangéliser des régions, il va établir des églises, il revient et il dit : « Voilà je rends compte à mes frères de ce qui s’est passé. » Et quelque temps après il a envie de retourner voir ce qui se passe pour les exhorter, il y repart. Ce n’est pas le comité d’organisation de l’église qui l’a envoyé et qui le surveille par derrière, pas du tout, tout se passe dans la liberté de l’Esprit, mais Paul était apôtre et Paul avait un appel et un ministère du Seigneur, il ne faisait pas n’importe quoi, mais tout se faisait dans la plus grande liberté du Saint-Esprit. Et au sein des églises formées par Paul, il discernait ceux qui avaient une capacité à surveiller et diriger. Il les nommait comme anciens, bien évidemment avec l’accord des autres frères qui avaient eux-mêmes compris que ces frères-là avaient un appel. Et il disait : « Moi, je sens, mon frère, que tu as un appel de berger du troupeau ; toi, tu as plutôt un appel à l’enseignement de la Parole, on va prier pour toi, on va jeûner et t’imposer les mains. Les frères et les soeurs vont reconnaître que tu as un appel ». Les anciens sont issus du troupeau local, je répète local, et ils ne sont pas anciens de l’église d’à côté. S’ils vont à côté, ils sont frères et soeurs de passage et disciples comme les autres. Ils sont anciens là où le Seigneur les a placés.

Rien de commun avec le fonctionnaire religieux que l’on va déplacer au cours d’une convention parce qu’il y a un trou, on va le mettre ici et l’autre là. Ces pratiques n’ont rien à voir avec la Parole du Seigneur. Ne nous laissons pas mettre sous le joug religieux des hommes. Tout système religieux repose sur l’orgueil parce qu’il est animé par l’esprit du malin et non par l’esprit de liberté de Jésus- Christ. Tout ce que je dis là, je ne le dis ni dans un esprit d’amertume, ni de récrimination, ni de critique, je le dis parce que je pense réellement dans mon coeur qu’il en est ainsi et il faut secouer les frères et les soeurs pour leur montrer qu’il en est ainsi, non pas les appeler à la rébellion et à la révolte, pas du tout, mais les appeler à retourner à la Parole, à jeûner et à prier pour que la Parole soit révélée à ceux qui ne la comprennent pas, et que nous entrions enfin dans le système et le modèle que Dieu nous a donnés, et que nous prenions nos initiatives dans le Seigneur afin que nous les mettions à exécution nous-mêmes, sans attendre que le voisin le fasse.

Dans Esaïe 3 verset 12 : « Mon peuple a pour oppresseurs des enfants, et des femmes dominent sur lui. (c’est littéralement ce qui se passe de nos jours : mon peuple a pour oppresseurs des enfants,aujourd’hui ce sont des enfants spirituels). Mon peuple, ceux qui te conduisent t’égarent et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches. L’Eternel se présente pour plaider, il est debout pour juger les peuples (et il commence par le sien). L’Eternel entre en jugement avec les anciens de son peuple et avec ses chefs ; vous avez brouté la vigne ! (dans les systèmes religieux humains, les anciens et les chefs broutent la vigne du Seigneur, ils se remplissent le ventre de ce qui devrait revenir aux brebis du Seigneur) La dépouille du pauvre est dans vos maisons. » Combien d’églises où sont faits des projets somptueux qui coûtent des milliards et où sont tondues les brebis jusqu’au dernier poil pour des projets qui n’ont pas été conçus par le Saint-Esprit ! On aura à rendre des comptes sérieux devant le Seigneur. « De quel droit foulez-vous mon peuple, et écrasez-vous la face des pauvres ? dit le Seigneur, l’Eternel des armées. »

Il y avait au moins quatre-vingt mille chrétiens à Antioche. Nulle part dans le livre des Actes des apôtres, vous voyez les anciens, Paul et les autres se dire : Merveilleux ! Qu’est-ce qu’on a été bénis, on va réunir l’argent et on va construire un grand bâtiment qui va être un témoignage pour toutes les autorités romaines du coin, on va construire un bâtiment qui va tenir dix mille places pour le culte du dimanche, avec une salle de réunion pour cinquante mille personnes ! Quel témoignage à la gloire des institutions humaines !

