A126 – La dépression nerveuse, le gouffre

Biens aimés, je voulais écrire un article au sujet de la dépression et j’ai trouvé celui-ci déjà bien fait. Il transmet les idées que j’espérais vous partager alors je vous en souhaite une bonne méditation et d’être fortifiés si vous vous apercevez que vous êtes vous-mêmes dans cette situation. Si vous reconnaissez les symptômes décrits chez un de vos proches, alors dispersez la bonne odeur de Christ tout autour de vous pour mener le bon combat de l’Esprit. Utilisez toutes les armes de Dieu en Ephésiens 6 et rendez grâces à Dieu car tout est possible à celui qui croit ! Je vous béni en Jésus. Flo

1 Français sur 12 souffre de dépression. Cela représente 8% de la population, soit 5,5 millions de personnes concernées. Selon une étude de l’INPES datant de 2005, 8% des Français âgés de 15 à 25 ans (soit 3 millions d’individus) ont souffert de dépression au cours de l’année précédant l’enquête ; 19% des 15 à 75 ans (environ 9 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours de leur vie. Si l’on élargit l’étude à l’ensemble des pays occidentaux, on évalue à  6%, soit 17 millions de personnes atteintes de ce mal.  A l’échelle mondiale, l’OMS estimait en 2010 à 121 millions le nombre de personnes concernées. Unanimement reconnue comme une maladie psychique, les études montrent qu’elle touche  plus de femmes que d’hommes. Toutefois, les suicides qui en résultent font 2 à 3 fois plus de victimes chez les hommes. Toujours selon l’OMS, elle fait partie des trois affections aggravant le plus le niveau de vie des gens. La dépression nerveuse est devenue ces dernières décennies le mal du siècle. Un mal insidieux, invisible, souvent caché et pas toujours reconnu. Quels sont les symptômes ? Existe-t-il des solutions pour en guérir ? Au-delà des réponses que nous apporterons à ces questions, nous briserons un tabou : la dépression nerveuse chez les chrétiens. Loin d’être un phénomène marginal, elle sévit tout aussi durement, et même pire, chez les enfants de Dieu. Véritable piège de l’ennemi visant à étouffer toute progression spirituelle, nous verrons ce que la Parole de Dieu préconise pour en être délivré. 

QUAND LA VIE N’A PLUS DE SAVEUR

L’OMS estime que d’ici à 2020, après les maladies cardiovasculaires, la dépression deviendra la deuxième cause d’invalidité dans le monde ! Nous avons donc à faire à un véritable problème de santé publique. Mais de quoi s’agit-il au juste ? Tout un chacun a connu au cours de son existence des moments de déprime légitimes dus à des événements tristes voire tragiques. Que ce soit un deuil, une maladie, un accident, une agression, une rupture amoureuse, des périodes d’incertitude et d’insatisfaction liées aux choix des études ou à la carrière professionnelle, ces phases de découragement sont quasiment inévitables. Dans ce cas précis, le coup de blues est normal et finit par se résorber de lui-même. Il arrive cependant que des personnes ne parviennent pas à faire face à ces bleus à l’âme. La déprime se transforme alors en dépression et s’installe dans la durée à la suite de l’un des événements cités ou alors pour des motifs inconnus.  Le corps médical définit la dépression comme une maladie affectant le fonctionnement d’une partie du cerveau. Elle se caractérise par les troubles de l’humeur se manifestant premièrement par une grande tristesse, impossible à canaliser, au point de ne plus trouver de plaisir à vivre et de se désintéresser de tout. Celle-ci s’accompagne inévitablement par des pensées négatives, morbides, suicidaires, une culpabilité excessive et souvent injustifiée ainsi qu’une perception dévalorisante de soi-même : « je n’aurais jamais dû exister », « je n’y arriverai jamais », « je ne suis bon à rien »… A cela s’ajoute l’anxiété caractérisée par une vision pessimiste de l’avenir, une peur qui tétanise au point de bloquer toute initiative, l’impression que l’on traînera toute sa vie l’échec avec soi. Cet état psychique provoque en conséquence des symptômes physiques tels que la modification de l’appétit (anorexie ou boulimie), des problèmes de sommeil (insomnies ou excès de sommeil), l’irritabilité, l’agressivité, une grande fatigue, des problèmes de concentration, une baisse de la libido, des maux de tête, de dos, de ventre et un affaiblissement général du système immunitaire (on tombe plus facilement malade).

La dépression touche toutes les classes sociales, toutes les tranches d’âge et se manifeste partout dans le monde, même si l’on observe une prévalence en Occident. S’il est avéré qu’elle se déclenche souvent à la suite d’un événement fâcheux de la vie, certaines causes ne demeurent pas moins mystérieuses. Des études ont dégagé plusieurs facteurs d’explication possibles comme : l’hérédité (antécédents familiaux), la biologie (perturbation hormonale, déficit de sérotonine), les mauvaises habitudes et conditions de vie (précarité financière, stress, isolement social, toxicomanie, excès de télévision et de jeux vidéo, manque d’activité physique). Il est à noter que la dépression nerveuse passe souvent inaperçue chez les personnes âgées. On met alors sous le compte du vieillissement des signes qui doivent pourtant alerter : agressivité, irritabilité, repli sur soi, troubles de la mémoire, pensées dévalorisantes et suicidaires. De même, l’actualité récente faisant état de suicides parmi des enfants de moins de 15 ans, atteste que la dépression est une réalité chez les plus jeunes. Vous devez donc vous montrer particulièrement vigilant si votre enfant :

– ne veut plus jouer, sortir avec ses copains

– est irritable, pleure souvent

– se plaint de maux de ventre ou de maux de tête

– tient des propos suicidaires

– grandit mais ne prend pas beaucoup de poids

– subit l’exclusion à l’école ou l’échec scolaire.

Du coté des adolescents, il ne faut pas oublier que la deuxième cause de mortalité des 15-25 ans, après les accidents de la route, c’est le suicide avec 1000 décès par an, soit un décès pour 80 tentatives selon une étude de l’INSERM. De plus, 30 à 50% des jeunes ayant fait une tentative de suicide récidivent. Là aussi, il convient de se montrer vigilant en cas de constat d’isolement, de désinvestissement dans les études, d’automutilation et de propos suicidaires.

Il ne  faut jamais banaliser et minimiser les signes de la dépression, que vous soyez concerné ou que cela concerne un proche. Cette affection peut durer quelques semaines, quelques mois, quelques années mais aussi toute une vie. En France, la dépression tue 12 000 personnes chaque année, sans compter les 160 000 tentatives de suicide ratées. Ce fléau fait plus de morts que le sida (2200 morts) et les accidents de la route (8000 morts dans les années les plus noires). Là encore, malgré les traitements médicamenteux (anxiolytiques, antidépresseurs), les thérapies et les hospitalisations, le taux de rechute dans la dépression reste extrêmement élevé puisqu’il est de 50 à 70%. Mais au-delà de toutes les explications scientifiques évoquées, la dépression n’est-elle pas tout simplement une maladie de l’âme due à l’absence de Dieu dans la vie des gens ?

UN VIDE EN FORME DE DIEU

« Il y a dans le cœur de chaque homme un vide en forme de Dieu, et nul autre que Lui ne peut le combler ». Ce n’est pas tellement dans nos habitudes de citer des philosophes et des mathématiciens en matière de foi, mais cette phrase de Blaise Pascal est d’une beauté et d’une vérité parfaite. Elle fait écho aux propos de Salomon qui a dit, il y a déjà fort longtemps, que Dieu avait mis en nous la pensée de l’éternité (Ecclésiaste 3 :11). La dépression nerveuse semble trouver un terrain plus favorable en Occident, là où les gens, malgré les aléas inévitables de la vie, on tout ce qu’il faut pour vivre dans un confort relatif. Certes, on pourrait avancer que la crise économique actuelle constitue un facteur aggravant, mais il ne reste pas moins vrai que, même en période de stabilité économique, il y a plus de dépressifs dans les pays riches. En effet, sauf erreur de notre part, on n’a quasiment jamais entendu parler de vagues de suicides dans les pays du tiers monde en période de famine alors que nul ne peut oublier la série de suicides ayant suivi le crash boursier de 1929. Force est de constater que le capitalisme et la société de consommation basés sur l’adoration du dieu Mammon, ont un revers de médaille glaçant. On ne répétera jamais assez, l’argent ne fait pas le bonheur.