Jamais une seule fois tu ne vois les anciens dans le Nouveau Testament réfléchir à ces problèmes qui sont ceux de beaucoup de responsables aujourd’hui. Aujourd’hui, beaucoup de responsables disent :

« Qu’est-ce qu’on va faire pour bâtir une nouvelle église plus grande ? Il nous faudrait un local plus grand, cela va coûter tant. Ah ! Mais le Seigneur est bon, il va pourvoir ! »

Ne vous y trompez pas, ce n’est pas le Seigneur qui va pourvoir, parce que ce n’est pas son plan, ce sont les brebis qui vont pourvoir ! Malheureusement les chrétiens ont souvent peu de discernement à ce sujet car ils ne connaissent pas suffisamment la Parole. Les chrétiens, j’ai remarqué, donnent généreusement. Quand on les presse de donner, ils donnent au lieu de prendre un peu de recul. J’ai été dans ce cas-là, je me suis fait tondre par un grand évangéliste international pendant des années.

C’étaient des appels, des hurlements à chaque fois : « Ah, cher frère ! Vite, vite, sinon l’oeuvre du Seigneur va s’écrouler, il me faut tant de millions de dollars pour une école biblique avec café-bar, etc… pour mille étudiants, il y va du salut du monde, etc… Il me faut tant, cela fait tant par personne, allez, mille euros, deux mille euros, trois mille euros ! » Moi, je le faisais, heureux de servir le Seigneur jusqu’à ce que le Seigneur me dise : « Stop ! Cela suffit, ce n’est pas ma volonté ! »

Ce n’est pas de cette manière que les premiers apôtres ont évangélisé le monde connu de l’époque.

C’est à genoux, en priant et en jeûnant et en criant au Seigneur pour que les âmes se convertissent, et en criant au Seigneur pour que les chrétiens soient remplis du Saint-Esprit avec signes, prodiges et miracles, et ils évangélisaient sans relâche, et en quelques années toute la Méditerranée a été gagnée au Seigneur, sans fax, sans radio, sans Internet, sans télévision, sans mégaphone, sans rien d’autre que la puissance du Saint-Esprit, approuvée par des signes, des miracles et des prodiges. Nous avons perdu, nous, dans nos pays occidentaux, cet esprit de réveil-là. Nous comptons sur des moyens humains et une organisation humaine. Je sais qu’il y en a qui vont m’accuser de prêcher la rébellion mais ce n’est pas du tout le cas, je prêche la Parole du Seigneur, elle doit être reçue dans un esprit de soumission. Si elle produit la liberté en vous, elle ne va pas produire la rébellion, elle va produire simplement l’humiliation devant Dieu.

Dans Jérémie, au chapitre 5, et au verset 26, nous lisons :

« Il se trouve parmi mon peuple des méchants (les méchants sont les oppresseurs, ceux qui mettent un joug sur les brebis). Ils épient comme l’oiseleur qui dresse des pièges, ils tendent des filets et prennent des hommes. Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils s’engraissent, ils sont brillants d’embonpoint ; ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas droit aux indigents. Ne châtierais-je pas ces choses-là, dit l’Eternel, ne me vengerais-je pas d’une pareille nation ? Des chose horribles, abominables, se font dans le pays. Les prophètes prophétisent avec fausseté, les sacrificateurs dominent sous leur conduite, et mon peuple prend plaisir à cela. Que ferez-vous à la fin ? » Dit le Seigneur.

 

Au lieu de comprendre que cela n’allait pas, le peuple prenait plaisir et se disait : Ah ! C’est merveilleux ! Qu’est-ce qu’on est bien dirigé ! Tout va bien ! On a des dirigeants super, ils font des projets formidables, ça marche, ça tourne ! En réalité, cela se faisait par la domination et le mensonge.

Ce sont des choses vraiment sérieuses dont on parle ce soir, parce que nous les voyons partout autour de nous à l’heure actuelle.