La dégradation des mœurs dans leur ensemble a aussi largement contribué à désagréger la cellule familiale et à refroidir les rapports humains. Malgré les apparences, le libertinage, les divorces et les remariages, n’ont pas aidé à bâtir des vies équilibrées et épanouies mais plutôt de la précarité sociale, affective et sexuelle. Comment s’étonner que des enfants et des adolescents n’aient plus envie de vivre quand on ne leur propose aucun repère familial stable, quand leur éducation est confiée aux écrans de télévision, quand ils sont confrontés à une violence inouïe même dans les cours d’école ? L’égoïsme, l’individualisme, l’égocentrisme étant promus par la société de consommation et les médias, notamment via les émissions de téléréalité, ont fait de la solidarité une valeur rare, en voie de disparition.  Il n’y a plus de respect pour rien ni pour personne, même pas pour les personnes âgées qui ont de plus en plus pour famille de substitution le personnel débordé des maisons de retraite. Bien que nous soyons dans l’ère de la mondialisation, les individus n’ont jamais été aussi seuls et isolés. Chacun vit reclus chez soi et pour soi, ayant pour meilleur ami sa télévision, son ordinateur, son téléphone portable ou sa console de jeux. Tout ceci n’est que le résultat du refus de Dieu dans une société qui se dit pourtant éclairée. L’athéisme et la laïcité ont montré leurs limites, il est clair qu’ils ne détiennent pas la formule du bonheur. Ces véritables religions d’état ont certes contribué à gonfler l’égo des hommes mais en voulant gommer Dieu de leurs vies, elles ont aussi gommé petit à petit l’espérance en un avenir meilleur. En effet, à qui peut-on s’accrocher quand les hommes nous ont déçus si ce n’est à Dieu ? Or si Dieu n’existe pas, la vie n’a pas de sens. Dieu seul donne la paix et la sérénité même quand le monde est secoué par diverses crises et calamités. Lui seul nous donne le véritable bonheur en nous apprenant à apprécier les plaisirs simples de la vie. Un coucher de soleil, une étoile qui brille, le souffle du vent, le parfum d’une fleur, la saveur d’un fruit,  la grâce et la majesté d’un animal, le rire d’un enfant, les bras réconfortants d’un conjoint fidèle et aimant. Tout cela, c’est Dieu qui le donne gratuitement et généreusement, mais comme dit la Parole : « Dieu a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours » (Ecclésiaste 7 :29).

 

UN SYMPTOME D’APOSTASIE

Si la dépression nerveuse peut être taboue parmi les mondains, elle est bien d’avantage chez les chrétiens. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que l’évangile de prospérité, qui n’a malheureusement pas fini de faire des émules, propage le mythe du super-chrétien. Les prédicateurs de cet évangile, toujours bien vêtus, arborant un sourire indélébile, un teint frais et halé, donnent l’impression de vivre en dehors des réalités des chrétiens lambda. A les entendre parler, leur vie est une parfaite réussite. Et si une difficulté venait à se trouver sur leur chemin, ils la balaient avec une facilité à la fois méthodique et déconcertante. Bref, ils ont tout pour être heureux : l’argent, la gloire, l’amour…Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Du moins en apparence. Et pourtant, tout chrétien véritable a pu faire le constat qu’en devenant enfant de Dieu, les problèmes ont augmenté en nombre et en intensité. Or lors des appels à la conversion, on entend souvent  quelque chose du genre : « Viens au Seigneur et ta vie ne sera que réussite et bénédiction ». La marche chrétienne serait-elle semblable à une douce navigation sur un long fleuve tranquille ? Beaucoup ont constaté qu’il y a comme un décalage entre ce discours et leur vie. Il y a donc quelque chose qui cloche.

Bien aimés, ce n’est pas parce que vous êtes chrétiens que vous êtes à l’abri des tragédies que vivent les païens. Un chrétien peut être touché par le deuil, il peut avoir des problèmes de couple, être confronté à la maladie ou encore passer par des périodes de vache maigre. Si quelqu’un vous a dit le contraire, et bien il vous a menti.

De plus, en devenant enfants de Dieu, on passe des ténèbres à la lumière et on devient de ce fait l’adversaire désigné du diable. La Bible le dit sans aucune ambiguïté : « tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés » (2 Timothée 3 :12). Persécutés par qui ? Par les hommes de ce monde entier qui est sous la puissance du malin et par les esprits méchants (Jean 15 :19).

 « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre le prince de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » Ephésiens 6 :12.

Les combats n’ont rien d’anormal quand on est dans le Seigneur, c’est plutôt le contraire qui serait franchement surprenant voire suspect. C’est pourquoi l’apôtre Pierre nous exhorte en ces termes : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5 :8). Cela signifie que l’ennemi nous attend constamment au tournant. Un moment de distraction et un peu de relâchement suffisent pour lui donner accès et il viendra nous cribler des ses traits enflammés. Ne nous voilons pas la face, nous avons tous été imprudents un jour ou l’autre en ouvrant des portes plus ou moins larges à l’ennemi. Beaucoup ont aussi succombé à la tentation et le moins que l’on puisse dire c’est que la pente est bien plus difficile à remonter qu’à la dégringoler. S’en suit alors une période de désert où l’on doit faire face et assumer la conséquence de nos péchés. Ce temps n’est pas facile car il est fait de honte, de culpabilité, d’humiliation, de remise en question et malheureusement aussi du rejet de certains frères et sœurs indélicats. Pour sortir de là indemne, il faut une réelle repentance et une véritable détermination à retrouver sa communion avec Dieu.

Il y a également les déserts de brisement qui symbolisent les diverses épreuves que Dieu permet dans nos vies pour mettre à mort le vieil homme et forger en nous le caractère de Christ. Ces déserts sont loin d’être plus confortables et pour en sortir victorieux il faut faire preuve de beaucoup de patience, de persévérance, d’humilité et de foi.

« Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom » 1 Pierre 4 :14-16.

Vous l’aurez compris, il vaut mieux être dans le deuxième type de désert. Quoiqu’il en soit, un désert reste un lieu hostile, truffé de pièges et de dangers. Lorsque l’on se retrouve dans le désert du brisement, l’ennemi profitera de notre état de faiblesse pour nous tenter tout comme il le fit avec le Seigneur Jésus (Matthieu 4). L’épreuve et la tentation se trouvent alors entremêlées. Il faut donc se montrer particulièrement vigilant pour ne pas chuter à ce moment-là. Ces temps de désert peuvent durer très longtemps, jusqu’à ce que l’on ait parfaitement compris la correction ou la leçon du Seigneur. Or il se trouve que notre cœur est tortueux, orgueilleux et dur. Les changements que le Père souhaite apporter dans nos vies prennent du temps car bien qu’étant devenus des nouvelles créatures, notre mémoire, notre mode de vie et notre façon de penser portent encore les stigmates de l’ancienne vie. Alors on ne comprend pas toujours ce que Dieu veut et au lieu de se poser les bonnes questions et de s’humilier, on rentre souvent en résistance en murmurant, en accusant Dieu d’injustice et d’insensibilité à notre égard. Impatience, orgueil, murmures et raisonnements, voilà les ingrédients d’un cocktail explosif qui ouvrent la porte à la dépression chez les chrétiens.

La patience est un fruit de l’Esprit que nous devons apprendre à cultiver car elle contribue à notre perfectionnement (Jacques 1 :2-4). Vous trouvez que votre épreuve dure depuis trop de temps ? Sachez que ce n’est pas Dieu qui prend plaisir à faire durer vos souffrances mais que c’est vous qui êtes lents à comprendre son langage. L’impatience est un rejeton de l’orgueil. Qui sommes-nous pour imposer à Dieu notre planning? Bien entendu, lorsqu’on est mécontent, que l’on s’estime lésé, oublié et abandonné de Dieu, les murmures ne tardent pas à arriver. Au lieu d’utiliser nos bouches pour louer et prier Dieu, celles-ci servent à vomir ressentiment, amertume et colère, des péchés qui ne font qu’aggraver notre situation. Ensuite, on cherche des coupables partout : Dieu, les autres chrétiens, la famille, le monde entier et enfin soi-même. Et c’est là que les raisonnements interviennent. D’abord de temps en temps et de façon subtile. Puis ils deviennent de plus en plus fréquents, de plus en plus nombreux au point qu’ils occupent jour et nuit incessamment notre esprit. On se pose alors mille et une questions, l’imagination et la spéculation vont bon train. « Si Dieu m’aimait vraiment, il ne me laisserait pas dans cette galère », « La vie chrétienne est trop dure, je n’y arriverai jamais », « Je suis tombé, c’est normal que Dieu m’en veuille. Je ne mérite pas son pardon », « Pourquoi Dieu m’a-t-il fait naître ? Je n’ai jamais demandé d’exister »…