Dans l’épitre aux Galates, l’apôtre Paul secoue les Galates parce qu’ils s’étaient remis sous le joug, et il dit (chapitre 2, verset 2) : « Je leur exposai l’Evangile que je prêche parmi les païens… » Ainsi quatorze ans après avoir reçu la révélation directe par Jésus-Christ, voilà Paul conduit par Dieu pour aller à Jérusalem parler aux grands apôtres du début. Il n’avait cependant pas pris la peine pendant ces quatorze ans d’aller trouver les apôtres pour leur dire ce qu’il faisait. Vous voyez, l’organisation de l’église, ce n’était pas celle d’aujourd’hui. Quatorze ans après, il y va et il leur expose l’Evangile qu’il avait reçu de Jésus. « …l’Evangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés (c’est un peu presque ironique) afin de ne pas courir ou avoir couru en vain. Mais Tite qui était avec moi et qui était Grec, ne fut même pas contraint de se faire circoncire.

Et cela à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. » Voilà les hommes religieux, ils étaient là, ils s’étaient glissés dans le troupeau et ils essayaient d’asservir ceux qui venaient d’être libérés, en leur mettant dessus des règles : tu vas faire ceci, tu ne vas pas faire cela, il faut te faire circoncire, il faut que tu fasses ceci, pas cela, etc… toute une série de règlements religieux qui pesaient sur le troupeau.

 

Vous pouvez avoir une impression de liberté, mais dans la pratique, c’est une forme de domination qui régit l’église ou beaucoup d’églises. Même si nous proclamons : « nous sommes libres en Christ, tout est bien, nous nous aimons », dans la pratique, comment cela se passe-t-il, est-ce que la liberté en Christ règne vraiment ? Paul se sentait libre de faire ce que le Seigneur lui demandait de faire, mais c’était le Seigneur qui lui demandait, ce n’était pas lui qui le faisait.

« … nous leur résistâmes… » Au verset 5, il dit : « Nous ne leur cédâmes pas un instant… » Il exerçait son autorité et sa liberté pour résister à ces faux frères qui venaient essayer de mettre le joug. Il discernait si c’était le cas et il leur résistait en face dans l’amour, pas avec les méthodes de l’ennemi comme tyran, mais il leur disait : Mon frère, tu te trompes et tu ne vas pas m’avoir là-dessus. Maintenant si tu n’es pas d’accord, tu fais ton travail de ton côté, moi je le fais du mien, mais on ne peut pas collaborer sur ces bases. Je n’accepte pas que tu mettes sur moi ce joug-là alors que le Seigneur te montre que tu es en train d’en mettre sur tes brebis.

« Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences (vous voyez, ils arrivaient en disant : on exige que !…), afin que la vérité de l’Evangile soit maintenue parmi vous. »

Verset 11 : « Et quand Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face parce qu’il était répréhensible. » Où sont ces apôtres, aujourd’hui, qui osent publiquement résister à un frère parce qu’il est en train de faire quelque chose de répréhensible ? D’ailleurs c’était à quel propos ? Il était allé manger avec les païens quand Paul ou les autres n’étaient pas là, et quand ceux-ci sont arrivés, il n’osait plus manger avec les païens ! C’était bien de l’hypocrisie ! Cela n’a l’air de rien, mais aujourd’hui des choses bien pires que cela se déroulent. Paul, en face, lui dit : Pierre, qu’est-ce que ces méthodes ? Tu commences, toi aussi, à pousser les chrétiens à judaïser, à se comporter avec les règles des Juifs dont nous avons été libérés par Jésus ! Et Pierre s’est humilié, il a dit : D’accord, mon frère,mon bien-aimé frère Paul, tu as raison, tu as raison !

 

Les vrais serviteurs du Seigneur sont les modèles du troupeau qui n’ont qu’un objet en tête : édifier les brebis, les faire grandir pour qu’elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux et non pas l’inverse : les faire grandir pour qu’elles soient de plus en plus dépendantes d’eux ! Un ministère a réussi quand il est arrivé à édifier une brebis pour qu’ensuite il puisse la laisser entre les mains du Seigneur avec confiance. Voilà le vrai serviteur du Seigneur, parce qu’il sait que nous sommes tous prédestinés à être semblables à l’image de Jésus. Il sait que le frère ou la soeur qu’il est en train d’édifier est prédestiné à être semblable à Christ. Il n’y a pas d’intermédiaire entre les brebis et Christ.