Parvenus à ce stade, nous manifesterons tous les symptômes décrits dans la première partie de cet article, à une différence près, le mal-être et le désespoir seront bien plus importants chez les enfants de Dieu. En effet, le chrétien met généralement la barre d’exigences vis-à-vis de lui-même bien plus haut car le modèle à suivre est divin et non humain. Aussi, l’impression d’échec et d’impuissance est beaucoup plus forte. Concernant l’anxiété, elle est bien plus grave. En effet, le chrétien se retrouve confronté à un paradoxe : comme le païen, il a perdu le gout de vivre et il a envie de mourir. Mais il sait que s’il se suicide, il va en enfer, s’il meurt sans Dieu, il va aussi en enfer. Ainsi, alors que le païen se console dans l’illusion qu’il trouvera un apaisement dans la mort, le chrétien lui, se sent prisonnier et se retrouve ainsi dans une impasse. Qu’il vive ou qu’il meure, il a le sentiment d’être déjà en enfer. Pire encore, ceux qui ont le discernement des esprits (capacité d’identifier et de voir les démons), vivent dans une terreur permanente car ils sont conscients du fait que ce qu’ils voient est bien réel et qu’ils ne sont plus en mesure de résister à leurs assauts.

Que l’on traîne une dépression depuis le monde ou qu’on l’ait développée en ne sachant pas faire face aux déserts que l’on traverse dans le Seigneur, il y a un facteur commun dans les deux cas de figure: l’incrédulité due à l’acceptation du mensonge de l’ennemi. C’est simple, quand l’abattement et le découragement ont eu raison du chrétien, il a déjà les deux pieds dans l’apostasie. En clair : il a abandonné la foi.

QUELLES SOLUTIONS ?

« Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » Hébreux 11 :6.

Avons-nous bien compris ce que dit implicitement ce verset ? Il suggère qu’il y a des personnes qui s’approchent de Dieu sans pour autant croire en lui, en sa capacité et sa volonté d’agir et d’intervenir en notre faveur. Or la dépression est l’une des conséquences du manque de foi. Cela est vrai chez les païens comme chez les chrétiens. Si l’incrédulité est normale pour les inconvertis, elle l’est nettement moins pour les enfants de Dieu. Disons les choses clairement, le chrétien, du fait qu’il est éclairé sur les choses spirituelles, est pleinement responsable de son état spirituel. On peut donc tenter de chasser le démon de la dépression, il finira par revenir. On peut entreprendre des cures d’âmes, la situation restera inchangée car la cure d’âme n’est qu’une imitation des thérapies mondaines, et comme nous l’avons vu, ces solutions humaines n’enraient pas la récidive. Le problème se situe au niveau du renouvellement de l’intelligence et de la foi. C’est donc ces aspects qu’il faut traiter.

« Jésus répondit: Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » Matthieu 4 :4.

« Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande » Matthieu 7 :26-27.

Pour vivre, nous devons mettre la Parole de Dieu au centre de notre existence, elle doit être le fondement de notre vie. Pour mettre cette Parole en pratique, la première des choses à faire c’est déjà d’y accorder du crédit. Or la Bible déclare que « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 :17) ; et nous exhorte en ces termes : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12 :2).

La pensée de Christ n’est pas celle du monde or comme nous vivons dans le monde, nous devons faire face à la contradiction constante de la sagesse diabolique de ce siècle (Esaïe 55 :9 ; Jacques 3 :15). C’est pourquoi l’apôtre Paul nous encourage à faire habiter abondamment la Parole de Christ en nous (Colossiens 3 :16). En effet, plus nous méditons les Ecritures, plus notre intelligence formatée par notre vie passée sera changée, plus nous aurons la foi. En fait, il s’agit de rééduquer notre pensée et de l’assujettir à l’autorité de Jésus-Christ. N’oublions pas que nous sommes le fruit de nos pensées, nous pensons et ensuite nous agissons en conséquence.

 « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » 2 Corinthiens 10 :5.