Le serviteur de Dieu n’est jamais un intermédiaire supplémentaire, une caste à part qui va recevoir de Dieu sa pensée et la transmettre, et les autres devront suivre comme un seul homme. Cela, c’est le système religieux humain.

Le modèle du Seigneur, ce sont des hommes qui ont été appelés à un ministère particulier pour recevoir, par les dons reçus du Seigneur, la capacité de faire grandir les brebis, de les exhorter, de les édifier, de les aider, pour qu’elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux. Le Seigneur est pour l’autonomie complète en Christ : autonomie des groupes de prière, autonomie des églises, autonomie des chrétiens, en Christ, dans son corps à lui, dirigés par son Esprit. Ce sont des modèles qui édifient les brebis.

Dans 1 Pierre 5, au verset 1, Pierre dit : « Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux. » Il était apôtre, un des principaux comme dit Paul. Il avait connu Jésus dès le début. Le tout premier à être appelé, c’était lui. Vous voyez comment il se considère : moi, ancien comme vous, j’exhorte les anciens à faire ceci et cela. Il ne leur dit pas : en vertu de l’autorité que j’ai, je vous demande de faire cela et je vous commande de faire cela et j’exige que et si vous ne le faites pas … Ou bien : vous ne pouvez rien faire sans ma permission ! Non, il dit : Je vous exhorte…

 

« Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte (par domination, en mettant un joug), mais volontairement, non pour un gain sordide, mais avec dévouement (comme un serviteur), non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » Le modèle, c’est celui qui est le premier en tout. Le premier, pas au sens des hommes, mais qui cherche avant tout l’humilité, le premier à prier, le premier à jeûner, le premier à intercéder, le premier à faire du bien, le premier à rechercher le Seigneur pour ses brebis ou les brebis du Seigneur qui lui ont été confiées. « Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens… » Mais dans la liberté !

La soumission avec l’Esprit de Christ, ce n’est pas le fait d’obéir aveuglément à tout ce qu’on nous demande, dans la crainte que si on ne le fait pas on va ramasser un coup. La soumission c’est simplement une attitude de coeur qui fait dire : Je ne suis pas là pour mettre la pagaille, je ne suis pas là pour montrer un esprit de rébellion, je suis là simplement pour être un exemple de ce que Christ doit être, plein d’amour.

Et s’il y a un ancien qui est animé par un esprit qui n’est pas du Seigneur, un ancien autoritaire, je vais me lever devant lui, publiquement si c’est nécessaire, et je lui dirai avec amour : « Mon frère, ce que tu fais n’est pas du Seigneur, mais le Seigneur sait qu’il n’y a dans mon coeur ni critique ni rébellion, donc si tu imposes de faire quelque chose, je ne vais pas me rebeller, mais je ne ferai pas ce que tu imposes ! Force qui tu veux mais moi, tu ne me forceras pas ! »

Je reste néanmoins sans rébellion dans mon coeur, ce n’est pas moi qui vais dire : « Maintenant celui-là, il faut le changer parce que ça ne va pas, ou alors il faut qu’une partie des brebis s’en aille avec moi parce que celui-là fait le travail du diable ! »

Non, ce n’est pas cela que le Seigneur veut, si le Seigneur te montre que tu dois partir, tu pars, sans tambour ni trompette, sans faire de mal. Si le Seigneur te demande de rester, après avoir dit tout ce que tu avais à dire, tu fermes ta bouche et tu pries, tu intercèdes. Et si le Seigneur te montre quelque chose à faire, fais-le. Si l’ancien qui est là t’interdit de le faire, tu lui diras : « Mon frère, il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ». Et s’il te mets à la porte, tu pars, dans la liberté.

Cet esprit de domination et d’autoritarisme est tellement enfoncé dans le coeur de nombreux pasteurs et de responsables, qu’il faut vraiment toute la grâce de Dieu pour que ceux qui se rendent compte de la situation aient la sagesse du Seigneur pour agir avec eux comme il faut, comme Dieu le veut, sans rébellion, sans casser. Il faut vraiment la sagesse du Seigneur, être rempli du Saint-Esprit pour agir dans ces cas-là, mais il faut agir, et ne pas rester passifs.

Dans 1 Thessaloniciens, au chapitre 2, et au verset 6, il est écrit :

« Nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de vous ni des autres ; nous aurions pu nous produire avec autorité comme apôtres de Christ, mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Evangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l’oeuvre, pour n’être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l’Évangile de Dieu. Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. »

 

Voilà le modèle du vrai serviteur. Il exerçait pleinement son autorité, il disait clairement en face ce qu’il devait dire, par exemple aux Corinthiens : « Mais vous n’avez pas encore mis dehors celui-là qui est en train de coucher avec sa belle-mère et vous l’avez gardé au milieu de vous et vous n’avez pas été plutôt dans le deuil ! » Il leur dit en face, publiquement. Il va les secouer, mais ce n’est pas lui qui va les forcer à le faire.

Il dit aussi aux Thessaloniciens : nous avons été remplis de douceur et d’amour, parce que c’était le sentiment qui était dans son coeur ; il versait des larmes sur les problèmes des brebis qu’il avait amenées au Seigneur et qu’il voyait dériver. Et il passait du temps à genoux pour demander au

Seigneur d’intervenir. Regardez les prières de Paul : Je prie que vous ayez un esprit de discernement, que vous ayez l’intelligence spirituelle, que vous compreniez, que vous sachiez… Il exerçait pleinement son autorité mais il n’était pas autoritariste, il était rempli de douceur et d’amour, sans chercher la gloire des hommes.

Dans 2 Corinthiens 10, au verset 7 : « Vous regardez à l’apparence ! Si quelqu’un se persuade qu’il est de Christ, qu’il se dise bien en lui-même que, comme il est de Christ, nous aussi nous sommes de Christ. Et quand même je me glorifierais un peu trop de l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je ne saurais en avoir honte. » Il exerçait bien son autorité avec fermeté, avec droiture mais dans la liberté de Christ. Il savait très bien qu’il n’était pas là pour les obliger à faire quoi que ce soit ou leur interdire de faire ceci ou cela ; il établissait ce qui devait l’être, devant Dieu, puis il laissait libre de choisir la direction et il n’hésitait pas à dire publiquement ce qui allait bien ou ce qui allait mal.

Maintenant pour terminer, je dirais deux points importants en conclusion :

– La liberté que nous avons en Christ ne doit jamais être une pierre d’achoppement pour les autres.

Cela veut dire que je ne dois pas faire devant les autres des choses qui risquent de les choquer. Pierre, lui, était libéré de la loi, mais quand il va à Jérusalem dans le Temple, il met sa kippa, etc… Il ne veut pas choquer les Juifs. Nous, chrétiens, si nous sommes libres, nous ne devons pas faire de cette liberté une pierre d’achoppement. Si par exemple tu es membre d’une église charismatique où on a l’habitude de sauter et de danser, et si tu es invité dans une église où ce n’est pas du tout le cas, il ne faut pas que cette liberté soit une pierre d’achoppement pour tes frères qui ne sont pas habitués à cela.

Jamais ma liberté ne doit être l’occasion de faire du mal à un frère. Je dois discerner si je me sers de la liberté dans l’orgueil, car alors je vais faire de la casse partout. Si je m’en sers avec discernement, je vais préférer me priver volontairement de la liberté que j’ai, pour ne pas faire chuter ou ne pas faire du mal à un frère ou à une soeur qui n’a pas encore cette liberté. Et je vais travailler à prier et à l’exhorter comme Paul le fait pour qu’il ait cette liberté.