Notre tête ne doit pas se transformer en fourre-tout, nous devons apprendre à faire le tri dans nos pensées : accepter ce qui est bon et rejeter ce qui est mauvais : à savoir tout ce qui nous empêche de connaître Dieu et de maintenir une communion avec lui. Beaucoup d’enfants de Dieu se méfient instinctivement des pensées ayant un contenu pervers (convoitise, impudicité…) et les refusent aussitôt, mais ils ne réalisent pas que le découragement, le doute, la peur, la culpabilité accablante ou encore le désespoir ne viennent pas de Dieu. En effet, ils acceptent ces raisonnements qui viennent de l’ennemi et qui ont pour objectif de détruire leur foi et de les anéantir psychologiquement, en se disant qu’ils ne font que refléter la réalité de leur misérable vie spirituelle.

Or si nous prenons le temps de regarder à la Parole de Dieu, nous nous rendrons compte que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir (Ecclésiaste 9 :4). Si nous sommes tombés dans le péché, le Saint-Esprit placera certes dans nos cœurs de la tristesse mais celle-ci nous amènera à la repentance et donc à la vie, tandis que le diable insufflera une tristesse qui provoquera le découragement puis la mort (2 Corinthiens 7 :9-10). Dieu ne veut pas que nous marchions par la vue (ou par nos sensations) mais par la foi (2 Corinthiens 5 :7). Si vous voyez vos problèmes comme des montagnes infranchissables, sachez qu’elles ne sont pas infranchissables pour le Seigneur or votre vie est cachée en lui (Matthieu 21 :21 ; Colossiens 3 :3). Ne regardez pas à vous-mêmes mais comptez sur la grâce du Seigneur qui peut tout.

« Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées » Zacharie 4 :6.

Même si vous voyez que toutes les circonstances vous sont défavorables, faites-vous violence et redoublez d’intensité dans la prière. Croyez contre toute espérance comme Abraham, cela vous aidera certainement plus que de broyer constamment du noir. C’est bien connu, l’espoir fait vivre. Faisons comme le Seigneur Jésus lors de sa tentation dans le désert, répondons avec la Parole de Dieu à toute pensée envoyée par l’ennemi (Matthieu 4). Opposons la vérité de Dieu aux mensonges de Satan. Il veut vous faire croire que Dieu ne vous aime pas ? Répondez-lui que Dieu vous a tant aimé au point de sacrifier son Fils unique pour vous sauver (Jean 3 :16). Il insinue que Dieu vous a oublié ? Il est écrit que même s’il arrivait qu’une mère abandonne son enfant, l’Eternel, lui, ne vous oubliera jamais (Esaïe 49 :15). Face au découragement, mettons le casque du salut en nous rappelant que le Seigneur nous aime et n’a que des bons projets pour nous ; brandissons le bouclier de la foi et ne laissons pas les traits de l’inquiétude atteindre nos cœurs (Jérémie 29 :11 ; Ephésiens 6 :16-17).

« Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui » Hébreux 10 :38.

Bien aimés, si vous acceptez les mensonges de l’ennemi, si vous le laissez vous saper le moral, vous perdrez la foi et vous ne pourrez plus être agréables au Seigneur. Ne soyez donc pas passifs face aux assauts du diable. Nous sommes engagés dans une guerre des nerfs, le but c’est de ne pas craquer.

« A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi » Esaïe 26 :3.

Dès aujourd’hui, il est possible de sortir du gouffre dépressif. Commencez par demander pardon à Dieu pour avoir accordé du crédit aux mensonges du diable puis confessez la Parole de Dieu pour votre vie. Enumérez les promesses de l’Eternel, proclamez ses hauts faits, ne regardez plus à votre situation mais rappelez-vous de toutes ces fois où Dieu vous a secouru par le passé. Réalisez la grâce de Dieu dans votre vie, vous auriez pu être mort et sans espérance à l’heure qu’il est mais le fait que vous vivez prouve que le Tout-Puissant n’a pas dit son dernier mot vous concernant. Certes, ce ne sera pas facile de modifier des habitudes ancrées, il vous faudra tenir tête à l’ennemi et réfuter par la Parole de Dieu toute forme de raisonnement qu’il vous enverra pour vous faire replonger. Mais vous verrez qu’avec de la persévérance, vous remporterez rapidement la victoire. Certes, l’accusateur reviendra à la charge, mais une fois que vous aurez compris comment il faut réagir, ce sera facile de balayer d’un revers de main ses mensonges. Lisez la Parole de Dieu régulièrement, celle-ci fortifiera votre foi et changera votre mentalité : si hier vous étiez pessimiste, aujourd’hui ayez de l’espoir. Entourez-vous de personnes qui craignent Dieu et n’hésitez pas à leur faire part de vos difficultés. Leurs prières et leurs conseils vous feront un grand bien. De plus, le fait d’exposer les ténèbres qui vous assaillent amoindrira considérablement leur emprise sur vous (Jean 3 :20-21 ; Jacques 5 :16).