– Le deuxième point, c’est que notre liberté ne doit pas être un prétexte à marcher selon la chair. Si Dieu nous libère, c’est pour marcher par l’Esprit. Quand je suis dans la liberté de Christ, ce n’est pas pour faire ce que j’ai envie de faire, c’est pour faire ce que Dieu me demande de faire. Donc je dois vraiment attacher une haute importance au fait d’être uni au Seigneur par son Esprit, et d’être vraiment dans la marche par l’Esprit. Ce qui fait chuter beaucoup de chrétiens, ce qui fait chuter beaucoup d’églises, ce sont des chrétiens qui ont la liberté mais qui font de cette liberté, soit une occasion de chute pour les autres, soit une occasion de marcher par la chair eux-mêmes. « Là où est l’Esprit, là est la liberté. » Par conséquent si tu es rempli du Saint-Esprit, tu vas être libre mais tu vas savoir, par la sagesse du Seigneur, vivre selon l’Esprit et non selon la chair.

Dans Galates 5 verset 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. Verset 15 : Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » Si Dieu me donne la liberté, ce n’est pas pour commencer à être aigri et dire aux autres : Oh ! toi, tu n’es pas libre, ou tu devrais faire ci ou tu devrais faire ça si tu étais libre ; moi je suis libre, alors je fais ça ! Ce comportement reflète une marche par la chair et non par l’Esprit. Je dois discerner ce qui se passe et demander au Seigneur sa sagesse pour marcher par l’Esprit, c’est-à-dire dans l’amour, dans l’amour envers mes frères et mes soeurs qui n’ont pas cette liberté.

 

Verset 16 : « Je dis donc : marchez par l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » Il cite ensuite les oeuvres de la chair : l’impudicité, etc… mais dans les oeuvres de la chair il y a les inimitiés, les querelles, les jalousies, les disputes, les sectes, les divisions, l’envie, etc… Si vraiment tu as reçu cette liberté du Seigneur, tu dois être rempli du Saint-Esprit pour l’exercer, il faut donc que tu pries le Seigneur qu’il te donne sagesse, discernement et qu’il te remplisse de son Esprit pour que tu saches exercer cette liberté dans la sainteté.

La Croix doit être au centre de ma liberté. La Croix est un instrument de libération de mon péché mais c’est aussi un instrument de libération de ma chair et la Croix doit être au centre de ma liberté. Je l’exerce dans l’esprit de la Croix.

Je terminerai par le verset de Matthieu 11:28 où Jésus parle à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos. » Voilà l’esprit qui t’anime quand tu as la liberté exercée dans l’Esprit de Dieu : tu ne fais pas de cette liberté une occasion de chute ou de marcher par la chair, mais une occasion de donner du repos autour de toi. « Prenez mon joug sur vous(mon joug, c’est celui du Saint-Esprit ; le joug du Seigneur, c’est celui du Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit repose sur toi, le joug du Seigneur est sur toi. Quand le Saint-Esprit descend et repose sur toi, tuas le joug du Seigneur et là tu répands la liberté) et recevez mes instructions. » Je reçois l’Esprit du Seigneur (la recherche de l’onction du Seigneur, de sanctification, d’obéissance), qui nous dit :

 

« Recevez mes instructions,( obéissez-moi de tout votre coeur,) car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». Le joug que tu vas placer sur ton frère ou ta soeur sera doux, parce que ce sera un fardeau d’amour, pour lui rendre service, un fardeau qui va lui faire du bien. Alléluia ! Merci Seigneur !

« Seigneur, ma prière c’est que tu fasses de moi ce serviteur et que tu continues d’agir par ton Esprit pour remplir mon coeur de ton esprit d’amour, d’obéissance, de sagesse et de force, et que tu fasses reposer sur moi l’onction de ton esprit de fermeté, d’obéissance, d’amour, de sagesse. Seigneur, je te demande vraiment de le faire pour chacun de tes enfants, que vraiment tu nous visites par l’onction véritable d’en haut, et que nous soyons dans ta main des instruments puissants pour répandre ta liberté, cette liberté que tu donnes en Jésus-Christ. Je te prie que tu ouvres les yeux de tous tes enfants afin que nous puissions comprendre quelle liberté merveilleuse nous avons en Toi et que nous puissions la répandre dans l’amour et dans la sagesse, mon Père, au nom de Jésus. Amen ! »

Source : C110 Source de Vie – http://www.sourcedevie.com

Ce texte est la mise par écrit d’un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l’intégralité de l’enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.

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