Enfin, il faudra également apprendre à vous faire une raison, tout le monde souffre sur cette terre, vous n’y échapperez donc pas. Si vous souffrez du fait de vos péchés, laissez-vous corriger « Car L’Eternel châtie celui qu’il aime, comme un père l’enfant qu’il chérit » (Proverbes 3 :12). De même, si Dieu vous a mis au creuset, soyez patients, le Seigneur est en train de vous purifier comme l’or. Il y a un temps pour chaque chose, si vous pleurez en ce moment sachez que le temps du rire ne tardera pas.

« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » Romains 8 :28.

Source http://lesdokimos.wordpress.com/2012/02/13/la-depression-nerveuse-le-gouffre-du-desespoir/

4 commentaires pour A126 – La dépression nerveuse, le gouffre

  1. Philippe Wegmuller dit :

    Salut Flo,
    merci pour cet article encourageant. Je vis des choses assez difficiles et je fais pas mal de bêtises. Si tu pouvais prier pour moi ce serait sympa.
    Philippe

  2. Flo dit :

    Bonjour Philippe,
    Que Dieu te relève et te ramène dans de verts pâturages! Repends-toi simplement mais sincèrement, puisque le Saint-Esprit t’a éclairé au sujet de tes péchés. Le sang de Jésus a été versé pour les laver, par ta volonté de Le Suivre, en saisissant cette vérité par la Foi, tu bénéficies de son aspersion pour pouvoir repartir lavé et purifié. Maintenant, crois qu’Il l’a déjà accompli et ne revient plus dessus. Débarrasse-toi des pensées de honte et de culpabilité, car tu n’es plus sous la condamnation mais sous la grâce, et comme l’a dit Jésus à la femme adultère : « Va et ne pêche plus! ». Reçois la paix dans ton coeur, lis la parole de Dieu qui est une source de lumière, de joie et de paix, et qui te gardera pendant ta marche de tes mauvais pas. Sois béni dans le précieux Nom de Jésus, amen!
    Flo.

  3. Sophie M. dit :

    « Sachez que ce n’est pas Dieu qui prend plaisir à faire durer vos souffrances mais que c’est vous qui êtes lents à comprendre son langage.  » : je confirme ! ;o)
    Après ma conversion puis mon baptême, en 2005, j’ai traversé un désert puisque je ne connaissais pas la marche par l’Esprit, et puisque je n’avais pas alors conscience de qui j’étais devenue en Christ. Deux ans plus tard, seule croyante dans mon foyer, je fis une dépression, et je me retrouve totalement dans ce passage : « En effet, le chrétien met généralement la barre d’exigences vis-à-vis de lui-même bien plus haut car le modèle à suivre est divin et non humain. Aussi, l’impression d’échec et d’impuissance est beaucoup plus forte. » Je me mettais la barre très haut, sachant que j’étais la seule chrétienne dans mon foyer, et tout le monde me disait : « ne t’inquiète pas, ton mari sera gagné par ta conduite, sans paroles forcément ! », alors que j’étais loin d’avoir une conduite parfaite, n’ayant pas pris conscience de ma nouvelle nature en Christ…donc je me culpabilisais de ne pas être un reflet assez lumineux de Christ là où j’étais !
    L’article le dit aussi : je manquais de foi. Ayant été déçue par les hommes si souvent, j’avais du mal à m’abandonner totalement au Seigneur, je savais que c’était ce que je devais faire, j’aurais voulu pouvoir le faire, mais je n’y arrivais pas !
    Patiemment, le Seigneur a renouvelé mon intelligence, me guidant sans cesse. Le jour où j’ai entendu ces mots : « L’incrédulité, ce n’est pas un manque de foi, mais c’est utiliser sa foi pour croire aux mensonges de l’ennemi plutôt qu’à la Vérité ! » (à un séminaire du frère Henri – ce furent les premières paroles qu’il prononça, tapant « dans le mille » de mon coeur ! Moi qui culpabilisais de mon manque de foi, de mes doutes, je compris que j’en avais, de la foi, mais que ce n’était pas celle qui honorait le Seigneur mais les mensonges de l’ennemi ! Quelle révélation ce jour-là !). Me voilà déculpabilisée, et prête à crucifier ce qui venait de la chair en moi afin que Jésus m’en débarrasse !
    Depuis, je connais la tactique de l’ennemi visant à nous culpabiliser, à nous rappeler nos chutes… J’ai encore chuté au printemps dernier, un énorme mensonge, eh oui, mais l’Esprit a immédiatement mis de la tristesse dans mon coeur, pour m’amener à la repentance, et le Seigneur m’a alors pardonné, gloire à Jésus ! Il est fidèle au delà de ce que nous pouvons imaginer ! « tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. » Jean 15:2
    Tu connais bien mon parcours, ma Flo, et je me rends compte du chemin parcouru dans la révélation de la marche par l’Esprit au cours de ces années… Je profite de ce post où j’ai brièvement retracé mon chemin pour te remercier profondément de tout ton soutien, toutes ces années… que l’Eternel te bénisse abondamment, toi et les tiens !
    Affectueusement en Christ,
    Sophie

  4. Flo dit :

    Chère Sophie,
    Oui je connais ton parcours, et je béni le Seigneur pour tout ce chemin parcouru avec Lui. Aussi, je te le dis encore, prends courage et ne crains plus rien désormais. Fais-lui une entière confiance afin de pouvoir laisser le Saint-Esprit te remplir totalement. Je t’encourage à persévérer bien aimée. Je n’ai pas caché mon péché pour que Dieu me fasse lui-même traverser les déserts et les vallées qui m’ont conduit au brisement. J’ai encore beaucoup de route à parcourir, mais je refuse de laisser l’ennemi à présent m’accuser moi ou un de mes semblables en Jésus, alors je prends autorité en Jésus-Christ pour chasser tout esprit impur ou séducteur qui tenterait d’insuffler de mauvaises pensées à l’un d’entre nous! En Christ, nous sommes à notre place dans les lieux célestes bien aimée! C’est Jésus notre Roi qui ajoutera ce qui nous manque et ôtera ce qu’il y a en trop à Son Avènement, alléluia! D’ici-là, aimons-nous, encourageons-nous, prions les uns pour les autres dans le lieu secret et dans l’intercession. Pleurons avec ceux qui souffrent et réjouissons-nous avec ceux qui sont dans la joie. Laissons l’Esprit nous exhorter à travers les paroles inspirées de ceux que nous reconnaissons être les nôtres, sans rejeter pour autant celles de ceux que nous ne connaissons pas encore. Certains sont peut-être sur le chemin et il ne nous appartient pas d’enlever l’ivraie du grain, de peur de saisir une bonne graine et la jeter au feu par ignorance. C’est le moissonneur qui se chargera de cela lui-même. Passons tout au tamis de la Parole et demandons confirmation au Saint-Esprit pour recevoir une pleine conviction dans nos coeurs si nous discernons qu’il nous faut être prudent ou faire encore un kilomètre de plus avec telle ou telle personne. Nous, nous devons supporter nos afflictions quand elles se présentent, mais en nous réjouissant toujours dans le Seigneur, car Il connait nos coeurs et Il sait parfaitement comment nous conduire les uns vers les autres pour l’édification commune. La fidélité, la persévérance sont le Fruit de l’Esprit parmi d’autres vertus dont Dieu nous pare pour nous revêtir de notre robe blanche. Ne regardons plus à nos manquements passés ou récents, ils ont été lavés dans le sang de l’Agneau, ce dernier risquerait de se fâcher si nous passions trop de temps à nous lamenter et à ressasser quelque chose qu’Il a lui-même déjà oublié! Allons de l’avant et plus l’ennemi attaquera, plus nous devons garder à l’Esprit que c’est parce que nous sommes à la bonne place qu’il le fait, alors nous essuyons ses assauts d’un revers de la main avec la Grâce de Dieu qui fait toutes choses en tous, pour la Gloire de Son Nom, amen! Bonne suite dans ta vie Sophie, que la grâce et la paix du Seigneur soient toujours avec toi et avec ton esprit. Affectueusement en Jésus, Flo.

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